vendredi 17 août 2012

L'enfant du squat et la vieille


L'enfant du squat et la vieille

Tony: Aujourd'hui on m'a dit que j'étais un migrant et que ça voulait dire que je n'étais pas d'ici. C'est vrai?
La vieille: Hum. En fait tous les enfants de ton âge sont mi-grand. C'est une évidence. Et puis tu grandiras, alors tu deviendras grand. 
Tony: Et pourquoi les gens ils veulent toujours dire que je suis d'ailleurs, je suis d'ici maintenant. 
La vieille: Tu sais Tony les gens sont bizarres pour moi. Ils veulent changer le monde et passe beaucoup de temps à pleurer parce qu'ils voudraient que rien ne change. 
Nous deux on est pareil. On est comme plein de gens mais tous ne le savent pas. On est des exilés Tony, toi, moi, ta mère, Freddy, JeanJean, tous. 
L'exil c'est quelque chose en nous, aucun rapport direct avec un pays dont on viendrait. Regarde moi. Je suis née dans le sud-ouest ; exil. J'ai vécue à Paris; exil. Je suis séparée, divorcée si tu préfères; c'est un exil et tant d'autres choses encore.  
On est des nomades, tous. Mais les gens ne le savent pas. 
Tony: On a qu'à leur dire et comme ça ils arrêteront de faire le mal. 
La vieille: Les gens ne vont jamais accepter cette idée…
Tony: Quelle idée?
La vieille: Que nous sommes tous des nomades, que nous sommes tous de partout.
Tony: C'est pour ça qu'on s'aime pour de vrai? 
La vieille: Oui. Parce que nous savons que tout ça pourrait être vrai. Nous savons que nous pourrions être l'autre. 
Tony: On est les plus riches du monde en vrai.


lundi 13 août 2012

si tu avais regardé


si tu avais regardé dans mon coeur ouvert 
tu aurais vu le squelette de l'amour 

dimanche 12 août 2012

à force

à force d'abandonner
on s'habitue aux armes 
aux verres qui se tourner
offrir votre reflet
à nos miroirs ternis
laisser filer l'ivre

Maitte
12 août 2012

Voilà

Voilà moi je ne vois rien ou presque, alors j'écris - j'écris car je parle une autre langue que la votre - j'écris car je n'ai pas votre imagination - j'écris car sous le blanc je cherche la couleur - j'écris est ma façon de vous tendre la main - j'écris car mon mental est à l'eau - j'écris pour vous dire le silence - j'écris c'est tout ce qui m'importe 

Maitte 
12 août 2012

J'ai dormi au pont

J'ai dormi au pont, les poings fermés, réveillé avec le jour par le chant des oiseaux et le boucan des bagnoles puantes.
"Volvic" est là un thermos de café à ses pieds, elle fume – comme si de rien n’était, comme si elle était chez moi, comme si c'était un matin ordinaire ; au point d’agir par habitude d’une vie d’hier encore vivace et bientôt recouverte par la plaie de l’abandon et de l’errance.

Le secret est sans doute là

Le secret est sans doute là - comment être plus “ailleurs” qu'en vivant sa vie entre ire-réalité, dissociation et virtuel - le présent s'épuise rapidement - moins percutant que l'instant - partager des étincelles avec des mots venus d'un avant qui est maintenant et contraint au futur - je vais remettre mon masque à fables

Chute libre


Casser détricoter la vaine attente - s'épuiser physiquement jusqu'à tomber - tomber comme une enclume une plume sur le bitume - en chute libre mais penser une fin - s'abandonner au possible choc - promesse de la réalité - mettre chaque coup en sagesse

bouquet final


Tragiquement, c'est vrai que moi non plus ça ne fait plus peur. Non pas que je sois inconsciente, ou fataliste ou encore irresponsable; mais le cahot se généralise; partout, pas une partie du monde n'est épargnée, c'est chaque jour, à chaque niveau; tout est devenu agression... j'attends le bouquet final...

