Je m’absente un instant, hors Je pour un temps.
Je reviendrai à moi un peu plus tard,
Lorsque, réconciliée avec l’étrangeté de ma personne
Je renouerai enfin avec l'avenir improbable
samedi 17 juin 2017
lundi 5 juin 2017
Absences
Comme si aux bords des lèvres
Se formaient des mots sans parole
Qu’au précipice des yeux
Se mêlaient un album de souvenirs
Errance dans un monde inconnu
ou tout n’est que torrent et absence
Se formaient des mots sans parole
Qu’au précipice des yeux
Se mêlaient un album de souvenirs
Errance dans un monde inconnu
ou tout n’est que torrent et absence
vendredi 26 mai 2017
on me prie
on me prie de ne plus remuer les lèvres,
on me prie soit de me taire, soit de dire autrement,
on me prie de faire discrètement,
on me dit comment dire ou de ne pas dire,
on me prie néanmoins de conserver ma place,
on me convie à remplir l'espace d'une chaise,
on me prie de ne pas déborder, de ne pas être,
on ne me prie pas de prier ni de partir en pèlerinage vers ceux que j'ai aimé
on me prie soit de me taire, soit de dire autrement,
on me prie de faire discrètement,
on me dit comment dire ou de ne pas dire,
on me prie néanmoins de conserver ma place,
on me convie à remplir l'espace d'une chaise,
on me prie de ne pas déborder, de ne pas être,
on ne me prie pas de prier ni de partir en pèlerinage vers ceux que j'ai aimé
jeudi 18 mai 2017
Je vois
Je vois ces gestes de tendresse qui furent un temps trop court. Je sens ma main posée dans la vôtre que je voudrais retenir. Je devine nos ombres marchant au bord de l’eau, je cherche l’oiseau dans son arbre. Il me revient des airs que je fredonne en sourdine. Je vois une somme de souvenirs qui se heurtent à votre plongée dans l’abîme. Je suis là et ailleurs avec ces souvenirs de vous qui s'accrochent, vos gestes, votre silhouette trépignant pour que je vous donne mon attention. Je revois ce regard en attente que le mien soit à vous. Vous n’avez pas pris garde. En vous exilant de votre vie, vous vous êtes exilés de nous.
mercredi 17 mai 2017
Lame
Je voudrais me défaire de la
gravité de soi et de nous, laisser la lame de la pensée dévier avant qu’elle n’incise
trop profondément.
Je voudrais qu’explosent les
resserrements de nos vaisseaux de sang et que de nos souvenirs rejaillisse une
lame de joie.
Je voudrais être comme une lame bondissant
au-delà des limites de ce monde et être toute entière en retour et revient.
Le chemin des larmes
Pour voir où vont mes larmes il faudrait se rapprocher de la
mer et attendre, être patient car le chemin est long, semé de temps de
sécheresse, de vent qui efface. Pour voir où vont mes larmes il faudrait se
rapprocher de mon cœur palpitant, survoler les songes. Pour voir où vont mes
larmes il faudrait
Repli
Repli
Au creux de la vie en lui, repli de la vie qui se
recroqueville en lui, repli de lui qui devient sourd aux bruits de la ville, au
chant des oiseaux, à la vie. Entre la vie et lui le rythme est convenu par le
flux de sa pensée qui galope d’une idée à l’autre. Son dos tourné, raide devant
l’écran, ses doigts sur le clavier, sa vie devient un phrasé ininterrompu.
Repli fœtal, fatal à la vie. Les jours s’enfilent dans son confort, inconfort
du rêve, la poésie s’effrite en cherchant les mots qui s’enfilent et s’effacent
au moment de saisir le stylo. Sa pensée file en un retour éternel, dans un même
mouvement qui étouffe toutes palpitations et assassine les rêves.
