lundi 14 octobre 2013
c'est bien ça, j'aime
http://collectifesors.wordpress.com/2013/10/14/dan-ma-tete-cest-comme-un-escalier-dont-quelques-marches-manquent/comment-page-1/#comment-148
samedi 28 septembre 2013
je vais et je viens
Je vais et je viens, entre rêve et raison. Je ne sais toujours pas comment garder le fil qui me ramènerait à la poésie dès la fin de journée venue. Une fin de journée qui serait le commencement d'une autre. Comment passer d'un état à l'autre, comme je prends un train. Je m'engage parfois à tapoter sur le clavier comme on prend un chemin inconnu, non balisé.
matin
Je n'ai aucun poème sur le coeur, pas une pensée qui s'amarre dans ce matin noir. Le passé est silencieux et le réel inaccessible. Il y a des manques que la poésie ne peut combler.
vendredi 27 septembre 2013
le monde
et même en restant à l'écart, en favorisant le silence, on est touché, blessé, par les vagues d'informations dévastatrices
et chacun y va de ses phrases scalpel qui cisaillent nos chairs, entaillent le réel, dépècent la réalité sans retenue
et il n'y a personne pour se glisser entre des oppositions de convenances, pour amener un peu de sagesse
samedi 17 août 2013
quelque part
... je pense à aller voir la mer ou l'océan, en période de tempête et ôter ce goût de terre dans ma bouche …
Aller ailleurs
Plus loin
je partirais dans un lieu dont je ne connais pas le nom
Quelque part
je m'inventerais un commencement,
je serais d'ici et d'ailleurs en même temps
Aller ailleurs
Plus loin
je partirais dans un lieu dont je ne connais pas le nom
Quelque part
je m'inventerais un commencement,
je serais d'ici et d'ailleurs en même temps
l'oubli
et tes yeux cherchent des yeux
ta main se tend
et commence le voyage immobile
tu lèves la tête
mais les yeux se détournent
ta voix est silence
le cirque du mouvement continue
la ville nous plonge tous dans l'oubli
le temps
Le temps traversé n'a laissé que poussière,
L'inaccessible et l'impossible derrière nous. Et de l'enfance en soi, qui ressurgit ici ou là.
La vie c'est toujours demain.
vendredi 16 août 2013
muséee - ombre
chaque ombre est un avant
qui reste ancré en nous
comme la peinture au bois
qui, par touches de visible
lie les horizons fragmentés
vendredi 9 août 2013
La bien pensante
Une fois encore, se cogner aux portes de l'humiliante,
Se heurter au vide amer, fielleux de la bien pensante,
Lutter contre l'envie de céder, de rompre le silence,
Se coucher et se draper du plaisir de son absence.
J'écris
J'écris car vous me réduisez à un espace trop étroit dans lequel je suis pliée, repliée, cassée en deux, tête basse, épaules rentrées, voutée.
J'écris car il y a trop de choses en moi, car je crains que votre vide ne m'avale et m'empêche de voler avec les libellules.
251 ou 2159 quelle importance
Ils ne meurent pas tous, mais tous disparaîtront lentement, aujourd'hui, demain ou plus tard.
On ne les voit pas vivants et leur mort enterre aussi l'aveuglement du monde entretenu par la peur.
La rue, les avale pas à pas et les silhouettes dans l'encoignure, sous le porche, s'éteignent une à une.
Comptabilisés, mais sans compter vraiment pour quelqu'un, perdus entre la réalité et la projection.
mardi 6 août 2013
Un monde clos
Ils vivent dans leur monde à contours clos, avec la conscience sourde, que ce n'est pas le monde. La question de ne pas être du monde pleinement les effleure et passe comme le vent. Alors ils s'inventent des états de liesse, des petites angoisses, de quoi se sentir vivant. Parfois ils regardent au-delà de leur ligne mais sans lâcher leur miroir des yeux. Leurs paroles ne reçoivent en réponse que des paroles identiques, comme si rien ne vivait de l'intérieur.
solitaire
Je marche
à ma rencontre
j'avance ainsi le regard indifférent
aux images et aux sons distordus
par vos appétences insatisfaites
rien n'est clair
tout est fragile
c'est de là que mes angoisses vacillent
Non lieux
Ici rien n'est lisse, personne n'est indemne. Nous n'habitons pas ni ne possédons. Nous stationnons parfois entre des intervalles, des croisements. De ces non lieux nous vous offrons ce vacillement constant qui s'oppose à la stabilité pourtant fragile de votre monde. Nous confrontons nos évidences aux vôtres. Ici même l'écho est instable et miroir déformant, mais l'humanité qui en émerge se présente toujours dans son simple appareil.
lundi 5 août 2013
À mots nus
Il me fallait choisir, être hors de moi ou sortir de moi-même.