à venir


à coeur serré 
des épreuves 
les grains de sable
des preuves

Les pensées décousues ne font pas l'écrit


Les pensées décousues

La rue est trop large pour que l'on s'effleure ; le vent affole la surface de l'eau.
Les nuits soulèvent des rêves qui débordent ; je rêve de tout et de son contraire.
Le point vert en une seconde s'éteint ; avec lui notre virtuelle connexion s'éclipse.
La journée active n'empêche qu'elle s'efface ; je m'échoue sur les plages du temps.
Les yeux sont attirés par cette image glacée ; rien n'accroche la page blanche.
La ligne est à franchir de part et d'autre ; revenir sur des mots d'années passées.
Le cri de l'ambulance perce le chant des oiseaux ; le froid de la vitre fige les pensées.

ne font pas l'écrit.

En ville


Ville
Un chauve mange une glace en regardant la vitrine d'un salon de coiffure - un jeune laveur de vitres siffle du Edith Piaf - mon nouveau stylo 4 couleurs a vraiment 4 couleurs, c'est une affaire - la roumaine me dit "tu te rends compte je dois emmener les enfants pour faire la manche sans l'école - à la caisse, moi une petite bouteille d'eau, devant moi le SDF une bouteille de 2L d'eau, ça boit un SDF c'est connu - sur mon répertoire j'ai noté son prénom ainsi, Gui, houx la la - je vous connais vous, me dit l'inconnu - plat du jour cuisine française chez le chinois - tiens Caroline, mince elle s'est faite renverser hier par une voiture, elle boite, elle est à plat - promenade intermède - tram pour 2 stations - tiens je vous connais vous me dit le sortant de prison - papotage - fin

mots rêvés


ma langue part
à l'assaut
pleuvent les mots 
sur les rives des rêves
à couvert

vendredi 10 août 2012

l'orage

Tous ces borbos rythmes dans le ciel noir ont réveillés les chats qui m'ont réveillé et voilà je suis cernée par les pets et rades et les éclairs.

jeudi 2 août 2012

j'ai beau serrer les poings, le temps file entre mes doigts

résistance


D'habitude, de cette vie je ne dis jamais rien. 
Je lâche quelques mots comme on ensemence 

Que reste t-il de nos idéaux? 
En terre avec nos pères 

à l'attaque, les petits prix, achetez en un le deuxième est gratuit, osez 
consommez, 

dans un pays qui se place derrière l'image développé

regression sociale
derrière les paillettes 
la grande misère
figés dans des vitrines 

l'inégalité a grandit 
la vague 

la social démocratie est loin derrière
les jours heureux écrits dans le sang 

l'intérêt particulier 
vivant dans l'intérêt collectif
noyé dans le profit

tout a été détricoté 
démantellement systématique de tous les acquis sociaux 
école, santé, logement, ...
la France a fait un immense bond en arrière

république de riches
république de la privatisation qui fiche en l'air tous les services publics

moulinette libérale
compétences, objectifs : l'individu est enregistré, fiché
contrôle social généralisé

34000 postes de fonctionnaires supprimés en 2010 affectant d'autant la qualité des services publics 
Entre 1500 et 3000 classes de primaire fermées en 2011
50 hôpitaux publics sont menacés 
60% des maternités ont été fermées

les médias caquettent sur le "déficit" et taisent la réserve que les 40 premières entreprises Françaises possèdent : 180 milliards d'euros 

180 milliards d'euros de réserve, c'est plus que la somme des produits intérieurs bruts de : l'Uruguay, le Paraguay, la Bolivie, l'Equateur, le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras et Cuba. 178,5 milliards d'euros.

