dimanche 24 juin 2012
samedi 23 juin 2012
L'insurrection viendra t-elle ?
Nés de la peur de dire
Communiquer en folie
Héritiers du vide
Dès la naissance
Soumis et soumises
Laissant le monde tel qu'il est
Le préférant ainsi
Feindre le savoir
Et ignorer
L'insurrection viendra t-elle ?
Ne laisser percer une pointe de discorde
Qu'en des temps réglés et permis
Des bribes, des élans, des fragments,
D'un futur naissant et déjà en ruines
Un avenir sans commencements
Un passé sans empreintes
L'insurrection viendra t-elle ?
Alors que le monde se sent ;
Être de partout
Et se retrouve nulle part
Via le miroir déformant,
D'une perception virtuelle
Mo.Maitte
23 juin 2012
dimanche 17 juin 2012
mouvement
Et puis à un moment, la corrosion du désespoir cesse.
Un mouvement de bien être vient t'effleurer.
Et alors se déploie un océan de caresses.
Il était temps que les pensées redeviennent légèreté.
Maitte
16 juin 2012
samedi 16 juin 2012
vendredi 15 juin 2012
dimanche 10 juin 2012
déplacée
Tout doucement se retrouver embourbée dans une lassitude agacée, voir se fabriquer des gâchis, des injustices. Se sentir déplacée, de n'être qu'un fil sans maille, une pierre sans montagne.
Voguer dans des sentiments qui me brouillent l'âme, ne plus supporter la médiocrité mais surtout le silence qui la nourrie. Extraire de soi le renoncement qui germe.
Maitte
9 juin 2012
barbarie
au jour le jour le monde
est invivable
pour des millions d'hommes
et leur lente agonie
leur mort ne nous concernerait pas?
nous devrions rester là
à nous taire
à faire fleurir nos vers?
si la peur de la boucherie,
si la honte de la barbarie
ne vous fait pas bouger
c'est que vous êtes morts
vous aussi
en quelque sorte
morts
morts nés
morts sans humanité
morts sans solidarité
morts sans espérances
morts sans regrets
morts de ne pas avoir fait le petit pas
qui nous sépare tous
et
nous ne serions que des passants
sur cette terre vide
arriver au bout
de rien
avec au bout de chaque jour
un autre jour qui mourra lui aussi
en emportant son lot de crimes
Maitte
9 juin 2012
mardi 29 mai 2012
avancer
Repenser, revenir,
Avancer à moitié
S'écouter d'une oreille,
Perdre le fil
Repenser, revenir, avancer
Maitte
28 mai 2012
Avancer à moitié
S'écouter d'une oreille,
Perdre le fil
Repenser, revenir, avancer
Maitte
28 mai 2012
vendredi 4 mai 2012
Dialogue - Actu FB
• Quoi encore ? Accouche au lieu de faire cette tête de veau !
• "Tu m'ignores. Je le vois bien que tu m'ignores. Tu fais comme si je n'étais pas là."
• Je vais être honnête avec toi ; c'est vrai … et c'est faux. Ce n'est pas toi que j'ignore ; mais tous ces mots qui sortent de ta bouche. Tu comprends mon bichon, mon choupitruc ? Parce que Toi, tu penses bien que je t'adore.
• "C'est bien vrai ? Tu m'adores ?"
• Absolument ! Maintenant, tais toi donc, profitons du silence. Va donc me chercher une bière tiens.
Maitte - Actualité FB
3 mai 2012
mercredi 2 mai 2012
L'emmerdeuse - Actu FB
"Tu es toujours à côté de la pensée poétique"
Pourquoi dis-tu ça ?
"Je n'ai pas trouvé d'autres mots pour dire que tu m'emmerdes."
"Que se passe t-il, ai-je mérité cela, cette méchanceté?"
"C'est un constat, une sensation, un sentiment, une impression, … Avec toi, j'ai toujours l'impression que tu écoutes aux portes, même si ça s'appelle facebook et que tout y est public. Tu réduis tout à un trou de serrure ou à un trou du cul. "
"Tu es odieuse"
"Veux-tu un peu de Chantilly dans ton café, c'est divin?!"