Je suis ma propre matière que je travaille à mots nus.
Je m'éloigne de mes larmes et j'amarre mes chagrins,
Comme autant de voiles qui me portent au loin.
C'est d'ici que je vogue vers l'ailleurs libérateur.
Chaque jour, je me lève avec le soleil que je salue.
Chaque jour, je me lève avec le soleil que je salue.
Dépression
J'ai traversé le désert sans bouger de là.
En situant le point de départ ; une année.
Un an à tenir tête, à ne pas lâcher ma ligne, à rester active, à me filer des coups de pieds au cul inutiles.
J'ai pris du temps aussi. Pour respirer plus calmement, pour avancer sur le fond de ce désert, réfléchir, mesurer. J'ai mûri.
Le tragique n'est pas dramatique, c'est juste la vie.
Des pressions de rêve
Dans le silence de mes murs, je travaille sur la langue et les mots.
Un mail parfois va me mettre la pression. Je mange alors un sorbet.
Je suis plongée dans un entre deux mondes que j'affectionne.
Je travaille dans le silence et dans l'attente. C'est l'attente qui mène au rêve.
samedi 3 août 2013
À force
Hors de l'ici et du maintenant. Partage sans écho.
Le silence entretient et cajole nos persécutions.
À force tu finis par te dire puis par comprendre
qu'il y a des gens qui sont solidaires des inégalités.
Eux
D'eux on ne connait rien. Ils sont là dès l'aurore.
Dos posés contre le mur et mains tendues.
D'eux on ne veut rien savoir
Même si l'on peut deviner l'épuisement des corps.
Nos oreilles, nos yeux sont détournés par la vie de la ville,
Et l'on reprend nos marches de l'oubli.
Se poser
Se poser dans le silence, se murer et se dire
en reprenant la marche que l'on peut survivre
à l'assèchement des larmes, à l'irréductible,
À ce phare qui toujours devant nous s'esquive.
L'être
Lorsque l'être humain vit encore au fin fond de l'exclusion,
toute son énergie est dans son ombre.
Immense, droite, ancrée aux pavés.
Elle est sa force de vivre, sa dignité aussi.
Chacun va sa vie et ses impasses.
Nous sommes tous dans le caniveau
Mais certains d'entre nous regardent les étoiles.
Hébergement - Un instant
Une étape halte trop brève.
Passé le seuil très vite reviennent, les cris, les odeurs, la violence de la rue.
Le corps renaît sous le filet d'eau attendu et vacille de ce bien être insolent ressenti.
Ce reflet de buée ; un instant d'encore pour y écrire un mot, y tracer un signe.
Un signe de vivre qui s'efface.
Ombre
Le vent, les arbres et le silence qui se pose sur le silence.
Un ciel d'été qui distord la vision, l'horizon a disparu.
Un vide. Un immense flou. Aller sans dire.
L'erre du corps lourd sur l'asphalte brulante.
Avancer vers l'énigme du vivre.
Un passage que recouvre l'ombre.
samedi 27 juillet 2013
Strasbourg Semaine 19
Strasbourg - Le monde
Les plus pauvres et les pauvres sont maltraités à chaque souffle de leur vie. Leurs enfants grandissent à l'ombre des immeubles, sous le regard des dealers et de la compassion organisée.
La mort vit en nous
N'être pas retenu par des racines dans ce cours du temps qui file. Moi j'ai des souvenirs. Jeune j'ai marché dans les chemins du maquis. Aujourd'hui, nous sommes comme suspendu entre révolte et dépression, entre désir d'émancipation et résignation désenchantée. J'ai vu mourir notre combativité.
