mardi 29 mai 2012

avancer

Repenser, revenir, 
Avancer à moitié 
S'écouter d'une oreille, 
Perdre le fil
Repenser, revenir, avancer

Maitte
28 mai 2012

vendredi 4 mai 2012

Dialogue - Actu FB

• Quoi encore ? Accouche au lieu de faire cette tête de veau !
• "Tu m'ignores. Je le vois bien que tu m'ignores. Tu fais comme si je n'étais pas là."
• Je vais être honnête avec toi ; c'est vrai … et c'est faux. Ce n'est pas toi que j'ignore ; mais tous ces mots qui sortent de ta bouche. Tu comprends mon bichon, mon choupitruc ? Parce que Toi, tu penses bien que je t'adore.
• "C'est bien vrai ? Tu m'adores ?"
• Absolument ! Maintenant, tais toi donc, profitons du silence. Va donc me chercher une bière tiens. 

Maitte - Actualité FB
3 mai 2012

mercredi 2 mai 2012

L'emmerdeuse - Actu FB

"Tu es toujours à côté de la pensée poétique"
Pourquoi dis-tu ça ?
"Je n'ai pas trouvé d'autres mots pour dire que tu m'emmerdes."
"Que se passe t-il, ai-je mérité cela, cette méchanceté?" 
 "C'est un constat, une sensation, un sentiment, une impression, … Avec toi, j'ai toujours l'impression que tu écoutes aux portes, même si ça s'appelle facebook et que tout y est public. Tu réduis tout à un trou de serrure ou à un trou du cul. "
"Tu es odieuse"
"Veux-tu un peu de Chantilly dans ton café, c'est divin?!"
"Tu es adorable. Il fait si beau. Je vais reprendre de ce délicieux gâteau."

Maitte - Actualité FB
1 mai 2012
Je vogue sur un mot qui ne sera jamais mis en poésie (30 avril)

mardi 10 avril 2012

des clics et des claques

de nos jours il y a des fils, des clics, des ondes 
pour nous rejoindre partout dans le monde 
et pourtant je reste seule dans mes songes

nos effleurements ne sont que vent léger, brise de nuits agitées et filaires
je reste lovée dans le gîte de mes mots qui filent sans que je puisse les retenir 

Mo.Maitte
9 avril 2012

dimanche 25 mars 2012

mon voilier Emmaüs

je regarde mon voilier posé sur une mer d'huile 
peut-être se demande t-il comment il est passé du capharnaüm d'Emmaüs à ce mur 
planté sur ce clou
il flotte dans le soleil 
je sais qu'il aimerait sortir un peu du cadre, sortir de ces bleus pastels 
il rêve d'un ciel flamboyant
il espère en une mer plus remuante

Maitte
24 mars 2012

Personne n'a envie d'avoir des idées noires


je vis au pied du mur 
dans le gris du monde 
je m'efforce d'entrevoir 
un miracle dans la vie

Maitte
24 mars 2012

Vides à l'envie


Pour s'élever, pour se redresser, le rêve est un possible, un peut-être ; une part de réalité.
J'observe, mon coeur en berne, le monde proche et l'autre, le lointain, derrière un écran froid.

Observer et s'observer.
Nos vies enroulées sur elles-mêmes ;
Ne plus donner, ni recevoir pour partager ;
Ne plus se laisser aller, mais se surprendre ;
Oser et s'oser.
Ne pas rester vides à l'envie ni au désir.

Maitte
24 mars 2012

mercredi 21 mars 2012

Taisons-nous tous !

Je propose une minute de silence
pour les millions d'enfants du monde qui meurent sous les coups, dans les guerres, de faim ;
pour les environs 200 femmes battues qui meurent chaque année ;
pour les environs 400 Morts de la rue ;
pour les morts d'AZF, de Fukushima ;
pour tous les suicidés du libéralisme ;
...
Je propose une minute de silence pour la solidarité nationale.
Taisons-nous tous !


le 20 mars 2012

mercredi 14 mars 2012

le miroir

Les douleurs disparues n'entraînent pas le soulagement.
Trop de peurs du vivant restent tapies dans mes ombres.
Le dilettante miroir ne reflète plus aucun contraste,
Seule subsiste une masse de dix formes grisâtres 
Je ne peux fixer mon regard parti je ne sais où
Et dans ma tête le bruit hurlement s'empare du vide
Rien ne résiste à la volonté qui s'éteint