"Tu es adorable. Il fait si beau. Je vais reprendre de ce délicieux gâteau."
Maitte - Actualité FB
1 mai 2012
mardi 1 mai 2012
mardi 10 avril 2012
des clics et des claques
de nos jours il y a des fils, des clics, des ondes
pour nous rejoindre partout dans le monde
et pourtant je reste seule dans mes songes
nos effleurements ne sont que vent léger, brise de nuits agitées et filaires
je reste lovée dans le gîte de mes mots qui filent sans que je puisse les retenir
Mo.Maitte
je reste lovée dans le gîte de mes mots qui filent sans que je puisse les retenir
Mo.Maitte
9 avril 2012
samedi 31 mars 2012
jeudi 29 mars 2012
mercredi 28 mars 2012
dimanche 25 mars 2012
mon voilier Emmaüs
je regarde mon voilier posé sur une mer d'huile
peut-être se demande t-il comment il est passé du capharnaüm d'Emmaüs à ce mur
planté sur ce clou
il flotte dans le soleil
je sais qu'il aimerait sortir un peu du cadre, sortir de ces bleus pastels
il rêve d'un ciel flamboyant
il espère en une mer plus remuante
Maitte
24 mars 2012
Personne n'a envie d'avoir des idées noires
je vis au pied du mur
dans le gris du monde
je m'efforce d'entrevoir
un miracle dans la vie
Maitte
24 mars 2012
Vides à l'envie
Pour s'élever, pour se redresser, le rêve est un possible, un peut-être ; une part de réalité.
J'observe, mon coeur en berne, le monde proche et l'autre, le lointain, derrière un écran froid.
Observer et s'observer.
Nos vies enroulées sur elles-mêmes ;
Ne plus donner, ni recevoir pour partager ;
Ne plus se laisser aller, mais se surprendre ;
Oser et s'oser.
Ne pas rester vides à l'envie ni au désir.
Maitte
24 mars 2012
mercredi 21 mars 2012
Taisons-nous tous !
Je propose une minute de silence
pour les millions d'enfants du monde qui meurent sous les coups, dans les guerres, de faim ;
pour les environs 200 femmes battues qui meurent chaque année ;
pour les environs 400 Morts de la rue ;
pour les morts d'AZF, de Fukushima ;
pour tous les suicidés du libéralisme ;
...
Je propose une minute de silence pour la solidarité nationale.
Taisons-nous tous !
le 20 mars 2012
pour les millions d'enfants du monde qui meurent sous les coups, dans les guerres, de faim ;
pour les environs 200 femmes battues qui meurent chaque année ;
pour les environs 400 Morts de la rue ;
pour les morts d'AZF, de Fukushima ;
pour tous les suicidés du libéralisme ;
...
Je propose une minute de silence pour la solidarité nationale.
Taisons-nous tous !
le 20 mars 2012
mercredi 14 mars 2012
le miroir
Les douleurs disparues n'entraînent pas le soulagement.
Trop de peurs du vivant restent tapies dans mes ombres.
Le dilettante miroir ne reflète plus aucun contraste,
Seule subsiste une masse de dix formes grisâtres
Je ne peux fixer mon regard parti je ne sais où
Et dans ma tête le bruit hurlement s'empare du vide
Rien ne résiste à la volonté qui s'éteint
Monique Maitte
samedi 10 mars 2012
petites phrases
je porte parfois un masque à fables
moi même parle à moi m'aime parfois
sans tous les salauds de pauvres du monde, et leur envie de bouffer à leur faim, on s'en foutrait de cette poignée de salopards avides ...
dimanche 4 mars 2012
pré carré
Défendre son pré-carré.
En bafouant bêtement la solidarité,
qui se noie dans des concepts ...
Maitte
3 mars 2012
lundi 20 février 2012
l'effacement
l'effacement
c'est te chercher dans un battement de cils
t'attendre
en ne sachant ni ton nom, ni le son de ta voix
bruissement
qui viendra embraser l'étrange squelette calcifié
l'inattendu
pour un coeur empli de vieux amours déchus
Maitte
19 février 2012
Misères du monde
Les Morts de la Rue
Continuent d'arpenter nos rues.