Refusons
Et si on refusait cette société qui nous divise, nous communautarise et nous assassine à petit feu?. Tout simplement. Et si, on jetait le mal nommé, calendrier social et descendions dans nos rues avec pour seule idée d'être ensemble, là, à un moment que l'on se donne. Et si on refusait la maltraitante d'État ?. Tiens, je vais reprendre du sorbet, ça ne se refuse pas.
Acceptons
Notre part de laisser aller, de laisser faire que nous abandonnons aux manipulateurs de haine. Acceptons d'avoir baisser les bras, de ne plus donner à nos enfants le goût d'apprendre, le découvrir. Relevons la tête. Réinventons le mouvement, un quelque chose qui ressemble au monde dont nous rêvons, et pour lequel nous résistons maladroitement.
L'écho des souvenirs
Tu te tais tu t'atterres tu regardes le ciel tu respires tu avances tu te poses tu bifurques tu sais tu doutes alors tu recommences tu continues tu te tais… Le silence te suit t'enveloppe et te glace. Les souvenirs te poursuivent repoussent l'oubli le chasse le titille. Tu attends…
Vacances
Tu prends le large plusieurs fois par an. Train, avion, voiture. Je prends ma plume, je prends les mots. Crayon, stylo, clavier. Tu prends des photos. Je prends l'imagination. Tu fais un stock de livres. J'aligne des mots. Je m'enfuis, je futile, je fredonne aussi. Je reviens. Dis, quand reviendras-tu?.
...
Donne moi tes pas que j'y pose les miens.
Strasbourg Semaine 18
Cause toujours
La volonté de changer les choses en profondeur est absente. Je vois des enthousiasmes immenses qui se répandent comme des vagues déferlantes, pour des causes inutiles, souvent idiotes à la portée de cette société cliquante. Clic.
Strasbourg - Le monde
Il n'y a provocation que pour les imbéciles qui se sentent provoqués. Se précipiter sur l'info comme un chien sur un os à ronger, ça ne nourrit pas la réflexion, par contre ça fait saliver et baver les légions d'abrutis!
Du peu
Écrire le peu que la voix lance. Écrire peu. Du peu que l'on peut, s'élancer. Rien n'est achevé, tout est en remous et en brisants. S'accrocher, se laisser dériver, selon la furie et le sens des courants. Se laisser porter sans perdre de vue l'impossible rivage. L'incertain est ouvert.
La paix
Pour trouver la paix intérieure, il faudrait d'abord qu'on nous la foute à l'extérieur !
Complicité au loin
J'ai vu la bête en action et j'ai battu de l'âme en solitaire. J'ai entendu le silence s'abattre et je suis partie à la recherche des mots. C'est au loin que j'ai trouvé l'écho apaisant de ma souffrance affolée. Le coeur retrouve son rythme, puis le souffle. Mes yeux s'ouvrent plus largement. L'illégal fait partie de toutes nos organisations autant que le légal.
Strasbourg - Horizon
On peut se satisfaire de ce que l'on a et garder à l'esprit que le reste est à prendre. On ne montre l'autre qu'à travers ses faiblesses, ses incapacités, ses restrictions. Changeons cela, posons nos yeux sur nos qualités, nos possibilités ; sur nos horizons à partager. Chassons ces brouillards de nos regards.
Parfois
Parfois il me semble que je suis d'un autre siècle. L'herbe grasse dans laquelle j'ai si souvent refait le monde par petites touches est devenue herbe crasse. Le rêve n'a plus de goût, plus de saveur, plus d'odeur, plus de couleur. Parfois je me surprends à marmonner et à dodeliner de la tête.
dimanche 7 juillet 2013
Strasbourg Semaine 17
Fatigue
Lutter contre une injustice profondément ancrée dans la société et surtout contre ceux qui n’aiment pas qu’on en parle, parce que ça bouscule leurs habitudes. Ne pas pouvoir détecter avec précision la source de cette immense fatigue. Dormir.
J'étais là
Comme un Haïkus. Quelques mots, Le regard dans le vide, Absorbant les rayons du soleil. J'étais là mais pas sur les photos. Tout ce qui est présenté comme impossible, m'intéresse.
