mercredi 6 juillet 2016

L'utopie

La poésie efface toutes les ecchymoses
Quelles soient apparentes ou captives
Mais, elle dévoile aussi la vie en utopie, 
des jours qui naissent en larmes. 

Là ; nos intérieurs

Je voudrais être ailleurs ; partir dans un mot inconnu et flotter avec lui. 
La poésie est toujours là où repose la lumière ; s'accrochant au clavier.
J'aperçois ta silhouette qui s'effrite en grains de sable que chasse la marée.
Je laisse à la brise le soin de porter nos voies et de panser nos intérieurs.

Amour 1 - Out 2

dimanche 12 juin 2016

Devenir mélodie

et il faut que j'expire ce souffle au goût de terre, que j'en crache la poussière… si les mots coulaient de source, je ne serais pas en train de me noyer. Je flotterai avec toi peut-être.

samedi 11 juin 2016

franc jeu

J’essaie de la jouer franc jeu, d'être au clair avec le monde, de rassurer mes proches
Je suis toujours lucide avec ma tête sur mes épaules
J’écris ce qui me passe par la tête, ce qui traverse mon coeur
Cela me permet de respirer, de rester debout, de donner une apparence, d'avoir l'air
Mais l'air manque, je respire mal, je manque d'oxygène
J’ai donc décidé de ne plus faire semblant, d'essayer vraiment à vivre avec toutes ces fragilités, doutes, peurs

Il me manque parfois un déclencheur, le déclic
Ce n'est pas un crime si moi aussi, j'ai envie d'aimer

j'habite

Ce matin j'habite enfin quelque part. Une solitude rassurante dans une foule noire, un carré de lumière

angoisse

Un jour est passé. Le soleil reste pudique, le ciel en palette de gris. Mon coeur arrimé à un fétu de paille légère est prêt à s'envoler

Lorsque je suis dans l'empêchement d'écrire, je me sens impuissante

jeudi 9 juin 2016

Habiter

Le seuil de ma solitude est à mes pieds,
Tournant le dos à la folie du jour,
Je vais habiter le monde.

mardi 7 juin 2016

Destruction

Mon regard s'est aiguisé, il perçoit la vie et l'inéluctable usure à venir
On ne peut rien contre les mouvements de la mémoire 

vendredi 3 juin 2016

Regards Patchwork

Je regarde le ciel. Je retourne du regard vers ton regard et c'est la nuit noire. Juste l'impression de voir dans le crépuscule, la nuit.

Depuis des jours, les nuages passent, sont passés à toute vitesse en lâchant parfois de l’eau, dans une alternance déroutante, épuisante.
J'ai conscience de la journée du lever au coucher, d’un rythme répétitif. Je me souviens de cette boucle qui la relie à celle du jour d'hier et celui d'après pour former une semaine, des saisons, des années.
Je vais, jusqu'aux limites lointaines perdues dans la brume de mes souvenirs patchwork, un tissu dont les bords s'éfriteraient à mesure qu'il se tisse.

de l'espace

je m'approprie le monde en distance avec les mots
je me tiens à l'écart de vous pour éviter que vous me blessiez trop

pourquoi s'infliger ça ?

Pourquoi s'infliger ça ?
Ces tonnes d'informations nauséabondes

Rien ne dure vraiment

Je regarde ce souvenir et je me retiens de ne pas pleurer comme l'enfant
Je regarde ce souvenir et je prends conscience qu'il n'a pas grandi
Et puis je croise mon image dans un reflet et je me surprends avec mon apparence extérieure
Et je me rends compte que je suis un étranger
Un étranger partout
Je regarde ces photos et je me dis que nous ne sommes que des grains de sel attendant d'être rejetés par la mer

mardi 10 mai 2016

je marche (avec mon ombre)

je marche,
je marche sur le bitume sombre
je marche sous l'or et le bleu du ciel
et le rideau d'immeubles-forêt s'ouvre
avec ses gouffres de noir profond

je marche
et j'aspire l'air, j'aspire le soleil, j'aspire
et ma peau s'imprègne, et ma tête plonge sous elle
j'écarte les bras
je les lève vers le ciel et le touche en ombre du bout des doigts

j'avance sur l'asphalte-terre-sol-air
je me hisse sur la pointe des pieds
et je flotte parmi les nuées

il faut rendre à la vie son vivant

#MonAnge

samedi 7 mai 2016

réfugié

Je n’ai pas décidé de partir, je suis parti / pour être tristement libre / dit l’étranger sans refuge / le temps glisse vers un long cauchemar / images de guerre en tête / des corps inanimés / l’océan / où les soldats reviennent par vagues, interminables et insensibles

le temps

marcher au ralenti n'influe pas sur le temps / l'ennui s'enroule sur lui-même et s'endort / il remonte le fil des souvenirs, des images ; des impressions que j'ai gardé fixées depuis / je sens toujours le poids de leurs regards / décharnés-fixes / qui me poursuivent dans le présent même de l'ailleurs / je regarde le paysage / je lève les yeux, c'est un présent ailleurs mais présent qui se déroule