jeudi 30 mars 2017
la vie
ces dernières années furent de beaucoup de malheur pour trop peu de bonheur,
à supporter le réel dans le bruit et la fureur, presque morte
à présent en dépit des désillusions, des reniements ; je ne céderai pas à la tentation du désespoir
à supporter le réel dans le bruit et la fureur, presque morte
à présent en dépit des désillusions, des reniements ; je ne céderai pas à la tentation du désespoir
jeudi 2 février 2017
dimanche 29 janvier 2017
mercredi 25 janvier 2017
Promène toi
suspends le désespoir
oublie le avec ses exigences
laisse toi bercer par le pas de la marche
mardi 24 janvier 2017
le feu
le feu qui s'arrêta si près de nous devint plus clair et si je vois l'amour que tu me montres je vois nettement celle dont j'attends le comment, le quand de son glissement
rien ne bouge car elle ne bouge pas
rien ne bouge car elle ne bouge pas
pleurs
tout ce qui n'est pas pleuré te fait étouffer, t'écrase la gorge, serre tes poumons, alors je regarde ailleurs et je me noie dans un verre d'eau
les larmes remplissent les âmes égarées et trop de larmes assassine l'élan
les larmes remplissent les âmes égarées et trop de larmes assassine l'élan
peurs
peurs et angoisses primaires
réel en différé, présence réelle mais autre
si on revient vers l'autre, c'est que le temps nous y porte
on a peur ou on s'imagine des peurs ?
des jours, des mois, des souvenirs et les mots en avalanche,
les mots qui mitraillent, les ombres qui avalent les ombres
j'attends l'anesthésie
j'attends l'explosion
réel en différé, présence réelle mais autre
si on revient vers l'autre, c'est que le temps nous y porte
on a peur ou on s'imagine des peurs ?
des jours, des mois, des souvenirs et les mots en avalanche,
les mots qui mitraillent, les ombres qui avalent les ombres
j'attends l'anesthésie
j'attends l'explosion
lundi 23 janvier 2017
lundi 16 janvier 2017
Fantôme
il s'en donne à coeur joie
faisant revivre la séparation
je rentre à la maison
une route, un pont
la ville
faisant revivre la séparation
je rentre à la maison
une route, un pont
la ville
dimanche 15 janvier 2017
le ciel est immense
Est-ce que l'on arrête d'aimer, ceux que l'on a aimé ?
Où se réfugie l'amour trahi, bafoué ?
Tu as fait briller mes yeux quand autour tout était noir, tu m'as fait espérer, vivre, rire et pleurer. Et tu as décidé de tout briser un sourire aux lèvres avec cette froide brutalité qui me fait encore trembler d'effroi.
Et ma chute vers le sol semble sans fin. Je lève les yeux et m'aperçois que le ciel est toujours immense.
Où se réfugie l'amour trahi, bafoué ?
Tu as fait briller mes yeux quand autour tout était noir, tu m'as fait espérer, vivre, rire et pleurer. Et tu as décidé de tout briser un sourire aux lèvres avec cette froide brutalité qui me fait encore trembler d'effroi.
Et ma chute vers le sol semble sans fin. Je lève les yeux et m'aperçois que le ciel est toujours immense.
jeudi 12 janvier 2017
mercredi 11 janvier 2017
Confession
Réaliser un de mes rêves, un vrai, ça me rend toute tremblante avec la marée montante dans les yeux
vivre
Tout instant offre la possibilité d'une histoire à vivre
Qui s'éloigne en regret si on n'ose la saisir
Qui s'éloigne en regret si on n'ose la saisir
samedi 31 décembre 2016
Que m’arrive t-il ?
Je souffre ce matin du contraire de l’alzheimer
Ma tête se souvient de plus en plus de détails
Mes yeux voient de plus en plus loin
Ma tête se souvient de plus en plus de détails
Mes yeux voient de plus en plus loin
jeudi 29 décembre 2016
Ne chassez pas les ombres, elles vous dévoreront
et si le temps perdu était à portée de main qu'en feriez-vous?
dimanche 25 décembre 2016
samedi 24 décembre 2016
lundi 19 décembre 2016
se souvenir
Se souvenir - Ecrire - Dire - Redire - Réveiller - Envoler
Se souvenir, refaire le chemin de l'histoire
Que cesse l’amnésie des faits et s’explique la ré-alité
Désir de savoir, de comprendre ce bref passé pesant
Sa mise à mort droit au coeur et l'immédiate renaissance
Les émotions pendant - à l'instant, le fil d'amant
Et je me souviens
D'un éblouissement à plonger dans le bleu - futilité
D’une parole, d’un geste, d’un silence, d’un endroit.