Réveil
Le monde m'a abandonné. Sur un bout de trottoir, jamais le même. Je garde les yeux ouverts sur un vide absolu qui n'appartient qu'à moi. Ma carcasse usée se meut lentement. Elle est plus résistante à s'abandonner au désespoir. J'avance lentement d'un point à l'autre sans destination. Je suis devant toi, mais tu ne me vois pas.
Sans Abri Accompagné
L'accompagnement social, c'est comme d'être placé en équilibre instable au bord d'une marche. On peut monter, on peut tomber. L'urgence est faite d'actions multipliées qui te plonge dans l'angoisse. Un seul mouvement mal calculé peut-être le début d'une avalanche qui balaye tout sur son passage. Nous sommes la brindille que le torrent entraîne.
Ici en partance
On s'absente de nous parfois, c'est une façon de rester là. Le retour des souffrances ne fait pas l'objet de discussions. Elles sont toujours présentes au bord des yeux. Au fil des mots. Un sourire. Un clin d'oeil peut assécher le trop humide au coin de l'oeil.
Soldes
634 euros en moyenne pour le peuple qui n'en peuplus. J'ai en les regardant me passer sous le nez, l'impression que ce sont eux qui sont soldés par tous les comptes trafiqués. Les soldes, les congés et viendra la rentrée dans le mur. Parfois, j'en ai tellement assez que je me m'emmêle les pieds dans l'envie de vivre. Contre. En contre jour. Tout contre. Là.
L'horreur
Est dans les détails. Le cumul d'insupportables. L'accumulation d'informations médiocres. Plus de temps pour la réflexion. La pensée est dirigée. C'est comme le fascisme, ça s'infiltre, ça imprègne, ça déteint. Et ça marche bien.
dimanche 30 juin 2013
Strasbourg Semaine 16
Ce monde me dégoute
Les rebuffades, les impossibilités, les tensions, les déceptions, les incompréhensions, le refus et le silence et la mise à l'arrêt. À la mort pour les sans. C'est cela que le monde nous propose ?
Certitudes
Des uns contre l'autre. La violence s'est glissée partout. Et le brouhaha et le bruit. Pour souffler un peu, pour évacuer l'épuisement il ne nous reste plus que la résignation. Puis rebondir car la misère en silence et précaution retisse inlassablement le fil de l'espérance.
Strasbourg
Dans ses rues autant d'abandons que d'injustices et des millions de passants sourds, les yeux aveuglés par une nouvelle affaire qui n'arrête rien. Rien. Sinon détourner vos consciences du silence qui monte de la misère.
Désillusion
Toutes ces désillusions qui restent dans leur coin. Imagine un jour si elles se réunissent. Nous ne sommes pas perdues. Nous respirons. De la nuit noire. Des égouts. Notre dégout et parfois nos rancœurs. À vous aux autres à tous de réagir aussi.
Omerta
Sur la réalité. Elle dit qu'elle voudrait déplier la terre, mélanger les cartes, les distribuer sans arrêter. Être une pierre abrasive pour que le monde fasse peau neuve. Parler et dire. Ce temps infini que j'ai passé à tourner et retourner dans mon pauvre crâne des choses à dire. Et des comment pour commencer les phrases.
Strasbourg
Les autres ; comme eux nous sommes ici pour partir. Partons ensemble. Restons ensemble. Je préfère m'isoler pour me sentir moins seule. Parfois.
Toute vérité est-elle bonne à dire?
Oui. Sauf si tu viens d'ailleurs. Sinon. Tout mensonge est bon à dire, fonctionne beaucoup mieux. Dire n'importe quoi, parler sans arrêt, répéter des flous, appuyer sur des mots choisis, faire du vent, garder l'attention sur soi. Parce que plus un truc est répété, plus il s'inscrit comme vérité objective dans les esprits.
dimanche 23 juin 2013
Strasbourg Semaine 15
Maintenant
Le marché de la misère et maintenant le marché de la haine marchent bien. Ils ont souvent de belles inter-actions. D'ailleurs aujourd'hui je vais me fabriquer une chimère ; un idéal. Je le partagerai sur FB et vous cliquerez j'aime ou pas ; on reste libre de l'index.
