samedi 17 juin 2017

Je m’absente

Je m’absente un instant, hors Je pour un temps. 
Je reviendrai à moi un peu plus tard, 
 Lorsque, réconciliée avec l’étrangeté de ma personne 
Je renouerai enfin avec l'avenir improbable

lundi 5 juin 2017

Absences

Comme si aux bords des lèvres 
Se formaient des mots sans parole 
Qu’au précipice des yeux 
Se mêlaient un album de souvenirs 
Errance dans un monde inconnu
ou tout n’est que torrent et absence

vendredi 26 mai 2017

on me prie

on me prie de ne plus remuer les lèvres,
on me prie soit de me taire, soit de dire autrement,
on me prie de faire discrètement,
on me dit comment dire ou de ne pas dire,
on me prie néanmoins de conserver ma place,
on me convie à remplir l'espace d'une chaise,
on me prie de ne pas déborder, de ne pas être,
on ne me prie pas de prier ni de partir en pèlerinage vers ceux que j'ai aimé

jeudi 18 mai 2017

Je vois

Je vois ces gestes de tendresse qui furent un temps trop court. Je sens ma main posée dans la vôtre que je voudrais retenir. Je devine nos ombres marchant au bord de l’eau, je cherche l’oiseau dans son arbre. Il me revient des airs que je fredonne en sourdine. Je vois une somme de souvenirs qui se heurtent à votre plongée dans l’abîme. Je suis là et ailleurs avec ces souvenirs de vous qui s'accrochent, vos gestes, votre silhouette trépignant pour que je vous donne mon attention. Je revois ce regard en attente que le mien soit à vous. Vous n’avez pas pris garde. En vous exilant de votre vie, vous vous êtes exilés de nous.

mercredi 17 mai 2017

Lame

Je voudrais me défaire de la gravité de soi et de nous, laisser la lame de la pensée dévier avant qu’elle n’incise trop profondément.
Je voudrais qu’explosent les resserrements de nos vaisseaux de sang et que de nos souvenirs rejaillisse une lame de joie.

Je voudrais être comme une lame bondissant au-delà des limites de ce monde et être toute entière en retour et revient. 

l'écriture

 L’écriture est un ruissellement qui permet de garder les yeux secs

Le chemin des larmes

Pour voir où vont mes larmes il faudrait se rapprocher de la mer et attendre, être patient car le chemin est long, semé de temps de sécheresse, de vent qui efface. Pour voir où vont mes larmes il faudrait se rapprocher de mon cœur palpitant, survoler les songes. Pour voir où vont mes larmes il faudrait 

Repli

Repli

Au creux de la vie en lui, repli de la vie qui se recroqueville en lui, repli de lui qui devient sourd aux bruits de la ville, au chant des oiseaux, à la vie. Entre la vie et lui le rythme est convenu par le flux de sa pensée qui galope d’une idée à l’autre. Son dos tourné, raide devant l’écran, ses doigts sur le clavier, sa vie devient un phrasé ininterrompu. Repli fœtal, fatal à la vie. Les jours s’enfilent dans son confort, inconfort du rêve, la poésie s’effrite en cherchant les mots qui s’enfilent et s’effacent au moment de saisir le stylo. Sa pensée file en un retour éternel, dans un même mouvement qui étouffe toutes palpitations et assassine les rêves. 

jeudi 30 mars 2017

la vie

ces dernières années furent de beaucoup de malheur pour trop peu de bonheur,
à supporter le réel dans le bruit et la fureur, presque morte
à présent en dépit des désillusions, des reniements ; je ne céderai pas à la tentation du désespoir

mardi 24 janvier 2017

le feu

le feu qui s'arrêta si près de nous devint plus clair et si je vois l'amour que tu me montres je vois nettement celle dont j'attends le comment, le quand de son glissement
rien ne bouge car elle ne bouge pas

ma mort reste textuelle

disons

qu'à côté de lui ma respiration hésite

pleurs

tout ce qui n'est pas pleuré te fait étouffer, t'écrase la gorge, serre tes poumons, alors je regarde ailleurs et je me noie dans un verre d'eau
les larmes remplissent les âmes égarées et trop de larmes assassine l'élan

peurs

peurs et angoisses primaires
réel en différé, présence réelle mais autre
si on revient vers l'autre, c'est que le temps nous y porte
on a peur ou on s'imagine des peurs ?
des jours, des mois, des souvenirs et les mots en avalanche,
les mots qui mitraillent, les ombres qui avalent les ombres
j'attends l'anesthésie
j'attends l'explosion

lundi 23 janvier 2017

lundi 16 janvier 2017

Fantôme

il s'en donne à coeur joie
faisant revivre la séparation
je rentre à la maison
une route, un pont
la ville

dimanche 15 janvier 2017

Les mêmes lettres pour coeur et pour écrou ; tu vois !