Regarder les photos, le ciel, l'en dedans - violé
Stagner un instant dans le futile, le flou, le dérisoire
Prendre le temps de l’écriture
Pour - finale ment - une anodine histoire
Qui tient - seul ment - sur quelques lignes
Ecrire du vrai, du souvenir non trafiqué
Aller d’une anecdote à l'autre
Trouver le point de basculement
Comprendre l'inévitable rupture - s'envoler
Regarder son présent revécu au passé
Succession d'anodine histoire
Se détacher - effacer - oublier - respirer
Se souvenir, refaire le chemin de l'histoire
Que cesse l’amnésie des faits et s’explique la ré-alité
Désir de savoir, de comprendre ce bref passé pesant
Sa mise à mort droit au coeur et l'immédiate renaissance
Les émotions pendant - à l'instant, le fil d'amant
Et je me souviens
D'un éblouissement à plonger dans le bleu - futilité
D’une parole, d’un geste, d’un silence, d’un endroit.
Regarder les photos, le ciel, l'en dedans - violé
Stagner un instant dans le futile, le flou, le dérisoire
Prendre le temps de l’écriture
Pour - finale ment - une anodine histoire
Qui tient - seul ment - sur quelques lignes
Ecrire du vrai, du souvenir non trafiqué
Aller d’une anecdote à l'autre
Trouver le point de basculement
Comprendre l'inévitable rupture - s'envoler
Regarder son présent revécu au passé
Succession d'anodine histoire
Se détacher - effacer - oublier - respirer
dimanche 11 décembre 2016
Se recroqueviller
Le soir tombe sur la ville qui disparait dans les ombres.
L'obscurité s'étale comme la peine, à l'infini.
Le froid bannit les rêves, transperce le blouson, la peau.
Les larmes sont de glace au coin des yeux.
Alors, on voudrait s'arrêter là, se recroqueviller, laisser la mort vous prendre.
Au matin, on se renie soi-même, avec la lumière resurgit l'espoir.
L'obscurité s'étale comme la peine, à l'infini.
Le froid bannit les rêves, transperce le blouson, la peau.
Les larmes sont de glace au coin des yeux.
Alors, on voudrait s'arrêter là, se recroqueviller, laisser la mort vous prendre.
Au matin, on se renie soi-même, avec la lumière resurgit l'espoir.
jeudi 1 décembre 2016
Voiles
je sais pourquoi je meurs chaque jour
lentement s'est courbée ma rage,
le souffle se fait plus court
et mes yeux se voilent
lentement s'est courbée ma rage,
le souffle se fait plus court
et mes yeux se voilent
avortement
une avalanche de mots glacials
sans vent pour en disperser le mal
et le désir qui reste toujours naissant
sans vent pour en disperser le mal
et le désir qui reste toujours naissant
écume
un rêve d'océan fait de larmes non versées
le soleil a sombré
les dunes sont montagnes
et l'écume en fraîcheur me rappelle votre folie
le soleil a sombré
les dunes sont montagnes
et l'écume en fraîcheur me rappelle votre folie
Oublier
il faut laisser l'oubli faire son oeuvre en nous
les rêves sont si distraits
ils oublient le mal et le rejet
les rêves sont si distraits
ils oublient le mal et le rejet
disparaît
quand plus rien de toi ne coule dans tes veines,
hormis ses bribes d'histoires d'une vie ancienne,
transformées en épouvantails et cauchemars,
ou chaque jour est un deuil, il est temps de disparaître
hormis ses bribes d'histoires d'une vie ancienne,
transformées en épouvantails et cauchemars,
ou chaque jour est un deuil, il est temps de disparaître
mercredi 30 novembre 2016
mardi 29 novembre 2016
Dégôut et des noirceurs
Son vaste quant-à-soi est bien occupé par lui même et ses maux d'aigrimaginaire ou le plaisir et le désir n'ont aucune place. Son truc c'est lui et lui c'est trop petit alors, parfois il se rapproche un temps et se lasse. Alors il fabrique l'anicroche, le truc où se faufiler et semer dégôut et des noirceurs.
dimanche 27 novembre 2016
non
j'ai parfois l'impression de devenir un souvenir dans un magasin de souvenirs, entre les tours Eiffel en plastique miniatures et les crayons publicitaires.
Le débat et son espace à débattre qui avait pour objectif de déranger de chercher la vérité n'est pas, n'est plus.
Je ne vais pas me laisser faire, ni mon nom ni ma photo n'iront pourrir dans un catalogue de ratages et de destructions
Le débat et son espace à débattre qui avait pour objectif de déranger de chercher la vérité n'est pas, n'est plus.