Ces 40 premières entreprises ne savent pas quoi faire de cette réserve !

système d'installation de la misère sociale
attaque en règle du service public
c'est le néolibéralisme

3,5 millions de personne ne peuvent payer leur facture d'électricité et de gaz lorsque l'hiver arrive 
car l'argent doit rentré pour payer les dividendes des actionnaires privés 

8 millions de pauvres
des milliers et des milliers de sans abri
200 000 personnes qui n'ont strictement rien

un rapport de la Cour des Comptes estime que plus de 172 milliards d'euros échappent aux caisses de l'Etat, au titre des déductions fiscales offertes aux grandes entreprises et aux plus riches par le gouvernement de Nicolas Sarkozy.
En comparaison le déficit de la sécurité sociale était de 29 milliards d'euros en 2010.

et apparaissent les travailleurs pauvres : ils ont un emploi mais ne peuvent ni se loger, ni se soigner, ni manger à leur faim 

Voilà la France d'aujourd'hui, une classe dominante, très conquérante 
et un peuple de classes moyennes et populaires laminé, désespéré
une société cynique et d'une violence extrême dans les rapports sociaux 

la contradiction
la réalité continue de vivre et d'exister

l'europe est à l'agonie
on s'adapte ou on propose d'autres solutions ?

la presse ?
9 groupes de presse qui appartiennent à des banquiers, des industriels et des marchands d'armes … forcément ils n'ont pas les mêmes points de vue que le peuple !


lundi 30 juillet 2012

30 juillet. André Weckmann poète Alsacien vient de nous claquer la porte au nez, définitivement

dimanche 29 juillet 2012

Chez Jean

La maison de Jean est proche d'une étendue d'eau.
Chez lui, je suis la plus grande poète de tout l'étang.

samedi 28 juillet 2012

boire du noir

Je ne supporte pas l'idée que l'on puisse mettre un nuage de laid sur son café. 
Je continuerai à boire du noir.

mercredi 25 juillet 2012

Le temps passe

Le temps passe par maux et veilles 
Les mots ce matin sont à pourrir le pire 
Je les observe, me hurlant au loup 
D'éviter les vies rages de tous les dangers

mardi 24 juillet 2012

vacances

Les vacances. Chacun fait ce qu'il veut. Rester en pyjama toute la journée ou à poil, ne pas se doucher, manger que des gâteaux et du flan. Lire la poésie de Jean en râlant, parce que j'aurai du l'écrire, mais non, parce que comme ça, sans en changer une virgule, elle est trop belle. Se marrer en descendant le mur de Tom, en se disant il est barge, il est barge. Prendre le large avec les albums de Marie-Laure. Et chasser la sardine avec Hervé. 

Maitte
24 juillet 2012

lundi 23 juillet 2012

Copirates

Les mots de La Mô (Mo.Maitte), les dissections de Fatimaxx (Ftx), les aphorismes extravagants et maximes miniatures de Briacosaure Calvitis... Sachez croiser ! 

Chassés croisés à lire Entre Gens

parce que

parce que la peur nous transperce de toutes parts ;
parce que le vent sur nos peaux n'efface rien ;
parce que nos vies ne trouvent d'échos nulle part ;
parce que les regards entrevus s'éloignent ;
parce que notre fureur est tissée d'un silence lourd ; 
parce que nos douleurs se télescopent ; 
la voix de l'intime s'envole dans les songes et les vers

Mo.Maitte
23 juillet 2012

dimanche 22 juillet 2012

ballade sur votre mur

J'ai fait une ballade sur votre "mur" - je reviens de chez vous avec vos mots - j'ai à un moment fait le décompte des syllabes d'amour - il en va des vagues à l'âme et revient les lames de fond

samedi 21 juillet 2012

ça se pourrait

ça se pourrait 
de percer le silence de voix proches 
le temps que le vent vienne tout balayer