quand, sur les murs

quand, sur les murs / sur les miroirs / coulent des larmes arc en ciel / car on n'en finit plus d'à jamais sauver le monde / le même / et, dans la foulée, de le quitter, puis de le perdre, le laissant dans la même agonie / quand, devant nos yeux / il ressemble à une pauvre bougie, à la flamme vacillante / j'ai du noir plein la tête ; jusque dans la bouche, en haut le coeur / la douleur résonne comme une brise sèche en plein hiver / je commence à comprendre que toutes mes, nos pathologies, je les invente et les propulse sans savoir, de ma tête à mon corps, de mes yeux vers ma peau / j'encaisse / pour demain / être prête / s'accrocher

samedi 30 avril 2016

Voir le silence

Je trouve étrange cette recherche que tu mènes sur les suicides de sans-abri.
Je te soupçonne de rechercher la vie jusqu'au bout du tunnel pour trouver raison de t'y accrocher. Peut-être de m'y entraîner avec toi.
Voir l'étincelle de vie ne suffit pas, il faut pouvoir l'adopter. Ça demande du temps et le temps demande de supporter la cruauté du monde. J'ai juste envie de me retirer dans le silence.

Ma muse m'a flingué à l'envol

Panique

Rien de plus / mur / musique dans un carré de lumière / un souvenir trahi avant d'éclore / regard fixe cherche un trou noir / dans la peau dans le souffle / peine trouble incompréhension brutalité rejet mise à l'écart renvoyée a / elle l'autre / puis elle / elle et le silence de l'homme assassin / sortir du noir / elle en flottement ballotage / panique / elle jette elle rejette / sauvetage se sauver sortir du guet-apens / aspirer l'air nauséabond accepter la voie / la tête la voix de la tête chercher des points lumineux / par la fenêtre fuir vers eux /  mouvement danger fougue / partir courir mourir 

Quinze minutes

Corps en émois / frémissement / quinze minutes / trou noir / corps lourds / disparaître corps noir sur fond noir immobile elle n'a qu'elle pour elle / le souffle manque / guerrière touchée / elle est dans la peau de la guerrière essoufflée / vertige tangue chute / décision / retrait silence disparition, dernier acte d'amour

samedi 23 avril 2016

Il faut... Ha

Il faut disent-ils
Nous revoilà avec des il faut
Qui brisent la spontanéité, les élans, 
Tout devient douloureux 
Comment se retrouver, revenir à soi 
quelles que soient les douleurs à affronter.

Un instant

Marche tête baissée, je vois,
l’arrondi de ta nuque, le mouvement de sa courbe,
marche, je vois
ton ombre caresse les détails du monde, ton ombre caresse le monde, il n’est pas grave qu’elle perde un peu sa forme ni qu’elle oublie d’être rectiligne, crois-moi,
un instant oublie le désespoir de l’horizon et ses exigences impossibles, suspends le désespoir géométrique aux oscillations de la marche, à la fascination lente de la marche.
Elle berce nos désespoirs dans le crépuscule incliné qui se laisse rejoindre de ce seul mouvement.

Et un instant, la vie est aussi légère que ton pas.

Les perturbateurs

Les (éléments) perturbateurs

Nous allons dans les rues de la ville, nos mains mêlées pour une balade. Nous regardons différemment les choses et les gens. Je prend des photos. Mais si tu étais vraiment attentif tu aurais remarqué tous ceux que je n'ai pas photographié. Il y a tout ce qui ne se prend pas en photo. Il y a tout ce qui ne se dit pas aussi.
En photo, tu prends le ciel, le reflet dans l'eau, l'arbre du jardin, le bâtiment, la plaque de rue, la foule, tu prends ton compagnon de balade, tu prends ses mains, tu peux prendre sa nuque, tu prends quantité de choses en photo, mais tu ne prends pas ceux que tu appelles les perturbateurs.

Les perturbateurs sont des hommes ou des femmes qui errent à travers la ville. L’un est assis à la sortie d'un métro. Il peut avoir soit un enfant, soit un chien dans les bras. Il peut être celui qui rentre dans le lieu où l'on s'est installé, des roses à la main et sa fatigue au corps. Il lui arrive d'exprimer son mécontentement, en hurlant ou en gromellant. Il peut aussi aller dans une salle d’attente, il sera moins visible, noyé dans les ombres. Il peut s’enfermer dans les toilettes pour s’asperger d’eau fraîche, toi tu attends et tu pourrais entendre les cris silencieux. Mais tout le monde n’entend pas l’écho des cris qui court entre les murs, entre les mains. En fait peu de monde entend et voit les perturbateurs qui sont comme des fantômes de la ville, de la vie sombre.
Les perturbateurs sont devenus des figurants. Ils ont la consistance des revenants, capables de passer leur vie dans un espace défini, de hanter le réel le plus banal.

