jeudi 21 juillet 2011

cycle

Les prairies de l'été fleurissent les affaires humaines.
Le chant des cigales est éphémère.

Monique Maitte

dimanche 10 juillet 2011

Au vide de la nuit

Il est temps de me parler de ces autres choses, de les envisager autrement.
J'ai suffisamment attendu pour aborder ces nouveaux rivages.
Trop souvent les déceptions et les peurs ont dominé toutes formes du possible.
Les ombres qui peuplent les vides de mes nuits m'ont averti, 
Qu'un retour en arrière peut-être un ailleurs.

Monique Maitte
10 juillet 2011

samedi 9 juillet 2011

La vie me dépasse

Porte close. 
Mon exil est intérieur
et dans une solitude complète au détriment de tout, écrire.
Le coeur serré.
Ma vie soudain me dépasse
et c'est dans le renoncement que mes rêves sont les plus beaux à écrire.

Monique Maitte
9 juillet 2011

dimanche 26 juin 2011

Rivage

Pour affronter ses peurs faut-il revenir à la source?
Aller en avant, en arrière, à contre courant?
Remonter du fond ou replonger en lui?

Avoir conscience qu'aucune main tendue n'est a saisir,
Car c'est beaucoup plus facile ainsi, plus simple.
Accepter qu'il est plus vrai de s'éloigner en solitude,
Pour prendre une direction qui reste inconnue

Monique Maitte
26 juin 2011

dimanche 5 juin 2011

La nuit

Aujourd'hui je regarde les mots gesticuler dans tous les sens et disparaître comme des traînées de poudre. Toutes les traces de leur passage dans mes troubles pensées sont balayées par les vents de la nuit.
La nuit est bien la seule à pouvoir me tenir éveillée, à me garder les yeux ouverts. 
Monique Maitte 
5 juin 2011

jeudi 5 mai 2011

Combien de silences faudra t-il pour libérer la parole ?

Peut-on encore reculer ?
Ne plus pouvoir avancer, être acculé ?
Un silence m'enserre,
Un silence suspend mes mots,
Un silence m'indiffère,
Un autre est inquiétant.
Combien de silences faudra t-il pour libérer la parole ?

Mai 2011

dimanche 1 mai 2011

hier

hier, j'ai regardé la pluie tomber sur l'eau de la ziegelwasser qui coulait doucement dans son lit

1 mai 2011

samedi 30 avril 2011

La nuit

Hier
j'ai marché dans la nuit à la lumière des lampadaires
j'ai retrouvé les ombres gigantesques de mes frayeurs
D'hier
Et ce soir la nuit ne sera pas tout à fait elle même

Mo Maitte
30 avril 2011

jeudi 28 avril 2011

des goûts différents

toutes ces amabilités, cette humanité de salon, que vous étalez bruyamment me dégoûtent et je n'aurai de cesse de vomir à vos pieds des goûts différents

Monique Maitte

jeudi 21 avril 2011

jeune Lou

Sur le trottoir gris, j'ai croisé un jeune Lou fatigué qui m'a souri. J'ai posé mon dos contre le mur, ni trop près, pas trop loin. Le temps d'une cigarette et d'un moment de rien, nous avons regardé ensemble l'univers absurde tournoyer sur lui-même.


samedi 9 avril 2011

je ne cherche personne

je ne cherche personne
dans l'immensité du rien
qu'est devenu ce monde

9 avril 2011

vendredi 8 avril 2011

Je m'efforce de vibrer

Je m'efforce de vibrer sur le fil de la beauté qui perle dans la douleur environnante alors que l'oeil est devenu fuyant et que les espoirs sont fanés depuis si longtemps

samedi 2 avril 2011

squat

Je me surprends à sourire à un vol d'hirondelles. L'air encore frais fini de me réveiller, j'attendrai la chaleur du soleil pour sortir. La ville nous abrite malgré elle pour pas un rond et nous pourrissons en elle dans les odeurs de moisissure. 
2 avril 2011

