Je ne dors plus
dans l'alcôve des froides soiréesva-et-vient de mon ombre sur le pavé
le drame se répète et je ne dors plus
Je ne crois pas
Je ne sais même pas si nos lueurs d'espoir ont la même saveur que les vôtres
Monique Maitte
Putain de rue
putain de rue en filigrane
le grain de la page m’appelle
pour que mes mots volages
créent de nouveaux accords
Monique Maitte
Ville
Toutes ces frontières, ces souffrances débilitantes.Des murs qui transforment nos villes en chambres froides
Monique Maitte
Ballade
J’offre une halte à mon funeste destin.
J'emprunte de nouveaux chemins,
Je flâne vers l’inconnu,
Comme autant de fantastiques balades
Monique Maitte
Brouillonne
je ne sais ... vous l'ai confié ?
mais ce blog est mon cahier
un cahier de brouillonne
sans papier, crayon ni gomme
rien de définitif dans l'ordre des maux
Monique Maitte
Posture et imposture
La poésie est ma lameJe l'aiguise chaque jouret l'utilise sans pitiépour dévoiler une véritéoù tout n'est que mensongeposture et imposture
Monique Maitte
Le parasite
Prophète d'un bonheur désuet,
J'écoute, effarée, l'optimiste benêt,
Qui se satisfait de l'attention de ses semblables.
Contrarié d'entendre nos voix discordantes,
Alors que nous errons dans la misère glaciale.
Nourrie de cette faux de l'espoir
Qui nous coupe les jambes,
La ville, transforme l'espérance en cauchemar
Monique Maitte
Grain de vie
Je ne souhaite qu'une chose,
pour ce bout de vie restant.
Être un petit grain de sable.
Monique Maitte
Ma raison retrouvée
Je me garde, de vous suivre,
Sur ces sentiers battus,
Dont s'écarte aussi la lumière.
Et c'est à pleines mains,
Frémissante de sensations,
Que je saisie, consciemment,
Le risque, de me fourvoyer.
J'entends le silence, je vois l'invisible,
Et en suivant la ligne d'espérance,
Je m'élance vers la liberté que m'offre,
La raison enfin retrouvée.
Et sans aucune crainte,
J'accueille les lendemains,
Dans l'immensité du vivant.
Monique Maitte
Plus rien n'est paisible
Plus rien n'est paisible... Pourtant,
La poésie persiste en dépit des circonstances,
D'un monde qui n'a de cesse de se durcir,
Où les fleurs des cerisiers sont grillagées,
À lancer des mots plus haut, vers le ciel.
Monique Maitte
Vers l'humain
Souvenirs de tous ces sentiers sauvages,
d'une survie souvent brutale.
Des rencontres végétales, animales et poétiques.
Aujourd'hui me voilà à la croisée d'un voyage vers l'humain.
Monique Maitte
Réseau social
Facebook c'est comme à la maternelle.
On joue tous ensemble,
on se dit bonjour, on se dit bonne nuit
et on se querelle pour un commentaire...
Monique Maitte
Marchant fièrement vers le progrès,
Étalant en fines couches sa culture livresque,
Le bide gonflé par le vent de l'utopie
Il engraisse joyeusement les rapaces
Oubliant facilement que le marché universel
S'alimente du sang de l'humanité
Le torrent de boue de nos malheurs
Est le résultat de votre propre débâcle
N'indique la fin de la misère
Tout ce que tu n'acceptes pas et que tu voudrais détruire.
Hors de toi, hors de celui que tu dis être, dépossédé.
T'emporte dans tes tempêtes.
Des petits suppléments d'âme
mon ombre attachée à mes pas
et à ceux de personne d'autre
je signe mes poèmes de mon seul nom
chacun porte en soi une parcelle d'irréductible liberté
Pire
Pire que la chute,
Attendre le pire,
Et tomber dans la brutalité,
D'une vie que je maîtrise plus
Monique Maitte
Ligne brisée
Toujours en équilibre
Dans le broiement de la vie
Je tangue sur le marchepied
Les yeux fixés sur un matin neuf
Maitte 02/2010
Qu'importe
Des pans entiers de souvenirs
Ensevelis sous les blessures
Qu'importent l'ombre ou la lumière
Sans crier gare
Sans avoir prévenu
Le rêve pourtant continue
En le dispersant
Tous les vents l'emporte
Vers les étoiles qui pleurent
Un tas d'oripeaux
Dans l'encognure de porte
À la limite des regards
Dans le même temps
Que s'installe la douleur
La terre tourne-boule
Incarcérés dans la violence,
Issue de nos terreaux mêlés,
Nous donnons vie, au jeu cruel et faux,
De la victime et du bourreau.
À l'abri dans le silence,
Masquée par la camisole de l'amour,
Tapie en nous, la violence
Nos regards se choisissent,
Nos mots se destinent,
Nos couleurs se diluent,
Nos amours s'harmonisent,
Nos heures se croisent ...
Je n'ai pas les mêmes humeurs