Mo.Maitte
21 juillet 2012

mercredi 18 juillet 2012

bistrot


Il est tard je vais au bistrot. Dans le bruit les notes dispersées le chaos permanent les rires les effleurements les coups d'oeil qui se cherchent et se fuient parée de mon invisibilité tu n'es plus là je ressors repars m'en vais et allumant une cigarette je me retrouve plongée dans une conversation secrète une échappée en solitaire d'où les barbares sont gommés. Ce monde va s'écrouler il s'écroule déjà un peu et s'écoule le temps. La voix de la fille saoule repasse, vous n'êtes pas gentille, mais ce monde n'est pas fait pour les gentils il faut plus, bien plus. Ces mots franchissent mes parois et se dissout. Nous vivons dans le mensonge de notre amour secret de la dictature de son attrait puissant de sa force illimitée, amour nourri d'ambitions bien rangées dans leur cadre. Je ne vais pas maintenant me vautrer dans l'idée que nous allons faire vivre les droits de l'homme avec des hommes. Je voudrais bien te plaire, ce mensonge là m'appartient. Je ne connais personne qui ait touché la ligne d'horizon.

au gré du temps


Nous irons au gré du temps, dis-tu, m'accrocher à ton gréement et me laisser emporter est une idée que je laisse dans ce silence qui souvent t'interroge. Si je te livrais toutes ces folies ce serait comme de libérer une mer agitée. Je ne suis hélas pas assez folle c'est pourquoi j'écris. Tu l'échappes belle, mais ne le mesures pas. Tu reprends la main, celle de la parole, pendant que mes mains semblent vouloir vivre leur propre songe sur du papier songé de piètre qualité. Tu m'énumères tes dernières journées qui laissent présager un même sort aux prochaines. Tu enchaînes les mots les phrases les paragraphes. Tu connais ton sujet, tu es un excellent orateur. Chacune de tes phrases commence par nous. Nous projet nous combat nous réunion nous, non je rêve, tu as osé le mot révolution. Est-ce correct de reprendre une bière?. Je me concentre sur cette idée. Le temps passe et avec lui gré et gréement. Un mot se détache, sacerdoce. Ça ne me sert pas à grand-chose, je ris et pouffe dans ma bière. Tu m'offres un sourire, tu es satisfait. Sans même te rendre compte tu me morcelles, tu me découpes, tu ignores des pans de moi. Je cherche un synonyme d'incongru. Je ne trouve rien, je t'offre un sourire. Nous avons un peu refait le monde. N'est-il pas temps de reprendre une bière?. Un jour il faudra que je t'avoue que je n'aime pas du tout ta coupe de cheveux. 

en brocéliande


Une tasse de café à moitié pleine et vide. Le jour ne va pas tarder à se lever. Musique du passage de la nuit au jour. Sortir de l'obscur à petits gestes. Peut-être que mon attente est vaine. Il n'est pas nécessaire d'ouvrir la fenêtre pour voir. Soudain une apparition. Le sommeil s'éloigne une nuit s'enfuit une ligne d'horizon. Nul n'a besoin de ne pas voir pour ne pas voir la forêt le ciel la rivière. La poésie te permet de voir sous les jupes des nuages. Une tasse de café vide. La première cigarette. La forêt de Brocéliande. Un chemin à prendre par son milieu. Tracer la route pas à pas. Écrire. 

lundi 16 juillet 2012

je comprends


Je comprends la profondeur de ton ennui à être là, guettant le moment ou je vais poser le crayon, où mes yeux verront à nouveau ton monde et son abondance ; c'est pourquoi je préfère être seule. 

Économe


Je ne me sens d'aucun lien et n'ai aucun atome crochu avec le passé. 
Il faut être seul pour goûter à la vie, pour s'en nourrir. 
Je préfère en toutes choses, l'économie. 
Celle des mots par dessus tout.

Le ghetto du poète


J'écris dans un langage rejeté, 
Ou le maquillage n'est pas de mise, 
Usant de mots puants de vérité.
J'écris dans un monde de solitude, 
Ou la vie est montrée avec ses ratées, 
M'éloignant toujours plus des hommes, 
Dont la fraternité est dispersée 
Dans une permanente falsification. 

samedi 14 juillet 2012

Et moi je m'en fous

Et moi je m'en fous

...
Et mentir effrontément 
Adopter les utopies, 
Se plier à la raison malade, 
Se vêtir de fades alibis, 
Acheter du rêve mort. 

Aller d'une rive à l'autre 
Pour choisir un camp, 
Bâtir des frontières, 
Ne pas sortir de soi-même, 
Se faire transparent.