Je ne vais pas me laisser faire, ni mon nom ni ma photo n'iront pourrir dans un catalogue de ratages et de destructions
Déprimée
Le film a du succès
Les gens veulent m'approcher
Déprimée oui
Pourquoi ?
je ne le sais pas
Tout le monde il est gentil
Tout le monde il est beau
c’est cela qui me déprime.
Les gens veulent m'approcher
Déprimée oui
Pourquoi ?
je ne le sais pas
Tout le monde il est gentil
Tout le monde il est beau
c’est cela qui me déprime.
je dirai tout
la vie joue au chat et à la souris avec moi
Impossible d’être poète
D’être soi-même
Tant pis si personne ne me lit
Si d'autres interprêtent mal
je dirai tout
Impossible d’être poète
D’être soi-même
Tant pis si personne ne me lit
Si d'autres interprêtent mal
je dirai tout
samedi 26 novembre 2016
à sa colère j'oppose
à sa colère j'oppose
ce grain devenu si léger, le verbe coloré, le parfum d'herbe coupée, des tresses de paroles apaisées, un silence, une partition de nuages, des pensées bleues, une petite lampe pour éclairer les nuits, des rêves vivants, quelques pointes de cauchemars pimentés, une écorce fragile, une mémoire vierge, l'écho des murs abattus, ...
ce grain devenu si léger, le verbe coloré, le parfum d'herbe coupée, des tresses de paroles apaisées, un silence, une partition de nuages, des pensées bleues, une petite lampe pour éclairer les nuits, des rêves vivants, quelques pointes de cauchemars pimentés, une écorce fragile, une mémoire vierge, l'écho des murs abattus, ...
L'égaré
L'égaré s'abîme dans ses rêves
Dos calé sur un tas d'immondices
Dans les ruines du jour à naître
Dos calé sur un tas d'immondices
Dans les ruines du jour à naître
vendredi 25 novembre 2016
patience
cessez de parler de moi
posez sur mon corps une dalle de terre
semez sur elle des graines mêlées et arrosez
posez sur mon corps une dalle de terre
semez sur elle des graines mêlées et arrosez
jeudi 24 novembre 2016
Toxic
et maintenant
refaire du café, organiser la journée car je dois absolument faire ce que je repousse depuis deux jours ... et puis préparer l'intervention au théâtre, faire la promo sur les réseaux du film Rivages, soutenir en le diffusant le projet de jardin de la mcm, penser à la distribution du guide ...
refaire du café et écouter de la musique ----> https://www.youtube.com/watch?v=zqKZ_WIK5ms&index=1&list=PL6eohkPDSALvxz9JYV_76FkXsEtSjiegj
et finalement se plonger encore dans le nettoyage de ce blog, effacer, supprimer ... et faire de même sur le spectacle les perturbateurs, effacer, supprimer
refaire du café, organiser la journée car je dois absolument faire ce que je repousse depuis deux jours ... et puis préparer l'intervention au théâtre, faire la promo sur les réseaux du film Rivages, soutenir en le diffusant le projet de jardin de la mcm, penser à la distribution du guide ...
refaire du café et écouter de la musique ----> https://www.youtube.com/watch?v=zqKZ_WIK5ms&index=1&list=PL6eohkPDSALvxz9JYV_76FkXsEtSjiegj
et finalement se plonger encore dans le nettoyage de ce blog, effacer, supprimer ... et faire de même sur le spectacle les perturbateurs, effacer, supprimer
souvenir étranger
il s'est tellement effacé qu'il est devenu totalement étranger
il ne reste rien ; que des photographies qui tentent de me rappeler que c'était bien ... par moment, par anicroche... instant fugace dans des jours pleins d'ennuis et de craintes
je ne me souviens de rien et je doute même d'avoir été celle qui prenait la photographie
il ne reste rien ; que des photographies qui tentent de me rappeler que c'était bien ... par moment, par anicroche... instant fugace dans des jours pleins d'ennuis et de craintes
je ne me souviens de rien et je doute même d'avoir été celle qui prenait la photographie
penser au voyage
réveil trop tôt, tasse de café, tartines de miel
il y à des jours qu'on entame avec paresse, dans lesquels on entre à reculons, des jours qui voguent entre la nuit et le jour
penser au voyage prévu à Lisbonne et rêver, ... rêver de Palerme qui devrait être un souvenir si j'y avais été heureuse
il y à des jours qu'on entame avec paresse, dans lesquels on entre à reculons, des jours qui voguent entre la nuit et le jour