On se rapproche d'eux ; parfois
L'humain fait la loi.
Nos faims nous font tenir
Celle de la vie, celle de l'amour
Faim de révolte ou d'abandon
Nous n'osons aller plus loin.
Maitte
19 février 2012
jeudi 9 février 2012
lundi 6 février 2012
les morts de la rue
Toutes ces vies qui s'éteignent dans l'indifférence
Ou dans une compassion saisonnière que vous offre les médias attentifs à l'audimat.
À force, ces morts qui s'accumulent, ça fini par compter un peu.
Non?
Maitte
05 février 2012
dimanche 5 février 2012
le vent ne veut pas mourir
le vent ne veut pas mourir,
il empli le squat d'un sifflement incessant et d'un froid glacial.
Ce vent qui fait vibrer les fenêtres et claquer les portes, contre lequel nous devons résister jusqu'à l'épuisement ; jusqu'à l'abandon.
Ajouter une paire de chaussettes, garder les gants ; les doigts gelés nous font comprendre que c'est inutile.
Ce vent n'a rien de spectaculaire, pas de grandes bourrasques, pas de tourbillonnement. Il est là, infatigable, il souffle calmement, imperturbablement.
Le vent ne veut pas mourir.
mardi 31 janvier 2012
dimanche 29 janvier 2012
Atelier d'écriture de la rue
LA RUE
passer de la rue à la vie pour nous c'est rester dans le cauchemar, sauf qu'il y a une petite flamme
manger à sa faim certains jours c'est courir à sa fin car ton corps il a pas l'habitude et dans ta tête tu pleures
même l'humidité de mes larmes j'aime pas, parce que ça me rappelle les sillons que la misère à creuser dans mon visage
si on me ramène au pays je meurs alors je veux mourir ici pour essayer de vivre
je sais pas pourquoi je suis à la rue, j'en ai aucune idée, c'est comme ça
la vie je l'aime mais c'est notre vie qui est trop moche
les travailleurs sociaux ils savent pas faire vivre les discours alors ils parlent de plus en plus et on les ignorent plus les pauvres
j'ai 19 ans je suis des foyers, de l'école de la 2e chance, des éducateurs, alors la rue, le vol, la violence c'est normal
si t'as pas vécu pour de vrai un malheur tu sais pas donner au malheur un goût d'espoir
maintenant je sais que c'est pas ma faute c'est juste une maladie alors je peux me dire "t'es manioc dépressif" et je rie
moi je pense que le problème c'est qu'on a pas compris que si on meurt c'est parce que la confiance est morte
les gens nous aiment pas, ben moi j'aime pas les gens, mais moi je ne leur fait pas de mal, je suis neutre en quelque sorte
j'aime beaucoup imaginer la vie des gens quand je regarde les fenêtres éclairées, mais la mienne je peux pas encore
on a quelque chose que les logés n'ont jamais sauf les malades, quand on se réveille on est content d'être vivant
on encaisse trop, on accepte trop les injustices, l'humiliation, notre misère elle est aussi dans la tête
La violence c'est à chaque moment qu'elle peut arriver c'est juste comme ça, c'est ça la rue
j'ai 36 ans alors moi je verrais pas le changement pour nous, mais peut-être que les prochains dans 10 ou 20 ans oui
pour tenir à la rue faut pas penser plus loin que l'heure qui vient sinon tu vois pas le bout, mais le mieux c'est de ne plus penser
je me rappelle pas la vie d'avant parfois c'était comme ça parfois autrement, tout est embrouillé et c'est tant mieux 1/2
les souvenirs c'est juste bon à te foutre la tête en vrac 2/2
alors moi je suis homo et j'ai le sida mais le pire c'est que mes parents m'ont virés, ça je ne l'accepte pas
J'étais sous le porche de l'église depuis 5 ans, mais le nouveau curé a téléphoné à la police. Je regrette qu'il ne m'ait pas dit de partir en face.