Flirter avec les malentendus, 
Son âme bouclée au coffre, 
Que l'on déploie à l'occasion  
D'un bref désespoir de saison. 
N'être qu'une carcasse. 

L'été la révolte est en congé, 
La condition humaine méprisée, 
Et moi je m'en fous

14 juillet 2012

dimanche 1 juillet 2012

je m'efface

je m'efface
devant le jour qui se lève
je m'efface
devant l'étendue du vide

Et j'invente
Des chemins de traverse
Et j'invente
De nouveaux cheminements

J'écarte le réel un instant
Par ces basculements

il faut bien habiter quelque part la nuit et le jour

Mo.Maitte
01 juillet 2012

samedi 23 juin 2012

L'insurrection viendra t-elle ?

Nés de la peur de dire
Communiquer en folie 
Héritiers du vide 
Dès la naissance 
Soumis et soumises 
Laissant le monde tel qu'il est 
Le préférant ainsi 
Feindre le savoir
Et ignorer

L'insurrection viendra t-elle ?

Ne laisser percer une pointe de discorde
Qu'en des temps réglés et permis 
Des bribes, des élans, des fragments,
D'un futur naissant et déjà en ruines
Un avenir sans commencements
Un passé sans empreintes

L'insurrection viendra t-elle ?

Alors que le monde se sent ;
Être de partout
Et se retrouve nulle part
Via le miroir déformant, 
D'une perception virtuelle

Mo.Maitte
23 juin 2012

dimanche 17 juin 2012

mouvement


Et puis à un moment, la corrosion du désespoir cesse. 
Un mouvement de bien être vient t'effleurer. 
Et alors se déploie un océan de caresses. 
Il était temps que les pensées redeviennent légèreté.

Maitte
16 juin 2012

dimanche 10 juin 2012

déplacée

Tout doucement se retrouver  embourbée dans une lassitude agacée, voir se fabriquer des gâchis, des injustices. Se sentir déplacée, de n'être qu'un fil sans maille, une pierre sans montagne. 

Voguer dans des sentiments qui me brouillent l'âme, ne plus supporter la médiocrité mais surtout le silence qui la nourrie. Extraire de soi le renoncement qui germe.

Maitte
9 juin 2012


barbarie

au jour le jour le monde
est invivable
pour des millions d'hommes
et leur lente agonie
leur mort ne nous concernerait pas?
nous devrions rester là
à nous taire
à faire fleurir nos vers?

si la peur de la boucherie,
si la honte de la barbarie
ne vous fait pas bouger
c'est que vous êtes morts
vous aussi
en quelque sorte 
morts
morts nés
morts sans humanité
morts sans solidarité
morts sans espérances
morts sans regrets
morts de ne pas avoir fait le petit pas
qui nous sépare tous

et
nous ne serions que des passants
sur cette terre vide 
arriver au bout
de rien
avec au bout de chaque jour
un autre jour qui mourra lui aussi
en emportant son lot de crimes

Maitte
9 juin 2012

mardi 29 mai 2012

avancer

Repenser, revenir, 
Avancer à moitié 
S'écouter d'une oreille, 
Perdre le fil
Repenser, revenir, avancer

Maitte
28 mai 2012

vendredi 4 mai 2012

Dialogue - Actu FB

• Quoi encore ? Accouche au lieu de faire cette tête de veau !
• "Tu m'ignores. Je le vois bien que tu m'ignores. Tu fais comme si je n'étais pas là."
• Je vais être honnête avec toi ; c'est vrai … et c'est faux. Ce n'est pas toi que j'ignore ; mais tous ces mots qui sortent de ta bouche. Tu comprends mon bichon, mon choupitruc ? Parce que Toi, tu penses bien que je t'adore.
• "C'est bien vrai ? Tu m'adores ?"
• Absolument ! Maintenant, tais toi donc, profitons du silence. Va donc me chercher une bière tiens. 