Delete
Les riches, le patronat, les pauvres, les étrangers, les gitans, les délinquants, les financiers, les cols blancs, les catholiques, les musulmans, les autres, les femmes voilées, les femens aux seins dévoilés, les syndicalistes, les militants, les politiques, les tous pourris, les bisounours aussi, les chômeurs, les handicapés, les sans abri, les malades, les vieux, les jeunes, … Ai-je oublié un genre ?. On s'efface tous, il ne reste rien. On ne refait rien.
Le développement durable
Certains vous diront que c'est l'humain d'abord, l'humain au cœur, … Ils ont parfaitement assimilé cette idée car en effet, le développement durable c'est eux d'abord. Une lente fatigue assassine les sans ; sans commentaire et durablement.
Même si
On avance quand même. La ligne d'horizon s'efface. Les arbres sont hauts. Les murs peuvent s'abattre. Le soleil brille. La pluie tombe drue. Il fait froid. Il fait chaud. Je demeure muette. Même si j'ignore tout de ce monde qui n'est pas le mien, qui m'est devenu étranger, la libellule reste magique.
Strasbourg
Tout semble triste. Même vos maisons ont le coeur sombre. La femme semble lasse. Son sac plastic rempli, au bord de craquer, collé à son mollet. Contact rassurant. Elle veut savoir ce que je note dans mon carnet "l'inexistant ou le réel ; je les confonds souvent". Son visage reste de marbre. Mais j'imagine que sa peau est au moins tiède comme le café servi au "point repos" où la lumière est violente et le bruit assourdissant.
Résistance
C'est à l'existence que je résiste. Et si d'aventure vous fomentez le projet de changer le monde, rappelez-vous que nous le partageons tous.
Les grands et les petits
Quand des grands discutent, c'est bien connu, les petits se taisent, surtout si c’est de la sauce à laquelle on se propose de les bouffer dont il est question. C'est pourquoi dans l'éducation des enfants du squat nous avons le module "interromps intelligemment". Les grands ont l'intelligence de l'absurdité, les petits doivent acquérir celle de l'esprit.
lundi 17 juin 2013
Strasbourg Semaine 14
Monde
L'épiphénomène qui cache le phénomène. Le mal est bien ancré. Installé. Puis viennent les comptables, les contrôleurs. Le monde aboie après que les chiens soient passés.
Dans un silence de mort
J'arrive pour de brefs instants à me persuader que le monde n'est pas fait que d'ogres et de barbares. J'écoute de la musique. Ça aide à croire qu'il existe autre chose. Autre part. J'aime les ballades.
Catastrophonie
Je ne sais pas comment vous faites pour vous réveiller intacts. Je ne sais pas comment me parler je ne sais pas me réconforter. Apprendre. Je ne contrôle pas mon cerveau, je me réveille le corps comme tuméfié.
Strasbourg
Marcher dans les rues de sa ville ; une histoire de caves. Il pleut, ça va nous faire une conversation. On pourrait mieux dire mais on va médire. La généralisation tue les bonnes idées.
Lassitude
La paix sociale
Il ne faut pas parler des choses qui fâchent me dit-il, Ok on laisse les choses pourrir et fâcher les autres, c'est ça?.
Strasbourg
Parfois nos intuitions se télescopent. C'est l'inconnu qui offre les surprises les plus fortes. La meilleure façon d'utiliser et de s'amuser avec les réseaux est d'y déposer son truc et point barre. L'échange sur le net est virtuel. L'indifférence y a par contre le même goût amer
samedi 8 juin 2013
Strasbourg Semaine 13
Strasbourg
C'est toujours trop tard, de toute façon et le mal est toujours fait. C'est pas la vie ça. Ha si. Avec des hauts et des bas. Si j'enlève le bas il reste le haut?.
Solidarité
Pendant qu'ils croisent le fer, croisons nos errances. Sans la nommer, vivons là, donnons lui étincelle. Bien que. Face aux "belles idées" des bien-pensants, la réalité reste la réalité. Plus de pauvres, plus d'exclusion, plus de rejet, … Nous sommes déjà retournés vers l'esclavagisme... subventionné.
Perdu
In-formé, re-informé, dé-informé, sur-informé, contre-informé. Out. Gavé de conneries, de manipulations cliquées et re-cliquetées. Coincés dans des obligations minables qui payent la redevance télé.