Que voulez-vous que je pense d'hommes et de femmes qui commandent à leurs troupes de faire la chasse à des Papis abandonnés à la rue ? 
Je marche sur le cimetière des valeurs et creuse la tombe de l'honneur.

le ciel est immense

Est-ce que l'on arrête d'aimer, ceux que l'on a aimé ? 
Où se réfugie l'amour trahi, bafoué ?

Tu as fait briller mes yeux quand autour tout était noir, tu m'as fait espérer, vivre, rire et pleurer. Et tu as décidé de tout briser un sourire aux lèvres avec cette froide brutalité qui me fait encore trembler d'effroi.
Et ma chute vers le sol semble sans fin. Je lève les yeux et m'aperçois que le ciel est toujours immense.

libre

de quoi suis-je libre lorsque nos intimes accaparent ma pensée

jeudi 12 janvier 2017

noir

il y a les encres noires, les idées noires et puis, il y a les mots des rêves

Je serai

de ton île cercueil où ton cœur à sombré,
je serai un souvenir mensonger,
une note dans un cahier,
un grain de sable,
une fable jetable

mercredi 11 janvier 2017

Confession

Réaliser un de mes rêves, un vrai, ça me rend toute tremblante avec la marée montante dans les yeux

vivre

Tout instant offre la possibilité d'une histoire à vivre 
Qui s'éloigne en regret si on n'ose la saisir

samedi 31 décembre 2016

Que m’arrive t-il ?

Je souffre ce matin du contraire de l’alzheimer
Ma tête se souvient de plus en plus de détails
Mes yeux voient de plus en plus loin 

lundi 19 décembre 2016

se souvenir

Se souvenir - Ecrire - Dire - Redire - Réveiller - Envoler 

Se souvenir, refaire le chemin de l'histoire 
Que cesse l’amnésie des faits et s’explique la ré-alité 
Désir de savoir, de comprendre ce bref passé pesant 
Sa mise à mort droit au coeur et l'immédiate renaissance 
Les émotions pendant - à l'instant, le fil d'amant 
Et je me souviens 
D'un éblouissement à plonger dans le bleu - futilité 
D’une parole, d’un geste, d’un silence, d’un endroit. 
Regarder les photos, le ciel, l'en dedans - violé  
Stagner un instant dans le futile, le flou, le dérisoire

Prendre le temps de l’écriture 
Pour - finale ment - une anodine histoire 
Qui tient - seul ment - sur quelques lignes 
Ecrire du vrai, du souvenir non trafiqué 
Aller d’une anecdote à l'autre 
Trouver le point de basculement 
Comprendre l'inévitable rupture - s'envoler 

Regarder son présent revécu au passé 
Succession d'anodine histoire 
Se détacher - effacer - oublier - respirer

dimanche 11 décembre 2016

pas de vivant, pas de mort

Se recroqueviller

Le soir tombe sur la ville qui disparait dans les ombres.
L'obscurité s'étale comme la peine, à l'infini.
Le froid bannit les rêves, transperce le blouson, la peau.
Les larmes sont de glace au coin des yeux.
Alors, on voudrait s'arrêter là, se recroqueviller, laisser la mort vous prendre.
Au matin, on se renie soi-même, avec la lumière resurgit l'espoir.

jeudi 1 décembre 2016

Voiles

je sais pourquoi je meurs chaque jour 
lentement s'est courbée ma rage, 
le souffle se fait plus court 
et mes yeux se voilent

la vie n'est parfois qu'un immense néant

avortement

une avalanche de mots glacials
sans vent pour en disperser le mal
et le désir qui reste toujours naissant

écume

un rêve d'océan fait de larmes non versées
le soleil a sombré
les dunes sont montagnes
et l'écume en fraîcheur me rappelle votre folie

Oublier

il faut laisser l'oubli faire son oeuvre en nous
les rêves sont si distraits
ils oublient le mal et le rejet

disparaît

quand plus rien de toi ne coule dans tes veines, 
hormis ses bribes d'histoires d'une vie ancienne, 
transformées en épouvantails et cauchemars, 
ou chaque jour est un deuil, il est temps de disparaître

mercredi 30 novembre 2016

élan

J'essaye de tenir le mal à distance 
où il a touché ne peut plus s'écrire 
le vivre est consumé 

mardi 29 novembre 2016

Dégôut et des noirceurs

Son vaste quant-à-soi est bien occupé par lui même et ses maux d'aigrimaginaire ou le plaisir et le désir n'ont aucune place. Son truc c'est lui et lui c'est trop petit alors, parfois il se rapproche un temps et se lasse. Alors il fabrique l'anicroche, le truc où se faufiler et semer dégôut et des noirceurs. 