Monique Maitte

Ici, Ailleurs, Partout ... Instant en instance



samedi 10 mars 2012

petites phrases

je porte parfois un masque à fables

moi même parle à moi m'aime parfois

sans tous les salauds de pauvres du monde, et leur envie de bouffer à leur faim, on s'en foutrait de cette poignée de salopards avides ...

dimanche 4 mars 2012

pré carré


Défendre son pré-carré.
En bafouant bêtement la solidarité,  
qui se noie dans des concepts ...

Maitte
3 mars 2012

lundi 20 février 2012

l'effacement


l'effacement
c'est te chercher dans un battement de cils
t'attendre 
en ne sachant ni ton nom, ni le son de ta voix 
bruissement
qui viendra embraser l'étrange squelette calcifié
l'inattendu
pour un coeur empli de vieux amours déchus

Maitte
19 février 2012

Misères du monde


Les Morts de la Rue 
Continuent d'arpenter nos rues.
On se rapproche d'eux ; parfois 
L'humain fait la loi.

Nos faims nous font tenir 
Celle de la vie, celle de l'amour 
Faim de révolte ou d'abandon 
Nous n'osons aller plus loin.

Maitte
19 février 2012

jeudi 9 février 2012

Petit Rappel aux personnes indignées de l'abandon des personnes sans logement à la rue : les préfectures ont des mails, des fax, des téléphones et même des adresses postales ... #jedisçajedisrien

lundi 6 février 2012

les morts de la rue


Toutes ces vies qui s'éteignent dans l'indifférence 
Ou dans une compassion saisonnière que vous offre les médias attentifs à l'audimat.
À force, ces morts qui s'accumulent, ça fini par compter un peu.
Non?

Maitte
05 février 2012

dimanche 5 février 2012

le vent ne veut pas mourir

le vent ne veut pas mourir, 
il empli le squat d'un sifflement incessant et d'un froid glacial.
Ce vent qui fait vibrer les fenêtres et claquer les portes, contre lequel nous devons résister jusqu'à l'épuisement ; jusqu'à l'abandon.
Ajouter une paire de chaussettes, garder les gants ; les doigts gelés nous font comprendre que c'est inutile.
Ce vent n'a rien de spectaculaire, pas de grandes bourrasques, pas de tourbillonnement. Il est là, infatigable, il souffle calmement, imperturbablement.
Le vent ne veut pas mourir.

mardi 31 janvier 2012

bhououou vivement qu'il fasse un degré de moins et que le préfet ouvre enfin quelques places d'hébergement d'urgence pour les personnes à la rue
30 janvier 2012

dimanche 29 janvier 2012

Atelier d'écriture de la rue

LA RUE
passer de la rue à la vie pour nous c'est rester dans le cauchemar, sauf qu'il y a une petite flamme
manger à sa faim certains jours c'est courir à sa fin car ton corps il a pas l'habitude et dans ta tête tu pleures
même l'humidité de mes larmes j'aime pas, parce que ça me rappelle les sillons que la misère à creuser dans mon visage
si on me ramène au pays je meurs alors je veux mourir ici pour essayer de vivre
je sais pas pourquoi je suis à la rue, j'en ai aucune idée, c'est comme ça
la vie je l'aime mais c'est notre vie qui est trop moche
les travailleurs sociaux ils savent pas faire vivre les discours alors ils parlent de plus en plus et on les ignorent plus les pauvres
j'ai 19 ans je suis des foyers, de l'école de la 2e chance, des éducateurs, alors la rue, le vol, la violence c'est normal
si t'as pas vécu pour de vrai un malheur tu sais pas donner au malheur un goût d'espoir
maintenant je sais que c'est pas ma faute c'est juste une maladie alors je peux me dire "t'es manioc dépressif" et je rie
moi je pense que le problème c'est qu'on a pas compris que si on meurt c'est parce que la confiance est morte
les gens nous aiment pas, ben moi j'aime pas les gens, mais moi je ne leur fait pas de mal, je suis neutre en quelque sorte
j'aime beaucoup imaginer la vie des gens quand je regarde les fenêtres éclairées, mais la mienne je peux pas encore
on a quelque chose que les logés n'ont jamais sauf les malades, quand on se réveille on est content d'être vivant
on encaisse trop, on accepte trop les injustices, l'humiliation, notre misère elle est aussi dans la tête
La violence c'est à chaque moment qu'elle peut arriver c'est juste comme ça, c'est ça la rue
j'ai 36 ans alors moi je verrais pas le changement pour nous, mais peut-être que les prochains dans 10 ou 20 ans oui
pour tenir à la rue faut pas penser plus loin que l'heure qui vient sinon tu vois pas le bout, mais le mieux c'est de ne plus penser