Strasbourg
Je retiens le verbe espérer. L'argent est toujours le grand vainqueur. Ville décor. Monde décor. Par avant Par après Partir. Tir, se tirer. À tire d'ailes. Elle. Rongée d'angoisses.
Strasbourg
Je me souviens de l'exil de porche en porche, des pas de portes fermées. J'ai oublié les détails. C'est vrai. L'essentiel reste vivant. Je me souviens. Le ciel pour toit. De toi et de rien. Des moments entiers se sont gravés et d'autres sont effacés. Nous partageons nos mémoires. Tu aurais pu me prévenir avant de mourir. Je n'étais pas prête.
Fascisme de salon
Chaque année le compte des morts de la rue passe inaperçu ! Et les suicidés on en pense quoi. Au trou. Normales et démocratiques sont donc toutes ces morts de misère et d'exclusion chaque jour. Çà aussi c'est du fascisme. Rampant et infiltré
Strasbourg
Il fait beau. Ça ne change rien.
dimanche 2 juin 2013
Strasbourg Semaine 12
Strasbourg
Plus de poésie. Moins de concessions. Faire taire ceux qui ne parlent de rien. Plus de moi. Plus de nous. Nous sommes du monde.
La marche peut-être
Se partage mal. Une personne du silence qui ait le goût de l'éloignement au coude à coude, peut-être. Un flot de mots m'éreinterait trop. Se déplacer, regarder, mesurer, comprendre. Ça pourrait être simple.
Point météo
Dans le ciel une tempête d'eau qui se répand sur les hommes qui cherchent un abri qui leur est refusé qui va vers l'église, le temple, qui ferment leurs portes à clé qui n'attendent plus rien qui cherchent un abri qui avancent qui attendent qu'une association ouvre ses portes qui sont déjà envahies par les hommes qui cherchent un abri qui
Directeur
Un boutiquier. Une mentalité de propriétaire. Tout lui est dû. Véhémence des sectaires qui détiennent la vérité absolue. Étant donné qu'il suffit de croire. Bien sûr. Se dire que les autres ont probablement un peu raison quand même. Avancer à son rythme.
Strasbourg
Aller de seuil en seuil sans jamais pénétrer la demeure. Longer les portes closes, se laisser avaler par la nuit. Être du mauvais côté des murs. Être hors les murs, hors les frontières.
Écrit et ratures
Sans l'écrit et mes ratures je dériverais dans les névroses de ce monde. Je ne me poserai pas de questions. Je serai vivante et non existante. Je flotterai dans nos néants. Je crois qu'on peut se donner comme exigence de ne jamais cesser d'apprendre. En toute occasion. De tout de tous.
Ceux là
Qui défendent une cause, précise, déterminée, limitée me font peur. Ceux là qui rajoutent des frontières entre les hommes, entre les misères. Ceux là qui me passent sous le nez sans voir. Ceux là sont-ils à combattre ou à ignorer. Ce temps est celui du marché noir de la pensée.
dimanche 26 mai 2013
Strasbourg Semaine 11
Strasbourg
Sortir sans destination. Remonter les rues, longer les trottoirs. Compter les sans abri machinalement. Voir entre les lignes. Lire la ville. Avancer et revenir.
Boulot Pause
Sortir du bureau, fermer à double tours, longer le couloir du A, respecter le marquage au sol, passer un sas, deux grilles, descendre deux étages, passer un sas, deux grilles, longer deux couloirs, passer deux portes... dehors fumer une cigarette... et revenir
Furtive
Si je devais écrire un journal de batailles il ne serait que des répétitions.
Strasbourg
Sans Abri, chaque minute marque vos chairs et nourrie les divagations. La dérive donne parfois des fruits du hasard.
Strasbourg
Je ne veux rien endosser de vous. Ni cautionner. Tourner mon regard vers mes compagnons de galère et ceux de la poésie. Voilà tout. Je vais continuer d'avancer avec mes petits cailloux.
Sans-abri
Éveillez une compassion furtive, de surface et de bon ton. Notre créativité, nos résistances inventives, nos compétences, nos partages, nos solidarités emplies de douceur, sans calcul, sont un exemple à suivre. Mais n'intéressent que les marchands.