Maitte - Actualité FB
3 mai 2012

mercredi 2 mai 2012

L'emmerdeuse - Actu FB

"Tu es toujours à côté de la pensée poétique"
Pourquoi dis-tu ça ?
"Je n'ai pas trouvé d'autres mots pour dire que tu m'emmerdes."
"Que se passe t-il, ai-je mérité cela, cette méchanceté?" 
 "C'est un constat, une sensation, un sentiment, une impression, … Avec toi, j'ai toujours l'impression que tu écoutes aux portes, même si ça s'appelle facebook et que tout y est public. Tu réduis tout à un trou de serrure ou à un trou du cul. "
"Tu es odieuse"
"Veux-tu un peu de Chantilly dans ton café, c'est divin?!"
"Tu es adorable. Il fait si beau. Je vais reprendre de ce délicieux gâteau."

Maitte - Actualité FB
1 mai 2012
Je vogue sur un mot qui ne sera jamais mis en poésie (30 avril)

mardi 10 avril 2012

des clics et des claques

de nos jours il y a des fils, des clics, des ondes 
pour nous rejoindre partout dans le monde 
et pourtant je reste seule dans mes songes

nos effleurements ne sont que vent léger, brise de nuits agitées et filaires
je reste lovée dans le gîte de mes mots qui filent sans que je puisse les retenir 

Mo.Maitte
9 avril 2012

dimanche 25 mars 2012

mon voilier Emmaüs

je regarde mon voilier posé sur une mer d'huile 
peut-être se demande t-il comment il est passé du capharnaüm d'Emmaüs à ce mur 
planté sur ce clou
il flotte dans le soleil 
je sais qu'il aimerait sortir un peu du cadre, sortir de ces bleus pastels 
il rêve d'un ciel flamboyant
il espère en une mer plus remuante

Maitte
24 mars 2012

Personne n'a envie d'avoir des idées noires


je vis au pied du mur 
dans le gris du monde 
je m'efforce d'entrevoir 
un miracle dans la vie

Maitte
24 mars 2012

Vides à l'envie


Pour s'élever, pour se redresser, le rêve est un possible, un peut-être ; une part de réalité.
J'observe, mon coeur en berne, le monde proche et l'autre, le lointain, derrière un écran froid.

Observer et s'observer.
Nos vies enroulées sur elles-mêmes ;
Ne plus donner, ni recevoir pour partager ;
Ne plus se laisser aller, mais se surprendre ;
Oser et s'oser.
Ne pas rester vides à l'envie ni au désir.

Maitte
24 mars 2012

mercredi 21 mars 2012

Taisons-nous tous !

Je propose une minute de silence
pour les millions d'enfants du monde qui meurent sous les coups, dans les guerres, de faim ;
pour les environs 200 femmes battues qui meurent chaque année ;
pour les environs 400 Morts de la rue ;
pour les morts d'AZF, de Fukushima ;
pour tous les suicidés du libéralisme ;
...
Je propose une minute de silence pour la solidarité nationale.
Taisons-nous tous !


le 20 mars 2012

mercredi 14 mars 2012

le miroir

Les douleurs disparues n'entraînent pas le soulagement.
Trop de peurs du vivant restent tapies dans mes ombres.
Le dilettante miroir ne reflète plus aucun contraste,
Seule subsiste une masse de dix formes grisâtres 
Je ne peux fixer mon regard parti je ne sais où
Et dans ma tête le bruit hurlement s'empare du vide
Rien ne résiste à la volonté qui s'éteint

Monique Maitte

Ici, Ailleurs, Partout ... Instant en instance



samedi 10 mars 2012

petites phrases

je porte parfois un masque à fables

moi même parle à moi m'aime parfois

sans tous les salauds de pauvres du monde, et leur envie de bouffer à leur faim, on s'en foutrait de cette poignée de salopards avides ...

dimanche 4 mars 2012

pré carré


Défendre son pré-carré.
En bafouant bêtement la solidarité,  
qui se noie dans des concepts ...

Maitte
3 mars 2012