Tout le monde reste à distance des perturbateurs. S’approcher d’eux pour les photographier aurait forcément une conséquence. Mais c'est hors programme. Tu les suis de loin, du coin de l'oeil, jour après jour, car ils ne cessent de revenir aux lieux que tu traverses. Certains sont toujours aux endroits auxquels tu reviens toi-même. Il est possible que l’un d’entre eux te reconnaîsse de loin, et s’il te saluait, que ferais-tu ?

vendredi 15 avril 2016

imprévu inattendu

Un flot de larmes - l'espérance inattendue est une clef - l'imprévu me montre l'ange - un flot de mélancolie inspirante - source du rêve - équilibre instable - conscience acérée - je

jeudi 14 avril 2016

#NuitDebout 4

je suis en mouvement et sans domicile fixe - rien de fixe - pas très fixée - une carte sans les points cardinaux - un fil rouge à repeindre en vert - noter d'aller voir la mer - explorer de nouveaux lieux - retourner sur mes pas - ébranler les certitudes - reprendre le fil - le peindre en bleu - attraper le possible qui est à portée de main - ne rien lâcher 

#NuitDebout 3

ça aurait pu être ailleurs mais pas à un autre moment, je ne vous laisserai pas noircir sans moi la page blanche

mercredi 13 avril 2016

éveillée

Rien que du bruit, ce son assourdissant ?
Toutes ces prises de parole ne sont-elles pas un don fait aux endormis ?
Nous ne sommes pas invisibles, vous ne nous voyez pas
Vous n'êtes pas sourds, vous ne nous entendez pas 
Toutes ces paroles, ces voix, ne sont-elles pour vous qu'une porte qui s'ouvre sur un succès ? 
J'y découvre des révélations, la source du rêve
Mes combats ont un vague air de rébellion, loin des discours convenus
Je pars, je reprends le chemin de vos abandons, la route du sombre
Mes pas sont perdus sur vos terres stériles
je suis éveillée et debout ... je voudrais voir la mer, je veux voir la mer

#NuitDebout 1

lorsque tu "es" une femme isolée à la rue et que tu passes dans l'effroi, la peur au ventre, tes nuits debout, est-ce que ça compte pour te révolutionner dans ton canapé ?

mardi 12 avril 2016

#NuitDebout

Moi, monique pauvre, j'ai quelques petites questions utiles à cette petite/moyenne classe "moyenne" qui se droitise, qui freine, qui s'ankylose, qui peine à s'ouvrir aux autres, par peur de perdre son « Tout » : 
Que pèse la petite propriété pavillonnaire à crédit face à la solide propriété des bailleurs institutionnels, des multi propriétaires, qui vivent sans travailler des loyers qu'ils nous extorquent ? 
Que pèse la propriété à crédit de sa petite auto face à la propriété des moyens de production des exploitants des usines qui fabriquent ces autos ? 
Que pèse notre désir de paix et d'amour face à la volonté farouche du propriétaire, le propriétaire de l'usine qui possède notre temps, le propriétaire de la banque qui possède notre argent, le propriétaire des exploitations agricoles et des supermarchés qui contrôlent nos moyens de subsistance, le propriétaire des usines d'armement, qui nous fait basculer dans la guerre, le propriétaire de la prison où nous pouvons toutes et tous finir un jour ?

jeudi 24 mars 2016

Je me laisse en vie


Je raisonne mes chagrins et j'efface de mes larmes ce qui n'a pas figure humaine. 
C'est en vivant le ici tout en gardant l'ailleurs possible que se reboisent les jours encore à venir. Qui peut dire ce que je serais à partir de celle que je suis aujourd'hui ; moi même, je reste incapable à le dire. Je me laisse en vie

jeudi 3 mars 2016

le réel

à la rue
chaque temps est semé d'embûches, chaque moment
il faut déployer des tonnes de ruses pour aller simplement

manche

6 H 15 
Réveil secouant par la police municipale 
6 H 30 Je me réveille dans l'humidité et déjà je ressens la fatigue d'une mauvaise nuit trop courte et du temps à faire passer 
9 H 30 Les petits-déjeuners au Resto du coeur sont devenus stressants. Trop de monde. Faire la queue... Les resquilleurs, les tensions 
9 H 45 Sans comprendre pourquoi, sans pouvoir émettre une hypothèse, je suis là immobile, j'attends 
10 Heures J'ai financièrement la moitié d'un paquet de croquettes pour les chats. Bon, j'attends. Il pleut, les bourrasques de vent me narguent. J'ai déjà froid. 
10 H 30 Je ne bouge plus. Je ne regarde rien de ce qui m'environne. Rien. J'évite les regards. Ce pigeon me nargue. Il fait humide dedanshors
11 H 30
Je reçois de quoi manger... Une gamine de 16 ans, une femme
12 H 30
Les piéces tombent timidement dans mon bonnet. Je compte l'air de rien, encore un euro.
13 H
J'ai fait ce qu'il fallait pour les chats. Je vais tout de suite faire mes achats. J'ai de quoi manger pour moi. J'arrête... 
Et la pluie cesse !