Les associations
Pour moi les assoces c'est terminé. J'en ai assez.
jeudi 9 mai 2013
Strasbourg Semaine 10
Jean D
Le poète n'est pas absent, il n'est plus là. Je voudrais vous dire. Les mots battent de l'aile. Ils restent figés. C'est par le poème que nous trouvons nos coïncidences et à nous-mêmes que nous restons absents.
Strasbourg 2014
Les anges eux?. Vos enjeux ne sont pas les nôtres, nous ne faisons que vivre. Et si vivre pour nous, n'a pas de prix, ce n'est pas monnayable. L'obsession de la vie.
Suicidaire
C'est à la racine que je suis brisée. Je ne cours pas sous l'orage car ça ne le fait pas s'éloigner. Avis aux suicidaires ; attention, il pleut des cordes.
Binôme
Me voici devenue plusieurs. Je suis binôme. Deux en lutte, l'une en colère, l'autre qui rêve. Vivre ses plusieurs, désarmer la voix intérieure qui vous souffle l'abandon. Je vous abandonne ces mots, ils ne m'appartiennent plus, ils ne sont plus à moi.
Strasbourg Pollution
Une bouffée d'air après l'autre il va vers l'étouffement. Il se faufile dans les ruelles étroites, s'éloigne des échappements. Il enfile les voies sur le fil d'une vie flageolante. Tapie dans l'ombre de ses poumons la fuite peut-être. Survivre parmi vous ; vivre au milieu de rien.
Audience
Des bouts de phrases parsemées de silences. Ça vous claque, estomaque. "J'ai bien compris que pour beaucoup de gens je suis moins qu'un chien". Sensation. Parfois écrire me ramène dans le parking du quartier gare. Ils lisent dans mes yeux. Peut-être pas.
Strasbourg
Les sans-abri. On les ausculte, les libère, les entrave, les abandonne, les soigne, on les fait parler et mentir, parfois et puis on les oublie... Nous aussi on a besoin de rêver. Au propre comme au figuré. Yeux qui s'embrument......souvenirs qui remontent.....
vendredi 3 mai 2013
Strasbourg Semaine 9
Le monde
Le monde est à la distance idéale, celle de ma myopie et lunettes égarées. Demain est-il à-venir ou simplement un jour qui vient s'ajouter. J'ai l'impression que nous vivons accrochés à des hypothèses.
Strasbourg
Nous sommes là où tu ne regardes plus. Viens est une route étroite. Trop d'évidences dont je n'ai pas envie. Plus envie. Le monde s'accroche au vide, la vérité se fait furtive. J’ai perdu la foi en l’amour. Pourquoi se lever puisque le monde est à ras de terre ?.
Tram 6 heures
Il dort d'un sommeil agité. Soudain s'assoit et râle, tente de se redresser, retombe. Les gens ont peur et s'éloignent. Je m'inquiète de lui, de ce qu'il a avalé. Les sans-abri copains me rassurent "ils gère". Il va faire autant de fois que nécessaire le tour de la ligne. Juste de quoi tenir debout et aller. Allons-y.
Strasbourg
Vais-je me lancer dans le nettoyage des vitres. Voir, regarder à travers une vitre. Il reste toujours des traces parfois invisibles à l'oeil. Le vrai est pesant, la vérité s'est égarée dans vos coulisses tortueuses. Où est le drôle?.
Effacement
La rue c'est l'absence. Une douleur qui au fil des années se transforme. L'absence devient préférable à toute compagnie. On ne meurt pas de la rue, on disparait, on s'efface. On se gomme sur l'asphalte.
Strasbourg
Et c'est l'absence du monde qui se cache dans mes phrases. Je préfère porter en moi la contradiction. Tu combats dit-elle. Laisse moi suivre le vol de l'oiseau qui m'entraîne au-delà des nuages. Et si on faisait des plans sur la comète. Seuls les imbéciles ont des prétentions sur un réel changement. Changer le futur lorsqu'on ne peut le percevoir est le cadet de tous nos soucis. Il y a l'expérience vécue et il y a les discours.
Strasbourg
Hier soir j'ai ri. Trois fois, exactement. Ça m'a fait un drôle d'effet. C'est un fait. J'envie parfois les gens qui ne se rêvent pas ailleurs. C'est la poésie qui fait barrage à mes larmes. Je ne sais toujours pas à quoi servent ces phrases en semaine.
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