LA MANCHE
avec la manche, je regarde défiler les gens tous les jours, ils me voient pas, mais moi je vois que je ne veux pas être comme eux
si je baisse les yeux c'est que je ne veux plus voir les yeux des autres
FEMMES DE LA RUE
on m'a volé mes enfants parce que je suis à la rue, mais on m'a pas proposé de logement ni l'assos ni le juge ni la mairie
mon mari il me frappait et on l'a condamné a pas recommencer, il souriait au juge et moi je puais
pour être tranquille je vais à la bibliothèque tous les jours alors du coup je lie, maintenant j'y vais aussi pour lire
je suis pas une putain, je suis obligée de me prostituer et quel choix j'ai puisque j'ai pas de papier ?
si tu deviens pas pire qu'un mec, soit t'es violée, soit tu te maques à un connard
PRISON
j'ai volé pour aller en prison mais le juge m'a donné une chance, alors je galère à la rue, c'est pas de chance 1/2
je voulais vraiment aller en prison pour être plus libre que SDF, tu as chaud, tu manges, tu es soigné et tu peux aller à l'école 2/2
tu voles pour manger tu vas en prison tu sors t'es à la rue tu voles et tu deviens un récidiviste et t'es foutu
la vie, la rue, la prison, c'est ça qui fait que je suis violent, mais la prison c'est le pire
LA NATURE
moi je pense que la nature elle va tout foutre en l'air, y'aura un grand raz de marée qui nettoiera tout, mais pas les hommes 1/3
c'est la nature qui peut faire comme une révolution et là les hommes ils seront égaux devant elle 2/3
parce que les révolutions des hommes ce sont des appels à la guerre tu vois et au bout y'a des perdants et c'est nous 3/3
y'a que la nature qui te donne quelque chose de beau, c'est pour ça qu'il faut dire aux gens de pas nous chasser des parcs
la nature c'est le seul truc vivant que j'approche
POLITIQUE
ceux qui font de la religion ils sont comme les partis et les syndicats, ils sont incapables d'agir pour l'égalité
tu sais toutes ces lois, tous ces décrets, c'est juste une fabrique a paranoïa
Strasbourg elle se fabrique pas pour nous, c'est une ville qui calcule trop alors elle nous calcule pas
dans ma tête je m'en fiche de tout, je mange un truc, je bois mes coups, je suis avec les pots, alors je ne fais pas les démarches
quand je serais grand je ferais la révolution même si j'y crois pas
Il y a forcément une raison qui fait que chaque démarche est compliquée et une raison à t'obliger à beaucoup de démarches.
CHIEN ET CHAT
moi j'aime la vie, j'aime rire et même je chante et j'aime l'amour, c'est tout grâce à mon chien Rikiki, il est tout pour moi 1/2
depuis que je suis au collectif sdf, Rikiki il mange mieux, il a plus peur des gros chiens, il boit plus dans les mares polluées, alors moi aussi 2/2
maintenant que j'ai trouvé ce petit chat abandonné j'ai un ami pour de vrais alors je dois faire attention car je suis responsable de lui 1/2
je vais appeler mon chat sardine comme ça il sera heureux d'être toujours une gentille blague 2/2
Mon chien est un mastodonte, y'a pas plus gentil que lui, mais les gens préfèrent les peluches de taiwan les cons
EXPULSION
moi je suis tombée à la rue après que mon propriétaire m'a chassé pour mettre son fils et il m'a prit mes affaires mais le juge a rien fait et voilà 1/2
je suis pas un feignant, pas toxico, pas alcoolo, pas voleur, j'ai été expulsé de mon logement et ça ne plait pas que je le dise 2/2
COLLECTIF
Avec le collectif sdf on est entre nous et on vit en autonomie, c'est la vraie vie presque et du coup on peut aider les autres pour de vrai
LaMô, quand je serais grande je veux être comme toi, sauf que je voudrais rire quand même
Je suis très content de la tente que le collectif sdf m'a acheté, maintenant je n'ai plus besoin de stresser pour faire le 115
Avec le Collectif on peut accepter d'être comme ça, mais avec l'envie que ça change à son rythme parce qu'on est des humains
Le collectif sdf t'es avec des gens de la galère, t'es compris, t'es pas seul pour faire tes trucs et tu aides les autres, suffit d'être là
On a pas besoin de raconter sa vie, on est pas obligé d'en inventer une et qu'après tu sais plus ta vie.