A la tombée des innocents

à la tombée des innocents 
nous restons les bras ballants

L'enfant serrait sur sa poitrine 
un ours éliminé, dernière bouée, 
rescapé d'un temps de défaites, 
de souffrances, 
s'abattant sur des humains 
écrasés par la supériorité des avides 
et condamnés à la défaite 
par l'abandon des politiques 

mercredi 10 février 2016

les enfants

les enfants naissent des mensonges d'un monde occupé à fabriquer les drames du jour

vendredi 5 février 2016

Parfois un mot

Parfois un mot remplace une larme - parfois un mot remplace un sanglot - parfois un mot remplace un silence - parfois un mot remplace un hurlement - parfois un mot remplace un mot - parfois un mot se meurt

Chaque jour

chaque jour l'effort pour rejoindre ce que ce monde est devenu devient plus difficile
chaque jour une feuille se détache de l'arbre et hésite à rejoindre le sol en linceul
chaque jour des pensées se hurlent en éphémères et je pose des mots pour me taire

J'irai cracher sur vos hécatombes

Mémoire fatiguée

ma mémoire est fatiguée
les souvenirs me lassent
seul le voyage de la fumée d'une cigarette compte
l'instant avant l'autre
l'instant sans existence

Ne pas penser

Taquiné par le pied du policier
se lever
mécaniquement
ne pas penser
retrouver ses membres
puis les muscles
ne pas penser
chercher les vêtements
sous les couvertures
passer de la chaleur à tiède
se lever
se mettre sur ses pieds
entendre des voix
sans saisir les mots
s'en foutre
dire oui sur la gamme polie
pas de café
ne pas penser
allumer une cigarette
éviter de respirer le froid
rester somnolente
attendre ce qu'il faut de minutes
se recoucher sur la chaussée
après le reflux de sa marée
retrouver la chaleur de la nuit
s'endormir en hésitation
avec un poème pour
ne pas penser
et son souffle
et celui des mots
rythment la glissade
vers la parenthèse
faite par le sommeil et les rêves
dans ta vie de pauvre
ne pas penser

vendredi 25 décembre 2015

Un voeu

Un vœu qui vient chatouiller mes émois 
Peut-être un début d'espérance 
Le vœu 

lundi 12 octobre 2015

Désolé pour le dérangement

Je petit-déjeune dans le froid qui s'installe. Je suis assis au centre sur le bord de la tente. A ma gauche, à ma droite, les pents de la tente claquent légèrement avec la brise. Je suis dans un coin reculé de la ville, loin des éternels fâchés qui s'activent à me chasser dès lors qu'ils découvrent mon existence. Un thermos posé à main droite, je tartine mon pain rassis en écoutant la radio. Je regarde vers la route qui se devine à travers les arbres, perdu dans mes souvenirs de solitude, de mort. La couleur du ciel est neutre. Grisâtre. Je rêvasse. Le monde s'agite de plus en plus, sans moi. Je me rapproche un peu plus du bord de la tente. Je bois un peu de café. Je me prépare déjà à devoir bouger. J'attends que la vague humaine se calme. Je sors de la tente et termine le café tiède. Je ramasse mes affaires et les rangent dans mon sac à dos. Je déplie la tente, la range dans la toile plastique et la place dans sa cachette. C’est le matin. Je dois faire ça chaque jour. Je pars vers la ville avec cette crainte que le soir avant la nuit en revenant on m'ait tout volé.

samedi 30 mai 2015

mai en ressac

comment lutter contre l'épuisement de l’espérance et taire toutes ces litanies qui pointent 
l'âme s'épuise à tenter de donner corps aux promesses, à croire que des pensées s'unissent  
---
aucun de vos mépris au goût de fin de l'homme ne fera taire brutalement les battements de mon coeur brisé à chaque souffle par son ressac
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 Seule la nostalgie du haïr trouve grâce au coeur de l'homme tombé en disgrâce 

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     j'accorde à tout ce qui est vivant l'acquittement
   je ne souhaite pas alourdir mon coeur d'une dette de sangs versés       
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     écrire la parole 
tendre au silence 
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et si chacun fermait son miroir, qu'enfin ce soient les murs qui abattent les frontières, transpercent les regards et content-la-poésie ?

samedi 21 mars 2015

mon silence écoute


mon silence s'appuie sur les murs gris de la ville, 
accoudé au ponton, comme un écho de pluie, 
il écoute chaque battement de vie, 
traverse les brumes et les terres brûlées, 
passe le cap du jour et de la nuit, 
il s'évade parfois dans les sanglots d'un coeur attendri 
par le chant des feuilles né de la caresse du vent 
mon silence est fait de mots qui meurent à chaque signe de vie 

vendredi 20 mars 2015

Un secret si lourd


Un secret si lourd, à coup de pierres évacué dans les méandres d'une pensée en folie 
Une envolée de mots, entre deux jaillissements de lumière, des promesses lancées au vent 
Une eau perlant les sillons d'un regard fixe, 
Un pincement d'entrailles, 
Une question vague,
Un oiseau,
Une eau,
L'océan et ma barque au commencement du jour