Parias

Je suis de ces parias désignés par des préjugeurs cyniques qui tiennent constamment ma réalité à l'écart. Pendant ces temps là le soleil depuis nos lustres se cramponne au ciel et les nuages n'altèrent jamais sa détermination a briller.

avril 2011

dimanche 13 mars 2011

je poétise en matinale, le chant d'éveil des oiseaux en fond musical
13 mars 2011

samedi 12 mars 2011

Hier soir, du coin de l'oeil, j'ai très bien vu, ma silhouette qui éclipsait la Lune. 
Je venais l'espace d'un fragment de temps, de l'avaler ... littérairement.
mars 2011

jeudi 3 mars 2011

Je me souviens des autres fois,
Les souvenirs donnent de l'aplomb sur le monde,
J'ai déjà attendu le coucher du soleil

mercredi 2 mars 2011

la couleur de la lune

Car vois-tu en me plaçant dans un entre-deux couloir, j'échappe aux bruits incessants du monde et à sa vitesse folle. Je cherche toujours paisiblement quelle est la couleur de la Lune.

jeudi 17 février 2011

Ville

Je regardais cette ville pour la première fois et je me souvenais d'une autre.
On distingue toujours un fil blanc d'un fil noir.

samedi 5 février 2011

Pendant ce temps-là, certains, toujours, n'en démordent pas et veulent nous envoyer là-bas, ailleurs
5 février 2011

Mutisme


Les petites magouilles entre amis, les passes-droits, les facilités et les coups-bas

Tout le monde savait, mais se taisait.

Les abandonnés, les crèves la faim, les humiliés et les promesses sans lendemain

Tout le monde savait, mais se taisait.

Le mutisme généralisé sonne la fin de tous les possibles.

Tout le monde le sait,

Tout le monde se tait.

Monique Maitte
5 février 2011


jeudi 3 février 2011

et quand je ne serais plus une clocharde, tu m'aimeras encore ?

et quand je ne serais plus une clocharde, tu m'aimeras encore ?

je ne supporte pas les gens aux discours culpabilisants, moralisateurs et compassionnels. Ce n'est pas parce que tu t'intéresses ou milites pour une cause voire deux que tu es respectable.
Ceux qui voudraient ressentir ma douleur, se marquer de mes cicatrices m'emmerdent bien plus que l'indifférent.

Une conne d'extrême gauche que j'ai virée de mon profil facebook me hurlait régulièrement dessus en prêchant la révolte contre le vilain capitaliste qui a l'impudence d'avoir un appart, un boulot, une bagnole, une famille ; quel salop! 
Quelle conne!!! Je te fiche un billet de 5 que cette pétasse ne lâcherait pas ses biens pour le mien. Ma névrose n'est pas identitaire, surtout avec le passé qui figure dans mon CV de vie. 
C'est extraordinaire, depuis 5 ans je rencontre sans cesse des militants, tous coincés dans "leur" combat : les sans-abri, les sans-papier, les roms, les enfants, les chiens, et depuis peu, la neige et les crottes de chiens… Chacun ne s'intéressant qu'à "sa" cause, celle de son clan. Et peu importe son impact, sa force, sa véracité. Tous sont capable d'une extraordinaire violence et d'un mépris immense dès lors qu'on exprime un avis différent.
Je constate que pas un ne se remet en question, trop installé dans leur catégorie ; t'as une cause t'as tout bon, l'autre non. Pour eux le principal est d'avoir des trucs à revendiquer.
Forcément ils sont bien dans l'air du temps et le temps est pourri. 

En ce moment l'autre sport à la mode est de taper sur son camps ou le plus approchant. Pas nouveau hein, déjà vu. 
La situation n'est-elle pas assez mauvaise ou ils s'en foutent carrément des 15 millions de crèves-la-faim? 

Je suis une pessimiste et je crois dur comme fer qu'il n'y a que le pessimisme qui me permet d'agir.
C'est sans doute pourquoi je crois dur comme fer que vos clivages partisans sont votre seule raison d'exister et que pour moi l'échéance de 2012 c'est le retour à Pôle Emploi.