Quand je regarde par la fenêtre du squat je vois rien, les images sont trop mélangées, c'est un grand brouillard
Le squat il t'enlève des peurs, mais il en reste toujours assez pour être mal
C'est sûr que de refuser la télé au squat ça parait n'importe quoi et puis tu te rends compte que ça te soulage
Faire les marchés, aller voir les commerçants, faire les achats en gros, stocker puis redistribuer, c'est mon premier travail et je suis fier
Moi je suis le Geek, c'est mon surnom et je l'ai mérité, je fais la revue de presse pour que personnes ne disent qu'il savait pas
Ben moi je serais cuisinier, je vais rentrer dans un truc hôtelier pour apprendre et avoir le diplôme, mais d'abord je dois me sevrer
Alors je suis passé au squat2 parce que je suis à la fin de la méthadone et que j'ai rencontré une fille normale
ALCOOL - DROGUE
quand je suis très saoul, je crie fort, mais c'est que du bruit et les heures de silence avant pourquoi on s'en branle hein?
Faire la manche, c'est vraiment avilissant mais on a pas le choix, j'ai droit à rien et je suis toxicomane 1/2
je vois pas pourquoi on m'emmerde avec la drogue vu que je la prends sur ordonnance à espace & dépendance, je suis clean 2/2
tellement c'est compliqué une journée à la rue que ça te force à rester dans un coin tranquille et tu bois ou tu te drogues
la drogue c'est pour oublier, mais surtout c'est pour ne pas ressentir pourtant j'aime me réveiller alors je viens à l'atelier 1/2
je voudrais des crayons de couleur et un taille crayons pour écrire des maux joyeux 2/2
HÉBERGEMENT
au chrs on me gavait de mots, d'idées, d'ordres, de règles et le soir on se terminait devant la télé, alors je suis revenue à la rue
C'est de la merde les hébergements. Même le meilleur il ne sait pas te laisser tranquille, ça jacasse à ta place, ça pense pour toi
Quand on me considèrera plus comme un débile j'irais en hébergement, mais je serais mort avant
Je veux plus y aller, je veux pas être avec des gens que je connais pas, je veux être tranquille et me reposer
Dans les hébergements tu as toujours la menace d'être viré pour un rien, alors je préfère rien du tout et me démerder
J'ai fait une crise cardiaque, 5 jours après mon retour de l'hosto, l'assistante sociale m'a convoquée et m'a dit de penser à chercher un job
Les foyers c'est trop de stress.
je peux pas y aller, le directeur il allait mettre Rikiki à la spa, il disait que Rikiki était un encombrement
28 janvier 2012
jeudi 5 janvier 2012
état permanent d'inquiétude
aimer cet état permanent d'inquiétude... l'avoir dans son camp et se balader dans les rêves
lundi 2 janvier 2012
samedi 31 décembre 2011
jeudi 29 décembre 2011
samedi 24 décembre 2011
vendredi 23 décembre 2011
Strasbourg
Strasbourg
Ce nom évoque une autre réalité que cette image publicitaire à facettes que certains veulent lui donner pour attirer le touristique et son portefeuille.
samedi 17 décembre 2011
perpétuel exil
Cette impression de ne pas être là où l'existence à du sens,
Où elle coulerait dans le creuset de vies fleurissantes.