penser au voyage prévu à Lisbonne et rêver, ... rêver de Palerme qui devrait être un souvenir si j'y avais été heureuse
un éternel jadis
il n'y a nulle détresse à fermer la porte doucement sans se retourner
qu'importe ce qui s'est dit quand les mots sont sans tain
parce que toujours se sépare ce qui s'unit sans lumière
et lorsque la détresse est libre de s'exprimer
il ne reste qu'à s'envoler en silence
vers la vie renaissante
qu'importe ce qui s'est dit quand les mots sont sans tain
parce que toujours se sépare ce qui s'unit sans lumière
et lorsque la détresse est libre de s'exprimer
il ne reste qu'à s'envoler en silence
vers la vie renaissante
mercredi 23 novembre 2016
il n'est plus
chercher l'horizon derrière les portes qui se ferment et s'y perdre et perdre une autre perle de vie pour se vautrer dans sa fange aux pensées de folies destructrices
il n’est plus que cela une forme qui traverse les brumes et les ombres avec son regard flottant et flotte sur ce qui le porte à l'instant dans un temps mort qui passe sans laisser de trace
il n’est plus que cela une forme qui traverse les brumes et les ombres avec son regard flottant et flotte sur ce qui le porte à l'instant dans un temps mort qui passe sans laisser de trace
un loin seul
nulle part
nulle main
terre stérile
un loin seul
toujours à oeuvrer
dans le vent éparpiller
la trame qui fut
dissiper le peu de douceur
nier le hasard
entretenir le désert
assécher le vieux songe
il ne sait qu'aller à revenir
nulle main
terre stérile
un loin seul
toujours à oeuvrer
dans le vent éparpiller
la trame qui fut
dissiper le peu de douceur
nier le hasard
entretenir le désert
assécher le vieux songe
il ne sait qu'aller à revenir
des mots
tant de pages et tant de maux / et des mots qui s'effacent / des mots à l'économie / des mots fantômes / des mots envisagés / des mots crucifiés / aux maux qui bercent / souvenirs empilés / écorces amères / ...
personne n'est suffisant
dire une chose et son contraire, mimer des comportements contradictoires, les oublier, s'enfoncer sous des draps froissés et sales pour se fixer nulle part,
toujours découragé par tous les quotidiens successifs que l'on répète chronométrés aux variantes imposées par une lueur vite ravalée
se donner l'impression de devenir fou et l'étaler publiquement comme une excuse et une raison à n'être que vide face à l'écran
toujours découragé par tous les quotidiens successifs que l'on répète chronométrés aux variantes imposées par une lueur vite ravalée
se donner l'impression de devenir fou et l'étaler publiquement comme une excuse et une raison à n'être que vide face à l'écran
comme
Comme deux rives qui se toisent et semblent irréconciliables,
Comme une nuit opaque qui ne mène nulle part,
Comme un corps consentant,
Comme le vide et le néant,
Comme une terre stérile,
Comme un con
Comme une nuit opaque qui ne mène nulle part,
Comme dans une camisole prison,
Comme un système parfait d’oubli, Comme un corps consentant,
Comme le vide et le néant,
Comme une terre stérile,
Comme un con
lundi 21 novembre 2016
c'est absurde de vivre ainsi
j'ai l'impression que cette semaine, les journées, durent de travers, avancent en se demandant au moindre calme, qu'est-ce que je fais, attendre dans la foule du quai que le train arrive, le fauteuil voisin dorénavant vide, ... le temps de quelques minutes, pas plus, puis partir, fuir, regarder les paysages habituels, attendre que commence la semaine prochaine
dimanche 20 novembre 2016
intemporalité
intemporalité de l'amour, de la haine, de la mort au-delà de la douleur, au-delà de la solitude dans laquelle nous renvoie l'absence
mardi 15 novembre 2016
larmes de vie
Étouffer, suffoquer, se noyer dans un verre d'eau ou le boire.
Les larmes ont coulé depuis des mois, il n'en reste pas assez pour qu'elles se déversent quand est donné le "point final", pas de quoi envahir la gorge et les poumons.
Leur ruissellement continu a tari la source, un trop de larmes donne la vie.
Les larmes ont coulé depuis des mois, il n'en reste pas assez pour qu'elles se déversent quand est donné le "point final", pas de quoi envahir la gorge et les poumons.