je me rappelle pas la vie d'avant parfois c'était comme ça parfois autrement, tout est embrouillé et c'est tant mieux 1/2
les souvenirs c'est juste bon à te foutre la tête en vrac 2/2
alors moi je suis homo et j'ai le sida mais le pire c'est que mes parents m'ont virés, ça je ne l'accepte pas
J'étais sous le porche de l'église depuis 5 ans, mais le nouveau curé a téléphoné à la police. Je regrette qu'il ne m'ait pas dit de partir en face.

LA MANCHE
avec la manche, je regarde défiler les gens tous les jours, ils me voient pas, mais moi je vois que je ne veux pas être comme eux
si je baisse les yeux c'est que je ne veux plus voir les yeux des autres

FEMMES DE LA RUE
on m'a volé mes enfants parce que je suis à la rue, mais on m'a pas proposé de logement ni l'assos ni le juge ni la mairie
mon mari il me frappait et on l'a condamné a pas recommencer, il souriait au juge et moi je puais
pour être tranquille je vais à la bibliothèque tous les jours alors du coup je lie, maintenant j'y vais aussi pour lire
je suis pas une putain, je suis obligée de me prostituer et quel choix j'ai puisque j'ai pas de papier ?
si tu deviens pas pire qu'un mec, soit t'es violée, soit tu te maques à un connard

PRISON
j'ai volé pour aller en prison mais le juge m'a donné une chance, alors je galère à la rue, c'est pas de chance 1/2
je voulais vraiment aller en prison pour être plus libre que SDF, tu as chaud, tu manges, tu es soigné et tu peux aller à l'école 2/2
tu voles pour manger tu vas en prison tu sors t'es à la rue tu voles et tu deviens un récidiviste et t'es foutu
la vie, la rue, la prison, c'est ça qui fait que je suis violent, mais la prison c'est le pire

LA NATURE
moi je pense que la nature elle va tout foutre en l'air, y'aura un grand raz de marée qui nettoiera tout, mais pas les hommes 1/3
c'est la nature qui peut faire comme une révolution et là les hommes ils seront égaux devant elle 2/3
parce que les révolutions des hommes ce sont des appels à la guerre tu vois et au bout y'a des perdants et c'est nous 3/3
y'a que la nature qui te donne quelque chose de beau, c'est pour ça qu'il faut dire aux gens de pas nous chasser des parcs
la nature c'est le seul truc vivant que j'approche

POLITIQUE
ceux qui font de la religion ils sont comme les partis et les syndicats, ils sont incapables d'agir pour l'égalité 
tu sais toutes ces lois, tous ces décrets, c'est juste une fabrique a paranoïa 
Strasbourg elle se fabrique pas pour nous, c'est une ville qui calcule trop alors elle nous calcule pas
dans ma tête je m'en fiche de tout, je mange un truc, je bois mes coups, je suis avec les pots, alors je ne fais pas les démarches
quand je serais grand je ferais la révolution même si j'y crois pas
Il y a forcément une raison qui fait que chaque démarche est compliquée et une raison à t'obliger à beaucoup de démarches.