dimanche 27 novembre 2016

non

j'ai parfois l'impression de devenir un souvenir dans un magasin de souvenirs, entre les tours Eiffel en plastique miniatures et les crayons publicitaires.
Le débat et son espace à débattre qui avait pour objectif de déranger de chercher la vérité n'est pas, n'est plus.
Je ne vais pas me laisser faire, ni mon nom ni ma photo n'iront pourrir dans un catalogue de ratages et de destructions

Déprimée

Le film a du succès 
Les gens veulent m'approcher
Déprimée  oui
Pourquoi ?
je ne le sais pas
Tout le monde il est gentil
Tout le monde il est beau
c’est cela qui me déprime.

je dirai tout

la vie joue au chat et à la souris avec moi
Impossible d’être poète
D’être soi-même
Tant pis si personne ne me lit
Si d'autres interprêtent mal 
je dirai tout

samedi 26 novembre 2016

je ressens la fatigue des pierres

à sa colère j'oppose

à sa colère j'oppose
ce grain devenu si léger, le verbe coloré, le parfum d'herbe coupée, des tresses de paroles apaisées, un silence, une partition de nuages, des pensées bleues, une petite lampe pour éclairer les nuits, des rêves vivants, quelques pointes de cauchemars pimentés, une écorce fragile, une mémoire vierge, l'écho des murs abattus, ...

L'égaré

L'égaré s'abîme dans ses rêves
Dos calé sur un tas d'immondices
Dans les ruines du jour à naître

jeudi 24 novembre 2016

Toxic

et maintenant
refaire du café, organiser la journée car je dois absolument faire ce que je repousse depuis deux jours ... et puis préparer l'intervention au théâtre, faire la promo sur les réseaux du film Rivages, soutenir en le diffusant le projet de jardin de la mcm, penser à la distribution du guide ...
refaire du café et écouter de la musique ----> https://www.youtube.com/watch?v=zqKZ_WIK5ms&index=1&list=PL6eohkPDSALvxz9JYV_76FkXsEtSjiegj

et finalement se plonger encore dans le nettoyage de ce blog, effacer, supprimer ... et faire de même sur le spectacle les perturbateurs, effacer, supprimer

souvenir étranger

il s'est tellement effacé qu'il est devenu totalement étranger
il ne reste rien ; que des photographies qui tentent de me rappeler que c'était bien ... par moment, par anicroche... instant fugace dans des jours pleins d'ennuis et de craintes
je ne me souviens de rien et je doute même d'avoir été celle qui prenait la photographie


penser au voyage

réveil trop tôt, tasse de café, tartines de miel
il y à des jours qu'on entame avec paresse, dans lesquels on entre à reculons, des jours qui voguent entre la nuit et le jour
penser au voyage prévu à Lisbonne et rêver, ... rêver de Palerme qui devrait être un souvenir si j'y avais été heureuse

un éternel jadis

il n'y a nulle détresse à fermer la porte doucement sans se retourner
qu'importe ce qui s'est dit quand les mots sont sans tain
parce que toujours se sépare ce qui s'unit sans lumière
et lorsque la détresse est libre de s'exprimer
il ne reste qu'à s'envoler en silence
vers la vie renaissante

mercredi 23 novembre 2016

avec lui tous les lieux deviennent communs

il n'est plus

chercher l'horizon derrière les portes qui se ferment et s'y perdre et perdre une autre perle de vie pour se vautrer dans sa fange aux pensées de folies destructrices
il n’est plus que cela une forme qui traverse les brumes et les ombres avec son regard flottant et flotte sur ce qui le porte à l'instant dans un temps mort qui passe sans laisser de trace

un loin seul

nulle part
nulle main
terre stérile
un loin seul
toujours à oeuvrer
dans le vent éparpiller
la trame qui fut
dissiper le peu de douceur
nier le hasard
entretenir le désert
assécher le vieux songe
il ne sait qu'aller à revenir

des mots

tant de pages et tant de maux / et des mots qui s'effacent / des mots à l'économie / des mots fantômes / des mots envisagés / des mots crucifiés / aux maux qui bercent / souvenirs empilés / écorces amères / ...