Le perpétuel exil s'est installé ; que je feins en vain d'ignorer
Monique Maitte
17 décembre 2011
vendredi 16 décembre 2011
le mal est fait
la rue ce n'est pas la vie
pourtant nous devons survivre en elle
qui est la plus violente de tous nos ennemis
nous devons résister aux marches forcées
entourés de travailleurs sociaux
qui nous cadrent et nous encadrent
qui nous pressent chaque jour
dans de vaines démarches
qui peuvent se répéter
se répéter à l'infini
et qui oeuvrent à nous épuiser encore plus
ils se contentent pour nous de miettes insuffisantes
qui ne règlent rien et pour lesquelles certains nous montrent du doigt
miettes, qu'une société avide lâche avec parcimonie
sans jamais avoir conscience
du mal qui nous est fait
Monique Maitte
jeudi 15 décembre 2011
la vie est toujours réelle
j'écoute les marchands d'utopie
les voleurs de parole
distiller de creux discours
qui n'ont d'autre but
que de vous faire croire
que vos vies sont belles
ou pourront le devenir
un jour prochain
vos vies …
n'avez-vous donc jamais ressenti
que vous êtes esclaves de l'immobilisme
du mépris, de l'indifférence
nous sommes du même troupeau
qui se calque avec maladresse
à un modèle imposé
qui reste inaccessible
car il n'accepte aucune de nos faiblesses
nos vies ne peuvent être des paradis
artificiels
ma colère est tombée maintenant, mais
personne ne peut empêcher l'envol de l'écrit
ni son jaillissement turbulent
Monique Maitte
mardi 13 décembre 2011
personne n'a raison
Vous aurez toujours tort face à nos souffrances.
Un quotidien lourd, l'espoir devenu rance
personne n'a raison, personne n'a raison
Monique Maitte
jeudi 1 décembre 2011
Le désespoir ronge chaque pas
Je ne voulais pas voir l'amour mort, ni ressentir la violence, ni me reconnaître dans ses mots... Alors, je suis entrée en silence.
Le replie de moi, le froissement de mes peaux. Seuls les coups me redonnaient vie et m'abrutissaient. Je tombais dans un sommeil carcan sans rêves, sans mouvement.
Mes os cassés un à un, la douleur constante ; je me sentais vivante. Le trop humain était devenu une gêne, un chemin impossible, des paroles inutiles, un frein à ce destin dessiné.
Chaque possibilité de m'échapper de cet insensé enfer était étouffante et aussi lacérante que ses jeux de cutter.
Je me sentais en symbiose avec le monde, je lui appartenais. Je me laissais glisser dans l'étouffement institutionnalisé. Rien de ce que j'avais à dire n'était entendable, rien n'était écoutable. Je n'avais pas la forme, la syntaxe était mal choisie.
Le silence de la parole, mais pas celui de l'écrit. Écrits et cris vains.
Il m'était impossible de rejoindre un ailleurs.
Le désespoir ronge chaque pas.
Puis, dans tous ses impossibles tissés un à un ensemble j'ai retrouvé le fil de l'espoir.
dimanche 13 novembre 2011
jeudi 10 novembre 2011
qui est vivant ou mort
Qui est vivant ?
Qui est mort ?
Comment le saurais-je ?
Je ne le sais pas de moi
Monique Maitte
la vie m'a dit
La vie m'a dit
en me faisant des reproches
que je ne pouvais perdre mon bagage
mais qu'elle non plus ne se perdait pas
Monique Maitte
pas d'autre chemin
une pluie froide tombe
et le vent fou gronde
pas d'autre chemin que celui-là
Monique Maitte
sans se retourner
Plus le temps passait et plus je m'enfonçais dans le bas-côté
je n'avais qu'un bagage léger, je portais pratiquement tout sur moi
mon bien le plus précieux étaient des petits carnets noircis
que j'avais attachés par un élastique épais, solide
j'alignais les mots, les phrases sans jamais me relire
qu'avais-je écrit, qu'avais-je pensé, dit, ressenti, quel était le liant
j'avançais sur ces carnets comme dans cette vie, sans me retourner
Monique Maitte
l'amitié
Souvenir puis fragment de rêve,
je n'ai jamais cessé de fouler les pavés de l'amitié
Monique Maitte
un jour
Tous ces mots,
écrasés par le poids de vos silences,
un jour,
s'évaderont ensemble de nos coeurs
dans une nuée d'espérances
Monique Maitte
glissade
balafre légère tracée dans le temps,
tes moments de colère,
égratignent mes enchantements
Monique Maitte
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