Monique Maitte

février 2011

dimanche 30 janvier 2011

Je ne suis qu'une ombre, une ombre de rien
entre moi et le monde, l'infini tourment

30 janvier 2011

dimanche 23 janvier 2011

j'écoute les marchands d'utopie

j'écoute les marchands d'utopie

les voleurs de parole
distiller de creux discours
qui n'ont d'autre but 
que de vous faire croire 
que vos vies sont belles 
ou pourront le devenir 
un jour prochain

vos vies …
esclaves de l'immobilisme 
du mépris et de l'indifférence 
vous n'êtes qu'un troupeau
qui se calque avec maladresse
à un modèle imposé
inaccessible 
ne pouvant contenir vos faiblesses
nourries de paradis sombres

ma colère est tombée dans un puits sans fond
personne ne peut empêcher l'envol de l'écrit

Monique Maitte 
23 janvier 2011


Les temps et la parole

je m'égare à tout jamais dans une ligne de fuite ou l'imparfait domine l'indicatif

jeudi 20 janvier 2011

âmes en ballotage

j'ai rencontré des âmes en ballotage.
Quand je pense à toutes ces voix qui s'élèvent pour ne rien dire,
Qui bruissent sans cesse sur des riens, inutiles à mes pensées,
Ignorantes et creuses volontairement

samedi 1 janvier 2011

Adieu 2011

Et voilà que cette année vient à son terme.
Ça fait un bon moment que nous passons ensemble d'une année à l'autre et que nos souhaits se répètent...
Pour celle qui se présente, j'ai décidé de faire une petite liste de ce que j'aime et que nous allons partager.
J'aime le ciel, quand il est bleu, quand il est gris et éclatant ;
J'aime la glycine et les magnolias plus que la violette si délicate, plus que les roses jaunes ;
J'éprouve pour la libellule une admiration infinie ;
J'aime que chaque homme, puisse vivre sa vie ;
J'aime l'espoir ;
J'aime les étoiles ;
Un homme qui sourit ;
J'aime croiser les amours adolescentes ;
Les chats qui m'attendrissent ;
J'aime le premier café du matin et le suivant ;
J'aime l'été et l'automne, mais ne déteste pas le printemps, pas même l'hiver ;
J'aime le calme, la paix, mais je ne fuis pas face au tumulte d'un monde que je juge fou.
J'aime la musique ;
Et j'aime la poésie.

vendredi 1 janvier 2010

2010

Je ne dors plus

dans l'alcôve des froides soiréesva-et-vient de mon ombre sur le pavé

le drame se répète et je ne dors plus


Monique Maitte


Je ne crois pas
Je ne sais même pas si nos lueurs d'espoir ont la même saveur que les vôtres

Monique Maitte



Putain de rue

putain de rue en filigrane
le grain de la page m’appelle
pour que mes mots volages
créent de nouveaux accords

Monique Maitte



Ville 

Toutes ces frontières, ces souffrances débilitantes.Des murs qui transforment nos villes en chambres froides

Monique Maitte

Ballade

J’offre une halte à mon funeste destin.
J'emprunte de nouveaux chemins,
Je flâne vers l’inconnu,
Comme autant de fantastiques balades
Monique Maitte


Brouillonne


je ne sais ... vous l'ai confié ?
mais ce blog est mon cahier
un cahier de brouillonne
sans papier, crayon ni gomme
rien de définitif dans l'ordre des maux
Monique Maitte

Posture et imposture
La poésie est ma lameJe l'aiguise chaque jouret l'utilise sans pitiépour dévoiler une véritéoù tout n'est que mensongeposture et imposture
Monique Maitte

Le parasite

Prophète d'un bonheur désuet, 
J'écoute, effarée, l'optimiste benêt,
Qui se satisfait de l'attention de ses semblables.
Contrarié d'entendre nos voix discordantes,
Alors que nous errons dans la misère glaciale.


Nourrie de cette faux de l'espoir

Qui nous coupe les jambes,
La ville, transforme l'espérance en cauchemar
Monique Maitte


Grain de vie

Je ne souhaite qu'une chose,
pour ce bout de vie restant.
Être un petit grain de sable.