à Jean

Fidèle à la terre


Je regarde les roseaux 
J'écoute l'eau
Immobile 
J'attends en silence 
Fidèle à la terre 
Que renaisse l'innocence

vivre ensemble

dès le matin chercher les sources et les élans de vie,
les signes et un regard
l'oeil aguerri à tous les détours, tendu vers la lumière,  
l'étincelle et le coeur
et nous ramener à cette faim de vivre ensemble

dimanche 15 mars 2015

morte de la rue ; de l'enfer de ce monde


SALUT sylvie

te voici complètement protégée de l'enfer de ce monde 
un jour, c'est parmi nous, c'est vers les laissés pour comptes infâmes,  que tu es venue entamer ta fuite 
de quoi avons nous parlé qui soit à dire ; j'ai oublié et de ce qu'il me reste, rien n'est pas a partager
pouvions nous poser des mots sur le trop plein fait d'écoeurements, de violences, d'abandons ; un vécu lourd, trop lourd 
devions nous l'expliquer cet abandon du monde, devions nous à travers lui trouver raison à se laisser partir 
se laisser glisser dans notre abandon et nous y appartenir, nous y oublier et chercher dans toujours plus … plus de vin, plus de cachets, plus de folie, plus de colère, plus de noirceur, plus de mélancolie, plus d'ironie …  jusqu'à en oublier l'étincelle 
aller au bout
courir après la déchéance, devenir un coin du miroir, devenir, être et disparaître 
nous étions face à face, en face et côte à côte 
plus tu t'enfonçais, plus je résistais 
on se guettait et lorsque nous pensions pouvoir nous supporter, nous offrir le silence, un temps de paix, on partageait ce banc, lui aussi disparu au musée d'art moderne 
on ne regardait rien 
tes yeux enivrés, mes yeux trop éveillés nous rendaient aveugles 
on était en nous, on avait ce lien d'une vie avant, cette compréhension muette 
et cette incompréhension ; tu cherchais encore et toujours, là ; là au plus profond du marécage 
là dans la noirceur des hommes, dans les plus abîmés des hommes, dans le chaos, dans la raffut, là … tu cherchais ce que l'on nomme l'amour 

comment peut-on chercher l'amour lorsque sa famille est là, là malgré tout et lorsqu'elle t'inonde d'amour 
comment peut-on y croire de cicatrice en cicatrice 

je t'ai souvent répondu de mon regard fixe et aujourd'hui encore je n'ai que ça à t'offrir ; car c'est moi
avec … avec cette idée que maintenant, te voici de la terre, que de ton corps s'envolera une graine légère et que là-bas, au loin, ailleurs, germera une fleur 

je reste encore un peu sur la terre de l'enfer 
salut sylvie 
à un de ces jours

Malgré


Malgré la remontée de l’effroi dans nos vies la poésie file au coeur du monde. 
A cette heure matinale elle est jaillissement de ce qui se crée à partir de l'infinie nuit.
S'il se meut un nuage dans le ciel en éclairci, l'aube naîtra sans attendre le vent.

samedi 7 mars 2015

mrks


l'homme venu de la sombre forêt m'exile sur un chemin désert 
mais je sais bien qu'aucune peine n'assassine et je m'écarte de lui

ces moments


ces moments de vide ou regardant au-delà je me vois toute en lutte face au miroir étroit 
je monte à l'assaut sans ennemis déclarés,  les devinant parfois trop proches de moi
je sais aussi qu'après des cieux mouvementés arrive le souffle dansant qui va tout balayer 
et nous ramener au bleu, à l'immensité de la plus profonde palette des bleus sans exception
ces moments de vie ou tout s'éclaire 

dimanche 15 février 2015

une simple humidité passagère


Une moiteur d’eau triste née et séchée dans la foulée, aux bords des paupières. Pas une seule larme ce matin ne viendra s'ajouter à l'océan

vendredi 13 février 2015

cueillette d'étincelles


L'URL de ce flux renvoie une erreur. Nous ré-essayerons plus tard. Ce groupe est privé.
La promesse d'un espace sans fin et ouvert n'est finalement que le reflet de l'homme. 

Et puis il y a la vie. Il y a les yeux qui voient. Il y a des coeurs qui battent et des jardins. 