personne n'est suffisant

dire une chose et son contraire, mimer des comportements contradictoires, les oublier, s'enfoncer sous des draps froissés et sales pour se fixer nulle part,
toujours découragé par tous les quotidiens successifs que l'on répète chronométrés aux variantes imposées par une lueur vite ravalée

se donner l'impression de devenir fou et l'étaler publiquement comme une excuse et une raison à n'être que vide face à l'écran

comme

Comme deux rives qui se toisent et semblent irréconciliables, 
Comme une nuit opaque qui ne mène nulle part, 
Comme dans une camisole prison, 
Comme un système parfait d’oubli, 
Comme un corps consentant, 
Comme le vide et le néant, 
Comme une terre stérile, 
Comme un con

lundi 21 novembre 2016

c'est absurde de vivre ainsi

j'ai l'impression que cette semaine, les journées, durent de travers, avancent en se demandant au moindre calme, qu'est-ce que je fais, attendre dans la foule du quai que le train arrive, le fauteuil voisin dorénavant vide, ... le temps de quelques minutes, pas plus, puis partir, fuir, regarder les paysages habituels, attendre que commence la semaine prochaine

dimanche 20 novembre 2016

intemporalité

intemporalité de l'amour, de la haine, de la mort au-delà de la douleur, au-delà de la solitude dans laquelle nous renvoie l'absence

mardi 15 novembre 2016

résister à ce qui nous noie dans l’uniformité 
vivre les jours à l'envers en tester les angles morts
parler dans le mutisme, se figer 

larmes de vie

Étouffer, suffoquer, se noyer dans un verre d'eau ou le boire. 
Les larmes ont coulé depuis des mois, il n'en reste pas assez pour qu'elles se déversent quand est donné le "point final", pas de quoi envahir la gorge et les poumons. 
Leur ruissellement continu a tari la source, un trop de larmes donne la vie. 

lundi 14 novembre 2016

musique

Aujourd'hui 14 novembre, superbe quartet  Anouar Brahem - Conte de l'incroyable amour. Dans la douceur la ferveur la beauté musicale.

Je redécouvre avec beaucoup de plaisirs Blonde Redhead - Misery Is A Butterfly  qui reprend sa place parmi les souvenirs pétillants 

samedi 12 novembre 2016

et dormir beaucoup

vivre une existence de comptable pour ne pas s’effondrer définitivement, 
vivre dans un monde décalé où l'on façonne un autre monde, 
de ce monde perdu lorsque l’on était encore un jeune homme, 
revivre ce temps d'une catastrophe devenue la seule nourriture 

On est toujours un peu à distance de soi

fumer, fumer jusqu’à ce que tout s’efface 
enchaîner les bizarreries comme si elles étaient des évidences 
se lancer dans de très longs monologues que personne ne comprend
rendre visite aux morts 
invoquer la nostalgie qui ferme les yeux au présent,
glisser d’un monde à l’autre, 
être déjà mort et, vivre dans des rêves oubliés au réveil 
une amnésie que l'on semble regretter 
car ces rêves oubliés sont des histoires manquées 

désert

et ce passé, le passé décortiqué, derrière une brume opaque, artificielle,
ce passé fabriqué d'êtres devenus épouvantails ou fantômes, mais vivants, tous réunis en un seul souvenir qui fait de son vivant un désert asséché

vendredi 11 novembre 2016

j'attends

j'attends une nuit d'orages en une saison forte pour m'endormir dans un tsunami de rêves enfin apaisés

partition de sel

partition de survie mélancolique ou les cils battent la mesure de gouttes de sel
ce naufrage me fait rêver à une mort qui serait une note de musique joyeuse

ce désir de comprendre ton ombre près de moi n'était que mon humanité, trop fragile pour affronter ta sauvagerie aveugle et sourde
alors, pour avancer sur le chemin je dois simplement écarter de la main et du coeur les ronces qui l'envahissent

la nuit décide

la nuit décide de tout en s'égrenant dans un chapelet de tristesse
il n'y a plus que le désert qui fleurit de gouttes d'eau salées

je l'ai échappée belle

il n’y a plus de seuils, tu as franchi le dernier
et toutes les frontières
il n’y a plus rien
que cet effacement silencieux vers l'apaisement

périr

dans ces nuits affreuses qui se suivent,
je m'emploie à chercher la beauté dans les mots,
mais le temps est si long et le silence ne désunit pas,
dans cette absence de lutte possible je m'invente une solidité de paille,
ce saccage ne m'appartient pas et, c'est ce qui rend la vie supportable

chimère

pas de liberté,
l'intime veille
ce qui fut aimé
aujourd'hui transformé
en une chimère en sommeil