Leur ruissellement continu a tari la source, un trop de larmes donne la vie.
lundi 14 novembre 2016
musique
Aujourd'hui 14 novembre, superbe quartet Anouar Brahem - Conte de l'incroyable amour. Dans la douceur la ferveur la beauté musicale.
Je redécouvre avec beaucoup de plaisirs Blonde Redhead - Misery Is A Butterfly qui reprend sa place parmi les souvenirs pétillants
Je redécouvre avec beaucoup de plaisirs Blonde Redhead - Misery Is A Butterfly qui reprend sa place parmi les souvenirs pétillants
dimanche 13 novembre 2016
comme une impression de ne jamais arriver nulle part
Nous regardons le monde en souffrance
et nous consolons en futilités
le monde est rouge sang
et nous consolons en futilités
le monde est rouge sang
samedi 12 novembre 2016
et dormir beaucoup
vivre une existence de comptable pour ne pas s’effondrer définitivement,
vivre dans un monde décalé où l'on façonne un autre monde,
de ce monde perdu lorsque l’on était encore un jeune homme,
revivre ce temps d'une catastrophe devenue la seule nourriture
vivre dans un monde décalé où l'on façonne un autre monde,
de ce monde perdu lorsque l’on était encore un jeune homme,
revivre ce temps d'une catastrophe devenue la seule nourriture
On est toujours un peu à distance de soi
fumer, fumer jusqu’à ce que tout s’efface
enchaîner les bizarreries comme si elles étaient des évidences
se lancer dans de très longs monologues que personne ne comprend
rendre visite aux morts
invoquer la nostalgie qui ferme les yeux au présent,
glisser d’un monde à l’autre,
être déjà mort et, vivre dans des rêves oubliés au réveil
une amnésie que l'on semble regretter
car ces rêves oubliés sont des histoires manquées
une amnésie que l'on semble regretter
car ces rêves oubliés sont des histoires manquées
désert
et ce passé, le passé décortiqué, derrière une brume opaque, artificielle,
ce passé fabriqué d'êtres devenus épouvantails ou fantômes, mais vivants, tous réunis en un seul souvenir qui fait de son vivant un désert asséché
ce passé fabriqué d'êtres devenus épouvantails ou fantômes, mais vivants, tous réunis en un seul souvenir qui fait de son vivant un désert asséché
vendredi 11 novembre 2016
j'attends
j'attends une nuit d'orages en une saison forte pour m'endormir dans un tsunami de rêves enfin apaisés
partition de sel
partition de survie mélancolique ou les cils battent la mesure de gouttes de sel
ce naufrage me fait rêver à une mort qui serait une note de musique joyeuse
ce désir de comprendre ton ombre près de moi n'était que mon humanité, trop fragile pour affronter ta sauvagerie aveugle et sourde
alors, pour avancer sur le chemin je dois simplement écarter de la main et du coeur les ronces qui l'envahissent
ce naufrage me fait rêver à une mort qui serait une note de musique joyeuse
ce désir de comprendre ton ombre près de moi n'était que mon humanité, trop fragile pour affronter ta sauvagerie aveugle et sourde
alors, pour avancer sur le chemin je dois simplement écarter de la main et du coeur les ronces qui l'envahissent
la nuit décide
la nuit décide de tout en s'égrenant dans un chapelet de tristesse
il n'y a plus que le désert qui fleurit de gouttes d'eau salées
il n'y a plus que le désert qui fleurit de gouttes d'eau salées
je l'ai échappée belle
il n’y a plus de seuils, tu as franchi le dernier
et toutes les frontières
il n’y a plus rien
que cet effacement silencieux vers l'apaisement
et toutes les frontières
il n’y a plus rien
que cet effacement silencieux vers l'apaisement
périr
dans ces nuits affreuses qui se suivent,
je m'emploie à chercher la beauté dans les mots,
mais le temps est si long et le silence ne désunit pas,
dans cette absence de lutte possible je m'invente une solidité de paille,
ce saccage ne m'appartient pas et, c'est ce qui rend la vie supportable
je m'emploie à chercher la beauté dans les mots,
mais le temps est si long et le silence ne désunit pas,
dans cette absence de lutte possible je m'invente une solidité de paille,
ce saccage ne m'appartient pas et, c'est ce qui rend la vie supportable
chimère
pas de liberté,
l'intime veille
ce qui fut aimé
aujourd'hui transformé
en une chimère en sommeil
l'intime veille
ce qui fut aimé
aujourd'hui transformé
en une chimère en sommeil
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