Je dois me rendre au local pour réceptionner quelques bons plats cuisinés par un coeur tendre. Je vois. Il y  ce monsieur âgé qui souffle bruyamment à côté de son cadi qui semble bien chargé. Je vois. Il y a cette pente devant lui, trois mètres à peine, mais très pentue. Je lui demande si je peux, me permet-il de lui monter ce cadi ; juste pour la pente. Patience. Cinq minutes après, il accepte. Une fois là-haut je le regarde monter pas-à-pas avec sa canne. Je dois me dépêcher, ne pas être en retard. Je marche vite. Il y a le jeune manchard et son chien au premier tabac. Je l'aime bien, il est franc. Il aimerait des affaires. Tiens, des affaires de fille, moi qui croyais que l'amour fleurissait au printemps. J'arrive au local, là voilà, douce et colorée. Quel sourire elle a. Elle a cuisiné pour nos enfants. Ces pauvres enfants... Et si vous deviez fuir, brutalement, tout, votre pays, votre culture, votre famille?. Je prépare un sac de fringues pour la fille du jeune. Un manteau superbe donné avant-hier... On discute un peu. On se sépare. Je croise ce vieux type qui porte toujours trois sacs. Pas de sac à dos, à la main, des sacs plastiques. Encore une fois il refuse toute aide ; il ne veut rien. Mais il me dit bonjour, au-revoir et merci. Un pas est fait. Je dépose les fringues au jeune. En voyant le manteau, ça va lui plaire, ça va lui plaire, dit-il. Je caresse son chien, magnifique et tellement gentil. Je lui parle du vieux aux sacs, il pense qu'il est à la rue, il est plutôt sûr. Il me dit qu'il est un peu braque, mais très gentil. Il me promet de lui parler de moi, de lui dire que je peux lui procurer des couvertures, des fringues, sans rien lui demander en retour. Les peurs des gens sont effrayantes. J'ai peur de vos peurs. Je file au squat, je donne les plats aux enfants. Ils rangent chaque chose en poussant des cris de joie. Même le sucre roux les émerveille. Je file, j'ai deux, trois choses à faire. J'arrive au parking, un couple pousse la voiture en panne. La femme se prend les pieds dans sa djellaba. Elle est enceinte. Je prends sa place sans qu'elle bronche. La voiture est enfin garée contre le mur. Elle prend mes mains dans les siennes. Je crois bien que j'ai sourie. C'est la vie. Mais combien d'instants, combien d'étincelles de vie n'ai-je pas remarqué ?.

jeudi 12 février 2015

Il y a des malentendus nécessaires


nous étions toutes deux si occupées 
noyées dans la lumière de dimanches plein de gaité
nous étions mêlées dans des instants si semblables
nous étions du langage et hors langage, en regards croisés
puis, ce qui naquit de nous s'embrasa dans l’incendie de ton coeur redevenu fauve
qu’avons-nous retenu de ces moments?

mercredi 11 février 2015

au revoir


Pour des raisons de tristesse infinie, de blessure morale et pour des problèmes de santé, ma gaieté, ma poésie, mon appétit de vivre sont sous-alimentés. 
Mon esprit défaillant s'acharne malgré moi, sur vos mots de métal, vos coeurs volages, vos critiques inutiles, vos blessures futiles. J’espère que ceux qui s’égareront dans mes parages assombris, trouveront mieux que moi la flamme de l'espoir, le champs de nos appétits de vivre.  
@MoMaitte

jeudi 8 janvier 2015

Nous risquons gros sur ce coup


Ces mots de Sophie W sur son FB, m'ont sortis de l'abattement qui s'est emparé de moi depuis hier. Ils venaient appuyer le témoignage bouleversant de Toufik (à lire). 
Il y a des gens qui savent et qui t'assomment de leurs croyances, des gens pleins de la certitude de représenter "la" raison. Il y a les likeurs compulsifs, sans âme, ternes qui approuvent tout et son contraire. Il y a des gens qui moquent la position de ceux avec qui ils sont en désaccord plutôt que de réfuter leurs arguments. 
Il y a des gens qui "sont charlie" entre deux saloperies ordinaires à poser sur leur mur ou entre deux verres.
Parmi ces gens il y en a que j'ai viré de mes contacts, purement et simplement. J'ai fait du ménage. Des gens de tous horizons, parfois en désaccord entre eux. 
Il y a aussi une tristesse immense. Il y a des gens qui ont ressenti ce terrible choc et voit son onde se répandre. 
Est venu le temps de se retrouver, de se fédérer, de se reconnaître, de retrouver, de renouer avec une conscience commune. Le cauchemar ne s'arrêtera pas là et, nous risquons gros effectivement.

jeudi 1 janvier 2015

ce que tu attends


Ce que tu attends de moi, je ne peux te le donner, car ça n'est pas moi, ce ne sont ni mes images, ni mes pensées. Pas même un reflet. Acceptons tout ce qui arrive, ce qui semble du vide aussi. Partons ensemble dans le silence et la légèreté. Marchons sans mot dire. 

dimanche 28 décembre 2014

au moins

C'est au moins aussi difficile de se débarrasser de ses souvenirs que d'aimer.

allons l'enfant


allons l'enfant mort en moi sourit 
suit les lignes du poème qui te ramène à la mer 
vague à rebours, écume en dentelle 
fait une barque d'une coquille de noix 
mat d'allumette, feuille de marronnier, 
et va traîner dans le vent du poète 
à sa mémoire ineffaçable 
allons l'enfant mort en moi divague 

je n'en peux plus de vos indignations

l'hiver


dehors un vent tranchant 
l'eau de la fontaine gelée 
le soleil prisonnier du ciel

seul
le gel de notre discordance chauffe encore et dessine sur ma peau de nouvelles balafres