CHIEN ET CHAT
moi j'aime la vie, j'aime rire et même je chante et j'aime l'amour, c'est tout grâce à mon chien Rikiki, il est tout pour moi 1/2
depuis que je suis au collectif sdf, Rikiki il mange mieux, il a plus peur des gros chiens, il boit plus dans les mares polluées, alors moi aussi 2/2 
maintenant que j'ai trouvé ce petit chat abandonné j'ai un ami pour de vrais alors je dois faire attention car je suis responsable de lui 1/2
je vais appeler mon chat sardine comme ça il sera heureux d'être toujours une gentille blague 2/2
Mon chien est un mastodonte, y'a pas plus gentil que lui, mais les gens préfèrent les peluches de taiwan les cons

EXPULSION
moi je suis tombée à la rue après que mon propriétaire m'a chassé pour mettre son fils et il m'a prit mes affaires mais le juge a rien fait et voilà 1/2
je suis pas un feignant, pas toxico, pas alcoolo, pas voleur, j'ai été expulsé de mon logement et ça ne plait pas que je le dise 2/2

COLLECTIF
Avec le collectif sdf on est entre nous et on vit en autonomie, c'est la vraie vie presque et du coup on peut aider les autres pour de vrai
LaMô, quand je serais grande je veux être comme toi, sauf que je voudrais rire quand même
Je suis très content de la tente que le collectif sdf m'a acheté, maintenant je n'ai plus besoin de stresser pour faire le 115
Avec le Collectif on peut accepter d'être comme ça, mais avec l'envie que ça change à son rythme parce qu'on est des humains
Le collectif sdf t'es avec des gens de la galère, t'es compris, t'es pas seul pour faire tes trucs et tu aides les autres, suffit d'être là
On a pas besoin de raconter sa vie, on est pas obligé d'en inventer une et qu'après tu sais plus ta vie.
Quand je regarde par la fenêtre du squat je vois rien, les images sont trop mélangées, c'est un grand brouillard
Le squat il t'enlève des peurs, mais il en reste toujours assez pour être mal
C'est sûr que de refuser la télé au squat ça parait n'importe quoi et puis tu te rends compte que ça te soulage
Faire les marchés, aller voir les commerçants, faire les achats en gros, stocker puis redistribuer, c'est mon premier travail et je suis fier
Moi je suis le Geek, c'est mon surnom et je l'ai mérité, je fais la revue de presse pour que personnes ne disent qu'il savait pas
Ben moi je serais cuisinier, je vais rentrer dans un truc hôtelier pour apprendre et avoir le diplôme, mais d'abord je dois me sevrer 
Alors je suis passé au squat2 parce que je suis à la fin de la méthadone et que j'ai rencontré une fille normale

ALCOOL - DROGUE
quand je suis très saoul, je crie fort, mais c'est que du bruit et les heures de silence avant pourquoi on s'en branle hein?
Faire la manche, c'est vraiment avilissant mais on a pas le choix, j'ai droit à rien et je suis toxicomane 1/2
je vois pas pourquoi on m'emmerde avec la drogue vu que je la prends sur ordonnance à espace & dépendance, je suis clean 2/2
tellement c'est compliqué une journée à la rue que ça te force à rester dans un coin tranquille et tu bois ou tu te drogues
la drogue c'est pour oublier, mais surtout c'est pour ne pas ressentir pourtant j'aime me réveiller alors je viens à l'atelier 1/2
je voudrais des crayons de couleur et un taille crayons pour écrire des maux joyeux 2/2

HÉBERGEMENT
au chrs on me gavait de mots, d'idées, d'ordres, de règles et le soir on se terminait devant la télé, alors je suis revenue à la rue
C'est de la merde les hébergements. Même le meilleur il ne sait pas te laisser tranquille, ça jacasse à ta place, ça pense pour toi
Quand on me considèrera plus comme un débile j'irais en hébergement, mais je serais mort avant
Je veux plus y aller, je veux pas être avec des gens que je connais pas, je veux être tranquille et me reposer
Dans les hébergements tu as toujours la menace d'être viré pour un rien, alors je préfère rien du tout et me démerder
J'ai fait une crise cardiaque, 5 jours après mon retour de l'hosto, l'assistante sociale m'a convoquée et m'a dit de penser à chercher un job
Les foyers c'est trop de stress.
je peux pas y aller, le directeur il allait mettre Rikiki à la spa, il disait que Rikiki était un encombrement


