2009
que reste t-il à emporter
sur cette terre désolée
pour que le vent s'acharne à souffler
Ces maux que l’on n’entend pas
Et le néant étouffé par nos silences
Comment s’élancer
Sans s’éloigner de soi-même
C'est si surprenant de constater
Que les "sans", sont pour la mort,
Comme un champ d'immortelles à faucher.
Tomber lourdement ou s'affaisser,
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Monique Maitte 2009
craaac à fait mon vieux pantalon, en dévoilant une de mes fesses.
Mes oripeaux de clocharde, un à un, partent à la poubelle.
Je suis de celle qui, en partie avec l'aide de professionnels, s'en est sortie par le haut ... comme ils disent.
Un chez moi, un emploi, mes amours de chats, des amis ...
Mais ...
Quand j'ai commencé à écrire sur cette nouvelle vie,
j'ai eut la sensation qu'une autre parlait à ma place.
Aujourd'hui, chacun d'entre-nous est en danger,
Je me vois retomber, rechuter, ça semble si facile.
N'ayez aucune compassion,
Ne soyez pas triste,
Nous sommes tous fragilisés.
Pardonnons aux briseurs de rêves,
à ceux qui malmènent tous nos espoirs,
à ceux qui nous enchaînent.
Regardons-nous
Car les yeux témoignent toujours de la flamme qui nous éclaire ...
Mais ...
La vie de tant de personnes, dans le monde, semble n'être qu'une succession d'incidents, d'accidents.
Vivre en se taisant,
Vivre sans rien n'oser ...
Vivre en se privant d’oser,
Vivre en dosant chaque pas
et
Se laisser glisser dans le renoncement raisonné.
Mais ...
Là, où la lune se lève, là où se couche le soleil
Là se trouve une immensité d'émotions qui nous transportent
Là où nous n’aurions jamais supposé aller
Là se nichent les pensées les plus folles, et les plus douces,
Là se succèdent les frisons d'une intrépide vie,
Là, se dévoile tout ce que l'on s'emploie à taire ...
Et ...
C'est Aujourd'hui, et Maintenant,
Que s'installe la détermination,
Et que nous briserons les chaînes
De nos insipides compromissions.
Et ...
Au-delà du miroir,
Et de tout ce qu'il reflète,
De l'oublie, et malgré les masques,
Dans une obscurité provisoire,
Je cherche l'essence de ce néant
Qui s'installe en moi cycliquement
L'espoir ne dessine pas l'avenir
Et de tout ce qu'il reflète,
De l'oublie, et malgré les masques,
Dans une obscurité provisoire,
Je cherche l'essence de ce néant
Qui s'installe en moi cycliquement
Avenir
Ma seule certitude est que tu viendras,
Quoiqu'il advienne du monde,
Chaque jour ta tyrannie s'impose à moi
Alors que règne partout la décadence.
Toute pensée d'avenir nous paralyse
Espoir
Vivre sans toi serait ma déchéance,
Ne pas te partager, un exil infini
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Nous sommes vivants,
Au rythme d'une respiration,
Nous sommes vivants,
Au rythme lancinant des saisons,
Car l'envers du miroir, c'est quand même la vie ...
À chaque mouvement
Survient la pensée
D'un monde désordonné
Le ciel reste sourd
Aux appels du soleil
Les nuages resserrent les rangs
Tous les rêves éparpillés
Sont des trous noirs
Où meurent tous les espoirs
Sous cette carapace bat
Un coeur noyé
Dans une mer de silence
Et me voilà à ce croisement de routes
Allez, va ! vers des mondes pluriels
Et laisse toujours s'exprimer tes doutes
Le monde disparu
Reste dans l'ombre
Je scrute en vain l'horizon
Derrière les murs,
De l'autre côté,
Des souffrances
Monique Maitte
samedi 23 mai 2009
C'est le besoin d'un abri,
Qui m'a entraîné ici,
La pluie est si violente,
Et j'ai faim.
Dans son visage fermé,
Ses yeux m'inspectent. "Si personne ne vous envoie, je ne peux rien pour vous"
Effectivement, je m'étais envoyé moi-même
Et je sens bien,
Que je ne suis personne pour vous.
Je m'avance dans les vagues,
Je marche précautionneusement,
Je veux vraiment gagner la terre ferme.
Mais contrairement à celle de la nature,
La tempête créée de main d'homme
Ne laisse aucune chance à l'homme.
Entre les lumières
Flotte l’ombre de la misère
maintenant que tu as laissé ça derrière toi
l'envie de rien était si confortable
ils vont arriver
toujours plus nombreux
les crevards
rue,
ma rue,
garde moi une place
et bien oui
elle reste l'ultime solution
la survie elle là,
ma sauvegarde
la rue
Rue, ne me quitte pas
Ce poème s’adosse à l’espoir
C'est pour le libre arbitre,
Le néant médiatique est partout,
N'a pas d'intérêt pour vous
Dont la conscience se trouve
Cachée derrière des oeillères
Jusqu'à mourir de compromis
Si je ne peux éviter ce spectacle
Rien ne m'empêche de le dénoncer
Je ne peux plus rien tirer de moi.
Je ne peux plus rien tirer de moi.
Car je ne sais plus rien.
Je ne veux, je ne sais pas,
De ce monde avilie et avide
Qui ne sait créer entre les hommes
Monde où tous les enfants
Ont les ailes déjà brûlées
Par une bande de sagouins puants
Plongée là ou tant ne peuvent refaire surface
Égarée entre des chemins où la mémoire s'efface
Lovée dans milles voiles, de profil et de face
Dans ce monde où tout est dérisoire je fais place
Il semble ne rien posséder d'autre
Que ces vêtements usés qu'il porte
Et cette voix éraillée et si forte
Qui emplie le tram d'hallucinations
Et balaye les regards fuyants
Et quand de toutes mes défaites
Je mourais certainement peut-être
Dans son poing fermé
L'indicible désolation
Qui n'ont plus rien à dire