Monique Maitte


Ma raison retrouvée
Je me garde, de vous suivre,
Sur ces sentiers battus,
Dont s'écarte aussi la lumière.

Et c'est à pleines mains,
Frémissante de sensations,
Que je saisie, consciemment,
Le risque, de me fourvoyer.

J'entends le silence, je vois l'invisible,
Et en suivant la ligne d'espérance,
Je m'élance vers la liberté que m'offre,
La raison enfin retrouvée.

Et sans aucune crainte,
J'accueille les lendemains,
Dans l'immensité du vivant.

Monique Maitte



Plus rien n'est paisible

Plus rien n'est paisible... Pourtant,
La poésie persiste en dépit des circonstances,
D'un monde qui n'a de cesse de se durcir,
Où les fleurs des cerisiers sont grillagées,
À lancer des mots plus haut, vers le ciel.

Monique Maitte


Vers l'humain
Souvenirs de tous ces sentiers sauvages,
d'une survie souvent brutale.
Des rencontres végétales, animales et poétiques.
Aujourd'hui me voilà à la croisée d'un voyage vers l'humain.

Monique Maitte


Réseau social
Facebook c'est comme à la maternelle.
On joue tous ensemble,
on se dit bonjour, on se dit bonne nuit
et on se querelle pour un commentaire...

Monique Maitte


Le benêt béat

Marchant fièrement vers le progrès,
Étalant en fines couches sa culture livresque,
Le bide gonflé par le vent de l'utopie
Il engraisse joyeusement les rapaces
Oubliant facilement que le marché universel
S'alimente du sang de l'humanité
Le torrent de boue de nos malheurs
Est le résultat de votre propre débâcle

Nulle étoile
N'indique la fin de la misère


Je suis...
Tout ce que tu n'acceptes pas et que tu voudrais détruire.

Te voici...
Hors de toi, hors de celui que tu dis être, dépossédé.
La folie...
T'emporte dans tes tempêtes.


Des petits suppléments d'âme
À la marge

Ombre parmi les ombres


une grande liberté
mon ombre attachée à mes pas
et à ceux de personne d'autre

Fugace

Ton passage dans ma vie
Si fugace
Traces confuses
confusions et contusions
traces brouillées


Je

je signe mes poèmes de mon seul nom

chacun porte en soi une parcelle d'irréductible liberté

Pire

Pire que la chute,
Attendre le pire,
Et tomber dans la brutalité,
D'une vie que je maîtrise plus

Monique Maitte

Ligne brisée
Toujours en équilibre
Dans le broiement de la vie
Je tangue sur le marchepied
Les yeux fixés sur un matin neuf

Maitte 02/2010


Qu'importe
Des pans entiers de souvenirs 
Ensevelis sous les blessures 
Qu'importent l'ombre ou la lumière

Monique Maitte  01/2010

De glace
Le ciel est blanc 
Mon coeur rouge sang 
Le soleil est froid

Monique Maitte  01/2010

Le rêve
Sans crier gare
Sans avoir prévenu
Le rêve pourtant continue

En le dispersant
Tous les vents l'emporte
Vers les étoiles qui pleurent

Monique Maitte  01/2010

Un tas
Un tas d'oripeaux
Dans l'encognure de porte
À la limite des regards

Monique Maitte  01/2010

Même temps
Dans le même temps
Que s'installe la douleur
La terre tourne-boule

Monique Maitte 
vendredi 8 janvier 2010

Victime
Incarcérés dans la violence,
Issue de nos terreaux mêlés,
Nous donnons vie, au jeu cruel et faux,
De la victime et du bourreau.

Monique Maitte 01/2010

Violence
À l'abri dans le silence,
Masquée par la camisole de l'amour,
Tapie en nous, la violence

Monique Maitte 
mardi 5 janvier 2010

Uniformité
Nos regards se choisissent,
Nos mots se destinent,
Nos couleurs se diluent,
Nos amours s'harmonisent,
Nos heures se croisent ...

Je n'ai pas les mêmes humeurs

Monique Maitte  01/2010