28 janvier 2012

jeudi 5 janvier 2012

état permanent d'inquiétude

aimer cet état permanent d'inquiétude... l'avoir dans son camp et se balader dans les rêves

samedi 24 décembre 2011

un songe commence


Des frémissements où flotte le temps
Un songe qui commence avant le sommeil 

vendredi 23 décembre 2011

Strasbourg


Strasbourg
Ce nom évoque une autre réalité que cette image publicitaire à facettes que certains veulent lui donner pour attirer le touristique et son portefeuille.

samedi 17 décembre 2011

perpétuel exil

Cette impression de ne pas être là où l'existence à du sens, 
Où elle coulerait dans le creuset de vies fleurissantes. 
Le perpétuel exil s'est installé ; que je feins en vain d'ignorer

Monique Maitte 
17 décembre 2011

vendredi 16 décembre 2011

aux femmes de la rue


le mal est fait

la rue ce n'est pas la vie
pourtant nous devons survivre en elle
qui est la plus violente de tous nos ennemis
nous devons résister aux marches forcées
entourés de travailleurs sociaux
qui nous cadrent et nous encadrent
qui nous pressent chaque jour
dans de vaines démarches
qui peuvent se répéter 
se répéter à l'infini 
et qui oeuvrent à nous épuiser encore plus
ils se contentent pour nous de miettes insuffisantes
qui ne règlent rien et pour lesquelles certains nous montrent du doigt
miettes, qu'une société avide lâche avec parcimonie
sans jamais avoir conscience
du mal qui nous est fait

Monique Maitte


jeudi 15 décembre 2011

la vie est toujours réelle


j'écoute les marchands d'utopie
les voleurs de parole
distiller de creux discours
qui n'ont d'autre but
que de vous faire croire
que vos vies sont belles
ou pourront le devenir
un jour prochain

vos vies …
n'avez-vous donc jamais ressenti
que vous êtes esclaves de l'immobilisme
du mépris, de l'indifférence

nous sommes du même troupeau
qui se calque avec maladresse
à un modèle imposé
qui reste inaccessible
car il n'accepte aucune de nos faiblesses
nos vies ne peuvent être des paradis
artificiels

ma colère est tombée maintenant, mais
personne ne peut empêcher l'envol de l'écrit
ni son jaillissement turbulent

Monique Maitte


mardi 13 décembre 2011

personne n'a raison

Vous aurez toujours tort face à nos souffrances.
Un quotidien lourd, l'espoir devenu rance
personne n'a raison, personne n'a raison

Monique Maitte

jeudi 1 décembre 2011

Le désespoir ronge chaque pas

Je ne voulais pas voir l'amour mort, ni ressentir la violence, ni me reconnaître dans ses mots... Alors, je suis entrée en silence.
Le replie de moi, le froissement de mes peaux. Seuls les coups me redonnaient vie et m'abrutissaient. Je tombais dans un sommeil carcan sans rêves, sans mouvement.
Mes os cassés un à un, la douleur constante ; je me sentais vivante. Le trop humain était devenu une gêne, un chemin impossible, des paroles inutiles, un frein à ce destin dessiné.

Chaque possibilité de m'échapper de cet insensé enfer était étouffante et aussi lacérante que ses jeux de cutter.
Je me sentais en symbiose avec le monde, je lui appartenais. Je me laissais glisser dans l'étouffement institutionnalisé. Rien de ce que j'avais à dire n'était entendable, rien n'était écoutable. Je n'avais pas la forme, la syntaxe était mal choisie.

Le silence de la parole, mais pas celui de l'écrit. Écrits et cris vains.

Il m'était impossible de rejoindre un ailleurs.
Le désespoir ronge chaque pas.

Puis, dans tous ses impossibles tissés un à un ensemble j'ai retrouvé le fil de l'espoir.

dimanche 13 novembre 2011

13 novembre
c'est la journée de la gentillesse ... donc, je retourne sous la couette ... mais j'en pense pas moins !

jeudi 10 novembre 2011

qui est vivant ou mort


Qui est vivant ?
Qui est mort ?
Comment le saurais-je ?