lundi 15 décembre 2014

Coincés dans nos préhistoires

Coincés dans nos préhistoires

Je n'écris pas de poème. Je n'écris pas non plus de poésie, je n'écris pas grand-chose. J'ai des mots, qui viennent se poser là … et qui attendent patiemment. Je regarde par la fenêtre, les chats me guettent, je bois du café, je fume des cigarettes, … 
J'ai des mots là, imprécis, … Cette ombre. Cette ombre c'est ma ville, cette ombre c'est ma région, c'est mon pays tout entier. Quel feu peut-on allumer pour que tout redevienne un peu vivant, chaleureux ?. Pour que la chaleur revienne, simplement, entre les hommes ?. Je me tiens à l'écart autant que possible de cette ombre et je regarde ma nuit et la prochaine. Des nuits déchirées. Faut-il encore, que de ma bouche épuisée s'échappe ce qui ne ce dit pas ?, ce que tout le monde sait. Je n'avance pas beaucoup par rapport à ce dire, à cette ombre l'ombre. Ne doit-on plus dénoncer simplement, est-ce devenu si difficile ?. Je regarde le soleil qui s'effondre et les roches qui s'effritent. Je regarde ce que les hommes endurent et je m'aperçois qu'il devient plus difficile de voir ce que la rivière endure. Je regarde les chemins. Est-ce que mon silence va rompre les lignes ?. Est-ce que les mots ont leur place dans ces brouhahas ?. Nous sommes là, tous, coincés dans nos préhistoires.

mardi 25 novembre 2014

Je croise mille visages


Pour bien comprendre la réalité des personnes touchées par l'extrême pauvreté et abandonnées à la rue, il faut s'en imprégner.
On apprend beaucoup des autres et des rencontres. Moi, j'ai vu une maraude de Médecins du Monde apporter des soins à un homme mal en point. J'ai entendu un bénévole lui parler doucement pour le tenir éveillé, en lui tenant la main. Lors d'une distribution de repas à Abribus, j'ai vu un jeune en belle santé au milieu d'hommes et de femmes, cassés, fatigués. Sa seule présence calmait une tension inévitable par le trop plein de ventres affamés. J'ai rencontré à la Place Kléber des jeunes dont la place n'était pas à la rue, les nouveaux visages des laissés pour compte ; ceux qui n'entrent pas dans le moule. Je croise des personnes âgées qui ont travaillé toute leur vie et qui ne peuvent, avec leur maigre retraite, manger à leur faim. Je croise les doigts pour que leur logement soit préservé. Je croise chaque jour la belle Polonaise qui rêvait pour ses enfants d'une vie meilleure. Derrière la gare, sur le parking, il y a Patrick, un travailleur pauvre qui dort dans sa voiture. A Neudorf, il y a un ancien ferrailleur qui me raconte sa vie d'avant. Et cette fille, à peine 20 ans que sa famille a rejeté. Je croise, chaque jour, des gens qui veulent et qui tentent de se faire une place dans la société. Je croise mille visages. Le mien dans le reflet d'une vitre.


Mô (pour Valérie et les autres)

mercredi 12 novembre 2014

combattre


combattre les morsures du froid - marcher - accélérer le pas devant la foule qui envahie le trottoir - obsédé d'être - être en tête pour boire un café pâle - ignorer toutes ces figures cassées - comme autant de miroirs - combattre tous les bruits et les aveuglantes lumières néons - je - le temps - repartir sans avoir eut le temps - le froid n'a rien d'accueillant - cinglant - je marche j'oublie que je marche - je suis prisonnière des zones grises - je glisse d'une rue à une autre - une autre main à tendre pour un autre café - dilué - se diluer - chercher - trouver une étincelle de vie - reprendre sa marche - sans plus de raison - plus de main à tendre - de mains qui se tendent - se laisser tomber sur un banc - attendre - dans le vide et le néant - combattre la répétition mortifère 

lundi 10 novembre 2014

la brume rend aux regrets toute leur inutilité

rémi

l'état, le pouvoir et la mort - des guerres et leurs millions de morts - et derrière des états - l'état en guerre permanente - faut-il lui donner ce qu'il attend de nous ? - l'affrontement - guerre à guerre - faut-il lui offrir des sacrifiés ? - le regarder se repaître et repartir plus fort à la charge ? - ne pourrait-on pas ouvrir les esprits - essaimer des mots, des pensées de vie ? 

samedi 8 novembre 2014

rester ou non sur facebook

je me suis moi aussi posée la question de rester ou non sur facebook - rester quelque part - cette pensée obsédante qui m'a fait résister au mépris du monde - partir - partir d'ici - partir des réseaux - décrocher - ne plus ressentir ce sentiment de rien - cette accusation d'être un inutile - je ne peux dire un être inutile - car on nous refuse toute humanité - on nous coupe de notre être - de notre je - partir dans un pays ou il n'y aurait plus de maisons - elles seraient devenues inutiles - être vraiment de nulle part - être d'un pays de riens - trouver un lieu de temps paisible - partir de tout - loin d'ici - quitter ce pays qui se détruit - qui s'égare dans la haine et la colère - regarder au loin - être loin - se libérer - s'éloigner de tous - tous prisonniers de leurs biens - propriétés de fantômes - prisonniers de la poussière - égarés dans la nuit - …

lundi 3 novembre 2014

Droits de l'homme au bord du monde

C'est dans une ville - c'est beau cette lumière - c'est quoi ce tas ? - c'est un tas de haillons collée à la grille d'un immense parc -  l'attente improbable d'une famille et les années qui passent - on devine derrière la grille des arbres immenses - ce tas immobile que la neige recouvre, flocons après flocons - que fais-tu lorsque tu as froid ? je grelotte  - on s'éloigne et tout se fond -  surgissent des ombres au cœur de la nuit - et dedans cette maison en cours de destruction - une table, un café - comme une famille - demain tout sera rasé vendu - opération fric immobilière - et la rue pour l'homme vieillissant retrouvée - que deviendra le portrait de l'abbé pierre accroché au mur - on avance - dans une lumière sans éclat — ne plus rien voir — tu vois les absences ? on voit les absences, on palpe le silence, et le silence c'est une sacrée violence - l'indifférence  - on s'approche - on marche sur un trottoir mouillé - on voit des tas de sacs comme des détritus - le mec balaye son coin de trottoir - on avance dans la nuit - on entend des voix d'enfants - on s'arrête - on tend l'oreille - passons notre route - on avance - comme il frappe fort ce froid - on marche dans les entrailles du métro - c'est bien que tu prennes tes pilules - on se barre, on prend l'escalator - on entre dans, on entre en dedans, on pénètre dans les ombres - viens, on entre dans le moment, c'est un passage entre les gris de la nuit - au bord du monde - dans le moment du passage - des entrelacs de tuyaux, de fer, de rouille - c'est comme un appartement - c'est un vrai chez soi dans un lieu effroyable - une construction d'homme - de ses mains - on reste debout -  là, devant lui et le chat - il rie, il te raconte la vie - son camarade ne dit rien - il parle avec le regard - tu as envie de le rejoindre dans cette envie de vivre rire - être son copain - alors tu te tais - on voit les entassements d'objets - on écoute des choses terribles - des choses de la vie - des constats des espoirs - et puis des choses d'un autre pays - parfois on ne comprend pas - le lieu, les circonstances tout est effroyable - ce pont ouvert à tous les vents froids - cette chasse, la perte de ses riens - aller toujours ailleurs - on ignorent les rats bien moins que les hommes venus t'écarter t'éloigner te repousser - on part - on salue -  on salue l'homme - on marche - on se retourne - on s'arrête - on va enfin poser son barda - déplier la toile fragile - ouvrir un livre - on voit une autre femme assise sur un banc - que dit-elle, de quoi sont fait ses mots qu'elle nous offre - une autre galaxie - un autre monde, c'est tentant - on se retourne une dernière fois - son visage son signe de la main - on répond au signe de la main - on marche - on quitte ces lieux effroyables - on avance dans la nuit - le lieu effroyable ne nous quitte pas - c'est dans ma ville - C'est à Paris - C'est à Strasbourg - C'est partout

Témoignage : Monique une voix de la rue

http://www.associationsvisio.com/n31-france/article-monique-une-voix-de-la-rue.html?id=11769&_ga=1.169658402.222661126.1414485945

samedi 1 novembre 2014

Commémoration officielle des Morts de la rue





Retour sur la cérémonie en mémoire des morts de la rue : « Il nous a paru évident de faire en sorte que cet hommage puisse être rendu le même jour, et dans les mêmes conditions que celui que nous rendons traditionnellement aux personnalités qui ont marqué notre ville de leur empreinte, a déclaréEric Schultz. Nous affirmons qu’il ne saurait y avoir pour la Ville de Strasbourg des Strasbourgeois invisibles et que nous avons toutes et tous une responsabilité essentielle dans la reconnaissance de la réalité de la rue et de ce qu’elle inflige aux corps et aux esprits des plus fragiles de nos concitoyens ». (...) Pour Monique Maitte, très émue, s’occuper des décès, c’est aussi s’occuper des vivants : « En disant au revoir aux camarades de la rue, c’est bien aux survivants que nous pensons, dit-elle. Nous sommes des habitants de la ville à part entière, nous sommes des citoyens »".http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2014/11/02/vivre-et-mourir-dans-la-rue#jimage=5CAAF256-0E65-4A03-BE71-4DD219F7B5D5 Fraternité et humanité, tout simplement...



samedi 13 septembre 2014

je viens

Je viens. 
Je viens toujours et je traverse l'obstacle.
Je n'ai pas renoncé. 
J'avance et les portes s'effacent. 
C'est le vent, seul, qui sculpte le destin.

aller et puis rien

Là-bas, 
L'image d'un rêve, 
La couleur bleue, 
Aller, 
Au delà de l'absurde, 
Un souffle et puis rien

Je vais sortir

Je vais sortir dans ce matin brumeux, dans ce corps mal apprivoisé, dans le petit vent frais, dans ce moment de corvée, dans mes pensées...

jeudi 11 septembre 2014

tu veux un constat ?

Forcément la situation des femmes à la rue change... pas en mieux. Le décalage entre les constats et les mises en place de solutions ; des années...