Je ne le sais pas de moi

Monique Maitte

la vie m'a dit

La vie m'a dit
en me faisant des reproches
que je ne pouvais perdre mon bagage
mais qu'elle non plus ne se perdait pas

Monique Maitte

pas d'autre chemin

une pluie froide tombe
et le vent fou gronde
pas d'autre chemin que celui-là

Monique Maitte

sans se retourner

Plus le temps passait et plus je m'enfonçais dans le bas-côté
je n'avais qu'un bagage léger, je portais pratiquement tout sur moi
mon bien le plus précieux étaient des petits carnets noircis
que j'avais attachés par un élastique épais, solide 
j'alignais les mots, les phrases sans jamais me relire
qu'avais-je écrit, qu'avais-je pensé, dit, ressenti, quel était le liant
j'avançais sur ces carnets comme dans cette vie, sans me retourner

Monique Maitte

l'amitié

Souvenir puis fragment de rêve,
je n'ai jamais cessé de fouler les pavés de l'amitié

Monique Maitte

un jour

Tous ces mots,
écrasés par le poids de vos silences,
un jour,
s'évaderont ensemble de nos coeurs
dans une nuée d'espérances

Monique Maitte

glissade

balafre légère tracée dans le temps,
tes moments de colère,
égratignent mes enchantements

Monique Maitte

Sur les chemins de meilleurs accords...

Lorsque enfin je vivrai mon histoire,
je vous offrirai mes lignes d’espoir.
M’évader avec vous en résonance
Sur les chemins de meilleurs accords

Monique Maitte

tréfonds

De nos bois morts,
je ferai des tresses de feu,
qui illumineront jusqu'à nos tréfonds

Monique Maitte

mercredi 9 novembre 2011

L'écrit

C'est dans le silence
Que je hurle l'espoir
Ou dans l'écrit

Monique Maitte

jeudi 13 octobre 2011

la traque

je ne voyais le renouveau que dans les changements de la nature environnante
les rares fois ou je m'aventurais à l'homme je n'étais pas en mesure d'apprécier quoi que ce soit
je devais marcher sans cesse ne m'arrêtant qu'aux défaillances de mon corps
marcher pour avancer, marcher sans envisager l'avenir, en occultant toutes traces du passé
les jours devenaient des semaines qui formaient des mois puis passèrent des années

Monique Maitte

mercredi 21 septembre 2011

un espace de liberté et de possibles

le silence est la clef de l'écoute
l'écriture seul accès à l'humain
chaque mot est chargé de sens
et devient un espace de liberté et de possibles

Monique Maitte

La rue nous a bouffé

la rue nous a bouffé quelque chose
je ne sais pas quoi, l'âme peut-être
ou le désir de nous mêler à vous
de côtoyer vos craintes et votre lâcheté

Monique Maitte

vendredi 16 septembre 2011

le dire

lorsque l'espoir est mit dans le dire et le partager
aucun silence ne peut résister
car la parole se place entre eux sans majuscule

Monique Maitte

lundi 5 septembre 2011

cicatrices

les cicatrices visibles se soignent et disparaissent
les cicatrices invisibles traînent

mardi 9 août 2011

jeudi 21 juillet 2011

cycle

Les prairies de l'été fleurissent les affaires humaines.
Le chant des cigales est éphémère.

Monique Maitte

dimanche 10 juillet 2011

Au vide de la nuit

Il est temps de me parler de ces autres choses, de les envisager autrement.
J'ai suffisamment attendu pour aborder ces nouveaux rivages.
Trop souvent les déceptions et les peurs ont dominé toutes formes du possible.
Les ombres qui peuplent les vides de mes nuits m'ont averti, 
Qu'un retour en arrière peut-être un ailleurs.

Monique Maitte
10 juillet 2011

samedi 9 juillet 2011

La vie me dépasse

Porte close. 
Mon exil est intérieur
et dans une solitude complète au détriment de tout, écrire.
Le coeur serré.
Ma vie soudain me dépasse
et c'est dans le renoncement que mes rêves sont les plus beaux à écrire.

Monique Maitte
9 juillet 2011

dimanche 26 juin 2011

Rivage

Pour affronter ses peurs faut-il revenir à la source?
Aller en avant, en arrière, à contre courant?
Remonter du fond ou replonger en lui?

Avoir conscience qu'aucune main tendue n'est a saisir,
Car c'est beaucoup plus facile ainsi, plus simple.
Accepter qu'il est plus vrai de s'éloigner en solitude,
Pour prendre une direction qui reste inconnue

Monique Maitte
26 juin 2011